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Les questions, les réponses...
Perso | Pré-THS | 24.01.2015 - 13 h 46 | 2 COMMENTAIRES
Bilan Sanguin.

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Mardi dernier, j’ai fait ma prise de sang afin d’avoir tous les documents nécessaires pour aller chez l’endocrinologue le jeudi 5 février.

 

Voici les graphiques.

(cliquez dessus pour agrandir)

GraphiqueEvolutionTom

 

Pour l’œstradiol, j’ai 31pg/mL, C’est le premier graphique. (Un.e AFAB* se situe entre 19 et 356 pg/mL )

Le bâton rose représente la fourchette d’œstradiol attendue chez un.e AMAB.*
À côté, c’est où je me situe.

 

Pour la testostérone, le bâton bleu représente la fourchette de testostérone attendue chez un.e AMAB. (Un.e AMAB se situe entre 2,5 et 8,4 ng/mL )
Et moi, cherchez bien, c’est très très bas. Je suis à 0,03 ng/mL

Voilà.

 

On verra la suite un mois après mon THS, quand je l’aurais.

 

 

 

* AMAB : Assigned Male At Birth (Assigné.e homme à la naissance)

AFAB : Assigned Female At Birth  (Assigné.e femme à la naissance)

 

Perso | Pré-THS | 21.01.2015 - 22 h 02 | 4 COMMENTAIRES
Quand Le Tunnel Sombre S’Éclaire.

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Un petit article court et simple pour montrer un « léger » changement (notez ici l’ironie).

 

Voici donc un Tom-Alex de 2010…

010 (2)

 

 

 

 

… De 2011

PuhUzecR

 

 

… Deux mois plus tard… Plus masculin, déjà…

 

060 (2)(Vive les PomPotes ;) )

 

… Pas de 2012 (Mauvaise Année ? Aucun souvenir…)

Donc 2013…

 

004

 

Puis 2014, deux mois après le Coming-Out

Défilé 19 Juillet 2014(On s’affirme, on s’affirme)

 

 

Et y a un mois et deux jours… Avant mon concert de Noël, retour du féminin…

 

Concert 20 décembre 2014

 

 

 

Et aujourd’hui, 21 janvier 2015, c’est le changement radical…

 

Prêt.e ?

 

 

 

 

 

Voici.

 

 

 

 

IMG_5405_web

 

 

 

L’intérêt de cet article ?
Que celleux qu’iels se disent qu’iels sont trop féminin/masculin, et qu’iels n’y arriveront jamais, comme je me le disais… Ne perdez pas espoir. Trouver les accessoires, les coupes de cheveux, les vêtements androgyne qui passent bien, demandez conseils, et ne SURTOUT ne vous laissez JAMAIS abattre par un découragement.
Je me suis relevé plus déterminé que jamais.
Je suis prêt.

Tout est là. Ils ne manquent que les parents et les hormones.

 

 

(Et plus de fringues de mecs)

 

 

Coming-Out | Perso | Pré-THS | 19.01.2015 - 00 h 41 | 0 COMMENTAIRES
Ma Lettre De Coming-Out Pour Mes Parents.

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Comme je l’ai expliqué dans l’article précédent, je souhaite faire un courrier que j’enverrais à mes parents.

Je la publierais plus tard, après qu’elle soit lue et après avoir eu une réponse de mes parents. (quelque chose qui me confirme qu’ils l’ont bien reçue, comme une agression téléphonique de la part de ma mère, ou je ne sais pas quoi d’autre…)

Donc dans cet article, je vous explique les grandes lignes du contenu de cette lettre en attendant la publication de celle-ci.

Je crois que mon passé dans une filière littéraire m’a grandement aidé.
En effet, j’ai fait cette lettre sous forme de dissertation.

