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Les questions, les réponses...
Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS – 12ème Mois | 19.02.2016 - 19 h 03 | 1 COMMENTAIRES
Un an de THS, ça donne quoi ?

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(Je vais en parler de façon binaire homme/femme, masculin/féminin, pour mieux expliquer mon ressentis, mais il va de soi que mon (absence de) genre est toujours agenre à ce jour)

Aujourd’hui, nous sommes le 15 février 2016. Il y a un an et dix jours, je commençais mon hormonothérapie.
Et ça fait 3 mois et 12 jours que j’ai un torse plat.

Souvenirs :

Quand j’ai reçu mon attestation psychiatrique ici
Quand j’ai reçu mes ordonnances ici et ici
Quand j’ai eu ma mammectomie (avant l’opération, jour-j et post-op, convalescence)

 

Cette année a eu des périodes que je trouvais lentes.
Je voyais que mon apparence changer à peine, très lentement, et surtout, les premiers changements étaient les plus désagréable pour moi (boutons, odeurs fortes, muscles, etc.)
Puis vers août, à 6 mois de THS, je voyais qu’on s’adressait à moi de plus en plus au masculin. Je commençais à paraître plus masculin.
À partir de ce moment-là, j’ai compris que j’ai bénéficié de deux périodes de changements.

La première, du début jusqu’à six mois. Il s’agit d’effacer toute trace d’assignation féminine. Violent, bagarreur.
La seconde, à partir de 6 mois, c’est le moulage de mon genre, de mon apparence. Calme, doux.

Je constate donc au second semestre de cette année sous testostérone, que les changements sont plus lents. Les hanches s’effacent lentement, mais sûrement. C’est ce que j’attendais le plus.
Je tente de me construire au masculin, sans y faire plus attention.

Les changements sont plus lents une fois que le plus gros est fait, car il s’agit juste de continuer le travail, en gros. Actuellement, c’est la pilosité faciale qui évolue le plus, les hanches, la répartitions des graisses. Ça reste très lent. C’est presque pas visible d’un mois sur l’autre.

Au niveau de la socialisation, c’est compliqué, je ne sors jamais de l’appartement, mais j’avoue que j’ai moins de regard, de remarques et moins peur aussi.
J’ai toujours ce réflexe de me méfier, le soir, quand il y a une personne que je perçois masculine, mais moins qu’avant car il me faut un temps de réflexion « je ne risque plus rien, j’ai une apparence un peu plus masculine »

Quand je sors pour l’administratif, et donc confronté à des gens qui se basent sur mon apparence, je suis Tom-Alex, je suis un homme, ça ne va généralement pas plus loin que ça.

D’ailleurs, petite expérience (involontaire, comme toujours) à la CAF.

On voulait un renseignement, j’ai dû me connecter sur l’ordinateur là-bas, devant la dame, et bien que mon prénom de naissance apparaissait clairement, avec la civilité Madame ou Mademoiselle, je ne sais plus, la conseillère n’a pas bronché, n’a pas pris en compte et je suis resté Monsieur pendant le reste du court entretien. Et pourtant elle a bien vu les données.
Donc, si lors des entretiens administratifs je suis Monsieur malgré les papiers Madame, je pense que ça passe crème ailleurs.

Psychologiquement, je cherche maintenant à conformer mon corps selon mes attentes personnelles et individuelles. Donc j’ai encore du travail pour être bien dans ma tête, puisque ça passe par mon corps. Mais ça n’a aucun rapport avec les hormones.
Aussi, le dosage me va bien, ça me suffit, et la fréquence de prise également.
J’avoue avoir la trouille avant chaque prise car douloureux et embêtant, mais j’essaie de prendre sur moi.