Avec :

  • Une introduction parlant de mon comportement ces derniers mois, de mes souvenirs d’enfance, une première partie parlant moi de façon générale, une seconde partie parlant de Clara, une troisième partie parlant de Leelah et une conclusion.
  • La première partie, je fais part de mon ressenti, par rapport à mon corps, mon esprit, tout ça.
    C’est difficile, c’est une mise à nu. Mais j’assume. Il faut qu’ils comprennent.
  • La seconde partie, je parle de Clara, de son histoire. De ses parents qui l’ont acceptée mais qui n’ont pas eu le temps d’en profiter.
  • La troisième partie, je parle de Leelah, où j’explique les conséquences d’un transphobie familiale/parentale. La destruction qu’elle peut provoquer chez l’enfant, qu’il/elle soit enfant, adolescent ou adulte. Jusque là, j’ai tourné les phrases sans genres. De façon à ce qu’aucun adjectif ne puisse s’accorder.
  • En conclusion, je les rassure, et parle de moi au masculin, de ma sociabilité en tant que Tom ou Tom-Alex.

 

 

Je poste cet article au cas-où un.e jeune trans/homo/bi/NB, etc. ne saurait comment expliquer à ses parents ou proches.
Mes explications peuvent servir d’exemple, de chemin à suivre, ou je ne sais quoi.

Cette lettre, je l’enverrais le samedi 7 février 2015 après mon rendez-vous du 5 février chez l’endocrinologue, si et seulement si j’ai une ordonnance et mon THS.
Sinon, ça attendra ces conditions.

Le but de la manœuvre est d’envoyer cette lettre dans mon propre village un samedi soir (après la levée), ainsi, mes parents la recevront le lundi soir quand je serais reparti sur Dijon depuis la veille.
Le but étant qu’ils la reçoivent en mon absence.

Et la suite, on verra bien…

Coming-Out | Perso | Pré-THS | 19.01.2015 - 00 h 18 | 3 COMMENTAIRES
Une Semaine Pleine D’Émotion.

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Cette semaine, je l’ai vue passée à toute vitesse…

Pour commencer, mardi dernier, il y a eu ce tant attendu rendez-vous psychiatrique qui s’est terminé par une attestation en main.

Depuis, je me suis posé un peu car les examens étaient finis, alors je me suis dis qu’il serait temps de réfléchir à une façon d’annoncer tout cela à mes parents et à mon Harmonie.

Et mercrediDamia a téléphoné à quatre endocrinologues différents.

L’un ne donne pas de réponse.
L’autre me redirige sur l’équipe de Lyon.
Le troisième me redirige sur l’équipe de Paris.
Le quatrième ne prend pas en charge les personnes trans.

Déception, mais il reste encore un endocrinologue que nous a conseillé notre généraliste et d’autres que Damia a trouvé via internet.

Donc, jeudi soir, en y réfléchissant bien, j’ai trouvé qu’il était plus judicieux d’envoyer une lettre à mes parents. Un courrier.

Ainsi, je vois plusieurs avantages :

_ Je n’aurais pas à les affronter en face loin de mes repères
_ Un courrier, ça se lit, et du coup on peut dire tout ce qu’on a sur le cœur ans être interrompu.
_ On est sûr de ne rien oublier.
_ S’il y a conflit, il est possible de se trouver loin à ce moment-là.

J’ai donc commencé ma lettre. Difficilement. Mais un coup de main de Damia au démarrage et c’était lancé.

Entre temps, nous sommes déjà samedi, je suis rentré au foyer familial et le soir-même, il y a répétition à mon Harmonie, et…

Deux nouvelles excellentes.

En me réveillant, je lis mes messages privés sur Facebook et en voit un de Damia. Elle a une excellente nouvelle à m’annoncer.

Après les derniers échecs concernant la recherche d’endocrinologues, elle a fini par téléphoner à l’endocrinologue qui nous a été conseillé par notre généraliste.

J’ai mon rendez-vous le jeudi 5 février 2015 à 15h30. Et ce qui est encore plus chouette, c’est que c’est pas loin et juste après un cours qui se termine à 15h. J’aurais donc le temps d’y aller.

Pour la deuxième nouvelle du samedi, c’est que j’ai fait mon Coming-Out au sein de l’Harmonie dans laquelle je suis depuis environ sept ans. Et croyez-moi, c’est pas banal, ni facile.

J’avais envoyé un mail à la chef jeudi afin de lui parler de ma situation, et qu’il fallait que j’en parle aux musiciens.

Elle m’a dit que je le ferais quand je serais prêt.

En arrivant pour la répétition, quand j’ai vu la chef arriver dans la salle, je lui ai dit qu’il fallait que j’en parle soit ce soir, soit la semaine prochaine, parce que j’avais des nouveautés, que je verrais un endocrinologue début février.

Je lui ai littéralement sauté dessus. Elle me dit qu’il n’y a pas de problème, dès que je veux.

Je ne me sentais pas du tout prêt à le dire en début de répétition alors je me suis contenté de grogner contre moi-même et de stresser tout le long. (cela dit, je n’ai jamais aussi bien suivi et jouer des morceaux inconnus de toute ma vie.)

Bref. Il est 19h55, la répétition se termine, je stresse comme pas possible, la chef nous remercie et nous dit « Merci bonne soirée, à la semaine prochaine » Y a ma collègue qui sait tout depuis le début qui lève la main (j’étais tétanisé) pour dire que je souhaite parler à tout le monde.

Du coup la chef dit  » Taisez-vous, encore deux p’tites minutes s’il vous plaît ! » et m’invite à prendre sa place devant les autres.

Je me lance

Voilà, j’ai quelque chose à vous dire, ce n’est pas très évident, mais je me lance.

D’ici quelques mois, peut-être autour du mois de Mars, quelques changements vont s’opérer chez moi. Des changements physiques. Je fais un changement de genre. Je fais une transition.

Maintenant, ce que je demanderais, et je sais que ce n’est pas évident, c’est de me genrer au masculin. Les erreurs je comprendraient. Faîtes comme vous le pouvez. Et le plus important, maintenant, c’est le prénom. Je ne suis plus A*****. Je suis Tom-Alex. Que vous m’appeliez Tom, Tom-Alex ou Alex, c’est comme vous le sentez. Je sais et suis conscient que ce ne sera pas forcément évident les premiers temps, mais essayez, faîtes comme vous le pouvez.

Voilà, je vous remercie.

Et ils m’ont applaudi et félicité pour le courage de l’avoir dit. J’ai vu au cours de mon discours des acquiescements de la part de l’un dont j’avais peur qu’il accepte pas, et un clin d’œil de la part du nouveau avec qui ont se paye des barres et un sourire de la part de celui qui m’a aidé à m’intégrer dans l’harmonie, voilà ! Et l’un d’entre eux, à la fin, m’a demandé où je faisais tout ça, et m’a fait encore un clin d’œil d’encouragement et un pouce levé :)

Je suis heureux !

Je termine en disant que les seules personnes qui ne savent pas sont mes parents à l’heure actuelle.

En rentrant chez moi, le plus dur a été de faire comme s’il ne s’était rien passé alors que ça explosait de joie et de fierté en moi. Je suis allé manger, et j’ai continué et terminé ma lettre de Coming-Out adressée à mes parents.

Voilà pour cette semaine pleine de surprise.

Perso | Pré-THS | 14.01.2015 - 02 h 44 | 4 COMMENTAIRES
Le Premier Docteur.

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Aujourd’hui, à 17h30, j’ai vu le psychiatre avec qui on avait pris rendez-vous la semaine dernière.

J’ai bien stressé toute la journée, pendant mes trois derniers examens du semestre, et au final, je me suis retrouvé dans son bureau plus rapidement que je le ressentais.

Mes jambes tremblaient, je respirais très rapidement. Quelque chose au fond de moi voulait que ça ne marche pas. Qu’il me dise que non, je ne souffre pas de l’état de dysphorie de genre. Pour ne pas avoir à subir la suite. Les parents.

Damia m’accompagne, comme c’était prévu. Nous sommes devant le bâtiment. C’est assez bizarre il ne ressemble pas aux bâtiments typiques des psys ou docteur. Seule la plaque le signalait ici.

On sonne, il nous ouvre. On arrive dans la salle d’attente. Je suis tendu. Cinq minutes après, il arrive, on lui sert la main. C’est un homme assez âgé. J’ai peur qu’il soit pas aussi transfriendly qu’on me l’ait dit.

Nous rentrons dans son bureau. Deux fauteuils noirs très imposants sont placés devant son bureau.
Je me place à gauche, Damia  à droite.

Il s’installe.

Il me demande quel est l’objet de notre visite. Je bafouille un « C’est pour mes questionnements, même si je pense et suis sûr d’en avoir les réponses, sur ma dysphorie de genre. »

Il acquiesce.