 

Après, si je puis me permettre de donner quelques conseils :

– Si il y a parmi vous des personnes assignées filles, si vous vous demandez si vous devez ou pas prendre des hormones sachez ceci : (valable pour des assigné.e.s garçon qui se demandent pour le THS trans féminin)

– Ne le faites pas pour le regard de l’autre, mais pour votre bien-être intime, personnel, qui ne regarde que vous. La transition, c’est comme un magasin. Tu as le rayon hormones, opérations, vêtements, activités, coiffures, etc. Tu mets dans ton panier ce que tu veux, quand tu veux, comme tu veux. Tu n’es pas obligé.e de passer par un rayon que tu n’as pas envie de voir.

– Les hormones, c’est à vie. Et je ne parle pas de la prise d’hormones. Je parle des effets. Certains sont irréversibles. Et après une hystérectomie / une vaginoplastie, c’est encore plus dangereux d’arrêter.

– Si tu penses que ton apparence actuelle te correspond, ne cherche pas à accéder à quelque chose qui ne t’ira pas dans l’unique but d’être validé. Les hormones, opérations et CEC ne vont pas faire de toi plus un homme/une femme/un.e NB que tu ne l’es déjà.

– Il faut savoir qu’une transition médicale, ça implique des sacrifices et des bénéfices.
Essaie d’imaginer si tu peux une balance (comme celle de la justice, par exemple)
Sur un plateau, tu mets tous les sacrifices que ça impliquerait, et sur l’autre plateau, les bénéfices.
Si pour toi sacrifier de l’argent et du temps est moins coûteux que le bien-être que ça va te procurer, alors le bénéfice est supérieur aux sacrifices.
C’est cette métaphore qui a aidé des connaissances à vraiment réfléchir à ce qu’iels voulaient. Une sort de liste « pour et contre »

– Si tu sens que tu vas avoir des difficultés seul.e et que ton entourage cis ne peut pas t’aider, essaie de voir si il y a des personnes dans le coin ou la région près de chez toi qui ont commencé ou veulent commencer une transition.
J’ai été guidé par Damia de A à Z et, à mes 6 mois de traitements, j’ai chopé un ami par la peau du cou lorsque j’ai eu un RDV chez l’endoc’ et on a pu l’avoir ensemble, moi pour continuer, et lui pour commencer. (C’est qu’un exemple)

– Dernière chose :
Si tu doutes de toi en te disant « je suis trop féminin/masculin pour ressembler à un garçon/une fille/androgyne/autres apparences » dis-toi que certaines personnes trans sont parties de très loin

Voici une photo un an avant mon THS et une autre à THS + 8 mois environ

 

T-Alex 2K15 (10)

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Et mon torse, 3 mois et 12 jours post-op (cliquez dessus pour agrandir)

 

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Perso | THS - 7ème à 12ème mois | 03.12.2015 - 15 h 40 | 6 COMMENTAIRES
Journal De Bord d’Un FtM Post-Op.

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Dans cet article, il est question de montrer un peu l’évolution concernant la mammectomie dont j’ai pu bénéficier, sous ces trois points :

– Physique : Comment je m’en sors peu à peu dans mon indépendance, quels gestes je peux faire ou pas encore en fonction du temps post-op.

– Psychologique : Comment je vis cette nouveauté au quotidien.

– Médical : Comment les cicatrices évoluent, la douleur, et les soins infirmiers (délivrés à partir de J +5 à domicile par deux infirmiers (un BEAU-GOSSE et une dame très SPEED)

****

Il y a un un paragraphe consacré aux questions que l’on m’a posé à la fin du compte rendu, avant les photos.

****

Points importants :

– Les évolutions que je décrirais sont individuelles. Cela donne une idée du temps de ré-adaptation/récupération du quotidien, mais cela peut varier d’une personne à une autre.

– Des photos seront en toute fin de l’article, réduites car pouvant heurter la sensibilité de certain.e.s. Il suffit de cliquer sur la photo pour avoir un aperçu format original.
Il s’agit de photos de mon torse en train de cicatriser, j’insiste sur le fait de ne pas se forcer à regarder.