Acceptera, acceptera pas ?

Durant tout l’entretien, il s’est montré bienveillant, attentionné, il a posé des questions assez précises pour certaines, il était ouvert et très agréable.

Ses questions ne ressemblaient en rien à celle de cet article

Il voulait savoir si j’étais sûr de ma démarche, si je voulais le faire ; il m’a demandé plus précisément si il était intéressant pour moi de devenir un homme.

(question très intéressante, n’est-ce pas?)

Je lui ai parlé de mon expérience avec le psychologue de la fac (lien), il a été surpris par les trois questions suivante qu’on m’avait posé concernant :

ma vie sexuelle (sa réaction « Mais quel est le rapport ? »),

mon orientation sexuelle (« Mais le rapport aussi, là-dedans ? »),

la sexualité de mes parents (*simple écarquillements des yeux, d’étonnement et désabusé*)

Il m’a précisé (et c’était la deuxième meilleure chose de la séance) que d’être trans n’était ni un délit, ni une maladie, ni un handicap, ni une honte. (je planais)

Finalement, l’entretien n’était pas aussi long et épuisant que Damia et moi le craignions, mais il s’est révélé être efficace puisque ça y est, j’ai enfin le Graal. L’attestation. Quand il m’a demandé « C’est donc une déclaration de ma part précisant que vous êtes dans un état de dysphorie de genre ? » j’ai bugué. Genre. On nage en plein délire là. (je sur-planais)

« Euh… Oui » *yeux écarquillés*

« Bon, je soussigné etc. dans une démarche de… je mets transsexualité, ça vous convient ? »

Je lui dit que je préfère le terme « transidentité » (Je planais, je sur-planais et je re-planais derrière)

Le seul point négatif était qu’il me genrait au féminin, mais Damia et moi ne lâchions rien avec le masculin quand ça me concernait.

Pour finir, il m’a demandé comment ça se passerait par rapport à ma famille.

Je lui répond qu’il y a un premier coming-out qui a été fait en mai et qu’il s’est très mal passé.

« Oui mais il leur faut du temps, aux parents, c’est normal »

Je lui réponds que ça fait huit mois, et que j’ai dû leur mentir afin de pouvoir retourner sur Dijon.

« Ah oui… Quand même. Tu es mineur ? *regarde son papier* Ah ben non pourtant »

Je lui précise que mes parents ont une forte influence sur moi et que c’est de plus en plus difficile.

Je lui raconte brièvement pour mes cauchemars, liés à mon futur coming-out.

Il me prescrit des anxiolytiques.

Bon maintenant, je pourrais dormir tranquille et être serein vis à vis de ma transidentité.

En effet, certain.e.s ne trouvent pas le besoin de voir un psychiatre (même si c’est obligatoire), en ce qui me concerne, j’avais besoin qu’un professionnel, quelqu’un de neutre, un docteur, valide cet état de dysphorie. Comme si je souhaitais une confirmation officielle de cet état.

Et bien voilà, je l’ai. Dans cette demie-feuille couleur blanc-cassé.

Ça ne résout pas mon problème de coming-out, mais ça avance dans mon tunnel, il y a un tout petit point lumineux au fond.

Perso | Pré-THS | 09.01.2015 - 21 h 37 | 1 COMMENTAIRES
La Pilule Du Bonheur Deuxième Édition.

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Dans cet article, je vous avais parlé de ma nouvelle pilule, censée m’arrêter les règles, sans avoir d’influence sur mon cycle.

 

Bon.

Je fais un petit compte rendu rapide. J’ai eu certains changements, au niveau du moral.

Déjà, je ne sais pas si c’est forcément lié à la prise de cette pilule, au changement de pilule ou mon état dysphorique qui ne fait qu’empirer ou bien tout ça à la fois, mais Damia ne me reconnaissait plus dans mes moments de dépression. Mutisme, mutilation violente, comme si je descendais de plus en plus bas à chaque fois.

Mes humeurs sont très variables, je peux passer du rire aux larmes assez rapidement. Quand je vais bien, ça va très bien, mais pas de juste milieu. Quand ça va mal, ça va vraiment très mal.