– Il est toujours possible de poser des questions ici (en commentaire ou message privé), anonyme ou non (précisez). Je mettrais à jour l’article si besoin.

– Parfois, certains points me semblent évident, mais ne le sont pas forcément pour vous. Il suffit de me le dire, en me précisant ce que vous souhaiteriez savoir.

– J’encourage les personnes qui entament une transition hormonale et-ou chirurgicale (Mt* ou Ft*) à essayer de décrire ou raconter précisément le séjour et les ressentis au jour le jour. En effet, un ami FtM m’avait donné quelques conseils pour le pré-opératoire et le post-opératoire, cela dit, je suis inquiet de nature et j’aurais apprécié trouver un site ou quelqu’un qui me raconte le séjour, l’opération et les semaines post-op avec plus de détails.

– Ce qui serait idéal, ce serait de m’aider à compléter l’article. Je cherche donc une autre personne ayant bénéficié d’une mastectomie totale par le Dr Coustal, (double incision). Idéalement j’aimerais obtenir des témoignages très complets sur les résultats d’autres chirurgiens, et la péri-aréolaire du Dr Coustal. 2 pour chaque types de chirurgies et chaque chirurgiens (pour avoir plus de diversités dans les ressentis)

****

Je me suis fait opéré le mardi 3 novembre 2015 par le Dr Coustal à Montauban.

La description de mon séjour se trouve dans ces deux articles :

Partie 1 : pré-opératoire

Partie 2 : Jour-J et post-opératoire

****

 

Mardi 3 Novembre, Jour – 0 : (l’opération s’est déroulée vers 14h, et je suis rentré dans ma chambre à 18h, les impressions décrites ci-dessous sont donc pour la seule soirée et nuit du 3 Novembre)

Physique : Je ne peux quasi pas bouger les bras sans que ça tire. Ce n’est pas de la douleur, mais plutôt un inconfort. (Je suis sous anti-douleur). Pour prendre mon portable ou mon ordinateur, on est obligé de me le poser en face. Je ne peux pas m’accouder sur la table quand je mange ou tape à l’ordinateur. Pour dormir, je découvre une nouvelle position, dormir sur le dos. J’ai très peu dormi.

Médical : C’est tout récent, il n’y a rien à préciser de spécial. Je n’ai aucune douleur car sous anti-douleur via perfusion. La glace aide beaucoup aussi.

Psychologique : Je ne réalise pas du tout. Je vois que c’est plat, mais j’ai le boléro qui compresse le torse. Les œdèmes au niveau des pectoraux n’étaient pas là pour me rassurer.

 

(suite…)

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS - 9ème mois | 05.11.2015 - 12 h 27 | 4 COMMENTAIRES
Mettre Les Choses À Plat. (Partie 2)

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Jour-J !

Malgré la prise du médicament à 21h, je me suis endormi vers 23h et réveillé à 4h.

J’ai sûrement somnolé car l’infirmière est arrivée à 7h30 sans que le temps m’eût parut long.

Elle prend ma tension, température aux oreilles, et cherche une veine dans mon bras droit.

Finalement elle piquera pas, ayant trop de difficulté à piquer.

Elle dit que je peux prendre ma douche, et pose un gobelet sur ma table mobile et me dit que je le prendrais quand le brancardier viendra.

Je lui demande s’il est possible de me laver les dents, car le matin, à jeun, c’est limite.

Mon opération est prévue entre 12h et 14h.

8h00, je me lave les dents, prends ma douche désinfectante et m’habille avec la blouse d’opération et le slip fait pour.

Et j’attends qu’on me mette le cathéter.

10h environ, on me pose le cathéter, ça fait mal, on me le pose sur la main, car rien de possible ailleurs.

Suite, l’infirmière me donne un médicament à boire pour quand le brancardier viendra et me dit de ne pas oublier la oublier la blouse.

Vers 13h35, après une longue attente, je suis amené au bloc opératoire.

Les infirmière qui se sont occupées de moi m’expliquaient bien ce qu’il allait se passer

Je suis rassuré, et moins stressé.

On m’injecte le produit pour m’endormir, je trouve marrant la sensation, et je m’endors.

Je rêve un peu durant le sommeil artificiel, et je lutte pour me réveiller, c’est difficile, mais j’y parviens en disant des choses qui n’ont ni queue ni tête et faisant du chantage à l’infirmier (oui, je ne lui dis pas si j’ai mal, s’il me dit pas que je suis plat)

À 16h45 je suis donc réveillé, à 18h je retourne dans ma chambre.

Ce fût long car il n’y avait qu’un seul médecin en salle de réveil pour 5 ou 6 patients.

Du coup, je lui posais mes questions quand il venait s’occuper de moi.

Il m’a mis des anti-douleurs, j’avais mal à 3/10 en me réveillant, et il a attendu un quart d’heure pour voir si ça passait ou non, et je lui ai dit que c’était toujours à 3/10, pas plus.

Je raconte tout cela de mémoire pour le jour-j, car j’avais trop peu de mobilité, et écrire n’était pas confortable, et un peu douloureux.

Je ne peux que manger 2h après mon retour en chambre, et je ne peux pas me lever seul la première fois, ni avant le repas.

Un infirmière m’apporte donc une bassine pour uriner.

On me donne de la glace, pour mettre sur le torse, ça soulage, je suis surpris que ça soulage autant.

On me la change toutes les trois heures, mais il faut pas hésiter à appeler si jamais j’en re-veux ou si ça se réchauffe trop vite.

20h40 je mange enfin, et à peine fini, je veux aller aux toilettes, j’appelle donc l’infirmière de garde qui me dit d’y aller doucement.

Je m’assois, ça tire un peu, mais c’est normal car la première fois que je me lève depuis l’opération.

Je me mets debout, accompagné du porte perfusion, et je vais aux WC.

Plus tard, je pourrais retourner au WC seulement avec Damia, car il y a un appareil à débrancher et rebrancher.

Je m’endors rapidement et je me réveillerais environ toutes les trois heures, c’est-à-dire quand vient l’infirmière de garde pour savoir si tout va bien.

Je lui dis que la glace m’encombre et que je souhaite en avoir que pour le réveil officiel, vers 6h30,

J+1

7h30.

J’avoue qu’il n’est pas évident de dormir, je n’ai qu’une seule position, sur le dos, alors je varie comme je peux avec les jambes.

Le lendemain matin, l’infirmière prend ma tension, la température, et me donne la glace.

Elle me demande pour la douleur, je suis à 2/10, j’arrive très bien à situer ma douleur, ce qui est très pratique pour le personnel médical, savoir exactement où je me situe.

Je demande s’il est possible de me retirer le cathéter, qui est gênant, elle ne sait as encore.

On verra bien.

Elle me demande s’il y a besoin d’aide pour la toilette. Je dis que je préfère que ça soit Damia qui me la fasse, et pour le gilet, elle me dit « Pour l’enlever, asseyez-vous car ça peut libérer de la tension d’un coup et donner des vertiges » Je lui dis que je ne suis pas prêt encore pour ça, elle me répond qu’il n’y a pas de problème, que demain, elle sera obligé de changer les pansements, donc j’ai encore 24h pour anticiper.

Toute la journée, je dormirais encore, car l’anesthésie nous laisse dans le brouillard assez longtemps après l’opération.

À 13h environ, le chirurgien arrive comme une tempête dans ma chambre, je dormais, il vérifie, tout va bien !

Je suis son troisième patient à ne pas avoir de drain, je ne sais pas trop pourquoi cette méthode et pas une autre, mais c’est sûrement trop technique.