Et dernièrement, retour de mes règles, et pas qu’un peu. J’ai demandé à des collègues de mon groupe FB de FtM, certains me disent qu’il faut peut-être attendre un peu, ou peut-être que l’effet « arrêt des règles » ne fonctionnera pas sur moi.
Et la période de règles, c’est la plus dysphorique en ce qui me concerne. Donc dur.

 

Donc est-ce que ça va s’améliorer, changer, empirer…
On verra bien.

Je vous referez un petit compte rendu dans quelques mois si nécessaire.

Vivement les hormones, quand même.

 

Perso | Pré-THS | 09.01.2015 - 20 h 49 | 3 COMMENTAIRES
Un Nouvel Espoir.

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Visiblement, 2015 commence fort.

Peu de temps après avoir été à l’Adosphère, j’ai reçu un message des administrateurs de ce forum (je n’apprécie pas trop le terme « transsexuel » et ces dérivés, mais bon, ça reste un bon site pour FtMs) qui me dit avoir dans sa base de données un psychiatre transfriendly sur Dijon, et il me donne l’adresse et le numéro de téléphone.
Je note tout. Un peu étourdi par tout ce qui m’arrive ces derniers temps.

Hier, Damia a téléphoné à ce psychiatre (car j’ai la trouille phobique des appels téléphoniques) pour savoir quand il peut me recevoir et surtout s’il est un peu à jour sur le thème de la transidentité.

Il utilise le terme de « dysphorie de genre » et peut me recevoir mardi prochain. Le 13 janvier 2015. À 17h30.
Double combo.

Bien sûr, je m’apprête quand même à recevoir le genre de questions répertoriées dans cet article mais le docteur à l’air d’être un bon.

Je pleure bien sûr après l’appel.

Je vous dirais comment tout ça avance.

 

Maintenant, j’ai un gros problème.

 

Mes géniteurs. Si vous vous souvenez bien, il s’est passé ceci le 17 mai 2014 et non pas que je sois pas motivé et en meilleur forme après ces récents évènements, mais voilà. La trouille. Comment leur dire, comment appréhender leur réaction…

Damia me dit que si je commence les hormones et que je leur dit plus tard, ça donnera un poids à tout ce qui se passe.
Que le fait d’avoir un psychiatre et un endocrinologue de mon côté et qu’ils me délivrent l’attestation pour l’un et les hormones pour l’autre peut leur montrer quelque chose de concret et donc que c’est pas juste une idée en l’air.

Je reste perplexe et terrifié.

 

Je suis motivé et effrayé.

Je vais voir comment se passera cette séance, et on verra bien…

 

Perso | Pré-THS | 05.01.2015 - 22 h 00 | 6 COMMENTAIRES
Une Journée Pleine D’Espoir

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Aujourd’hui 5 janvier 2015, je peux enfin dire que ça va bouger.

Il est 12h50. Je veux pas me lever. Je suis au lit et ça me convient très bien. Damia insiste pour me bouger du lit mais non.
Je résiste.
Je regarde mes mails sur mon portable. 5 nouveaux mails. Un seul m’interpelle. Celui de Mme C******, mon assistante sociale.

Je lis.

 » Bonjour,

Je vous conseille d’aller rencontrer le Docteur M******* qui travaille à l’Adosphère. L’Adosphère se situe 19 rue Bannelier à Dijon ( tèl: 03 80 XX XX XX). Cette psychiatre m’a été vivement recommandé.

Tenez moi informer.

Cordialement,

Mme C******, Assistante Sociale  »

Je saute du lit, douche, petit déj’, et je supplie Damia qu’on y aille.

Avant, je suis allé faire quelque course pendant que la miss se préparait.

 

Il est 16h00, nous partons.

Quand nous arrivons à l’Adosphère, nous allons à l’accueil et je demande à la dame s’il est possible de prendre RDV avec cette dame.

Il fut d’abord voir un accueillant-écoute. Bon. Elle m’enregistre d’abord. Nom, prénom, date de naissance, études en cours et lieu d’habitation.

Elle va voir une collègue pour voir si c’est possible de nous recevoir. Sinon, c’est rendez-vous.

 

« Ma collègue peut vous recevoir dans cinq à dix minutes, vous avez du temps devant vous ? »

« BIEN SÛR QU’ON A DU TEMPS ! » (Je ne l’ai pas crié mais dans ma tête c’était presque ça !)

Donc on attend un peu. Puis un quart d’heure plus tard, une dame se présente à nous et nous accueille dans son bureau.

Elle se présente, elle est éducateur spécialisé, elle présente l’Adosphère, comment ça se passe et me demande de lui expliquer la raison de ma présence.

Je lui explique ma situation, comment je suis arrivé ici, quelles sont mes soucis et tout.

Et là… Elle utilise les termes de « changement de genre », « dysphorie de genre« , comprend que « soigner le syndrome de transsexualisme » c’est pas terrible, et elle dit que de jeunes trans sont déjà venu au local de l’Adosphère, qu’ils ont été redirigé sur Paris ou d’autres grandes villes et donc elle connaît un peu tout ça !

De même pour la docteure qui m’a été conseillée, elle connaît bien le sujet et peut m’aider/m’accompagner.

Du coup, le lundi 26 janvier 2015, j’ai rendez-vous avec la dame, et je vous en dirais plus à ce moment là.

Voilà. Ça avance enfin.

Donc, pour les jeunes LGBTIQA+ qui sont sur Dijon, si je peux vous conseiller un lieu safe d’écoute, en dehors de CIGaLes si les horaires ne vous correspondent pas, ou que l’association ne correspond pas à votre demande, je vous conseille l’Adosphère. Il y a une bonne équipe qui ne juge personne.

 

Coming-Out | Perso | Pré-THS | 02.01.2015 - 19 h 05 | 4 COMMENTAIRES
Nouveautés et Déceptions.

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Tout d’abord, je vous fait part à tous, lecteurs, lectrices de mes meilleurs vœux de bonheur. Je vous souhaite le meilleur et tout ce qui peut contribuer à votre bonheur.

Commençons.

Nous sommes le 2 janvier au moment où j’écris cet article.

Et il y a quelques changements.

Tout d’abord, mon projet de Coming-Out tombe à l’eau.

Notre ami commun à Damia et moi nous lâche pour une raison peu glorieuse. Il souhaite ne plus s’occuper de personne et ne penser qu’à lui.

Certes. C’est son droit.

Mais qu’il ne me fasse pas croire à tort en quelque chose qui me motive à me lever chaque matin.

Donc, mon projet de Coming-Out tombant à l’eau, il va falloir que je fasse tout cela autrement.

Et je ne sais pas comment. Et tout cela me désespère.

M’angoisse.

M’attriste.

Mes études, je les ai complètement laissées tomber. Je sais que je n’y arriverais pas.
Ce ne sont pas les études que j’avais espérées.

Je n’ai plus rien.

Je suis démuni de tout.

Ma sensibilité, mes émotions, mes envies, mes motivations sont neutres.

Cette année, je n’ai plus de motivation intellectuelle.

Cette année, je n’ai plus de famille.

Cette année, je n’ai plus d’espoir.

Cette année, je n’ai plus que Damia.

Perso | Pré-THS | 08.12.2014 - 15 h 00 | 0 COMMENTAIRES
La Pilule Du Bonheur

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Aujourd’hui, je suis allé chez le médecin généraliste de Damia, avec Damia, pour l’accompagner dans son renouvellement d’ordonnance.

J’en ai profité pour lui demander si c’était possible de changer de pilule, car en ce moment, ça fait cinq semaines que je suis sous pilule mini-dosée (c’est à dire des plaquettes de 21 pilules, qui doivent s’enchaîner d’un arrêt de sept jours, pour laisser place aux règles.) et j’ai mes règles. Je ne comprenais pas, car j’enchaînais les plaquettes dans le but de stopper les règles.

La généraliste m’a donc expliqué que la présence d’œstrogènes provoquent un épaississement de l’endomètre et donc au bout d’un certains temps y a les saignements. Inévitable.

Maintenant, je passe à une micro-dosée, qui n’a donc pas d’œstrogènes, seulement de la progestérone.
Et je n’aurais donc plus mes règles.

Ce n’est pas grand chose mais c’est un petit bonheur, une libération.

Je vous tiendrais au courant des effets de changement de pilule, les effets secondaires (on m’a parlé de prise de poids et de grosse fringale) et tout prochainement.

 

Il s’agit de microval.