Il dit que je peux sortir vendredi, mais n’ayant pas de moyen de transport avant samedi, nous le lui précisons : pas de problème !

Vers 15h, son épouse passe me voir, pour s’assurer que tout va bien, nous donne quelques consignes rassurantes et repart presque immédiatement.

Je note que j’ai plus de mobilité que la veille, et je peux me laver les mains sans avoir trop de difficulté.

Nous ne sommes que mercredi, et j’ai une petite appréhension pour le retour en voiture (avec les secousses).

Nous verrons bien.

16h, une armée d’infirmier.ères arrive, Mes anti-douleur sont terminés, et je le comprends car la machine avertis que c’est terminé avec une alarme, et une douleur là où est posé le cathéter. J’en conclue donc que au torse tout va bien.

On m’enlève le cathéter, on me prend la température et la tension et on me donne de la glace.

Tout ça en même temps !

Me voici devenu sans-fil, libre.

Je suis plus libre de mes mouvements, je n’ai pas mal au torse, tout va bien.

Rien à signaler jusqu’à cette nuit, où j’ai vraiment eu du mal à dormir.

Dafalgant et un autre médicament n’auront pas beaucoup d’effet.

J+2

Il faut que je bouge plus me dit-on, alors Damia me fait ma toilette et je marche un peu dans la chambre en attendant le chirurgien pour le changement de pansement.

Il arrive, je m’installe sur le lit.

Il enlève le boléro et le pansement. Je suis assez surpris de n’avoir mal qu’au milieu, entre les seins.
(oui, c’est toujours des seins que j’ai, même si c’est plat)

Le dessus des seins sont gonflés, ça fait encore des œdèmes, la cicatrices est plongée dans la chair.
Bref, je ne me suis pas attardé dessus. Le chirurgien ne m’oblige pas à regarder.
Il est satisfait, il nous explique un peu tout ce qu’il a fait, quelle cicatrice représente quoi, etc.

Ensuite, il nous dit de patienter, que quelqu’un va venir refaire un pansement neuf.

Nous attendons bien 10 minutes, je ne me sens pas bien avec les cicatrices ainsi, à l’air libre.

L’infirmier arrive, nettoie les plaies avec une douceur à peine croyable et remet un pansement neuf.

Il me ré-agrafe le boléro et je prend un peu de temps pour me remettre de tout ça.

Damia m’a ensuite lavé les cheveux et aidé à mettre un short.
Je ne peux pas mettre de T-shirt, alors je mettrais une veste.

Je pourrais me balader dehors s’il fait beau demain.

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS - 9ème mois | 04.11.2015 - 17 h 33 | 0 COMMENTAIRES
Mettre Les Choses À Plat. (Partie 1)

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Pré-op :

Me voici actuellement à Montauban, accompagné de Damia, dans ma chambre de la clinique du Dr C. qui m’opérera demain.

Cette article est écrit au fur et à mesure des évènements. Certains faits évoluent, donc.

Je vais vous décrire mon séjour de façon à ce que les personnes qui subiront une mastectomie totale aient connaissance de ce qu’il se passera. (Cela peut varier d’un.e clinique/chirurgien.ne à un.e autre)

Nous avions rendez-vous pour l’anesthésiste le vendredi 30 octobre à 14h10, il faut le voir au plus proche de l’opération 3 jours avant celle-ci, au plus tard, un mois.

Me faisant opérer le 3 novembre, et habitant encore loin, j’ai choisi de rapprocher le plus possible le rendez-vous, pour ne pas avoir des frais de transport trop important.

L’anesthésiste qui s’occupera de me mettre dans les vapes est âgé, mais agréable, respecte mon identité.

Dans son bureau, il pose les questions habituelles d’un anesthésiste, autrement dit mes éventuels allergies, opérations passées, etc.

(Je lui ai parlé d’une petite inquiétude au niveau du cœur, il a fait un papier pour le cardiologue, et en fait j’ai rien, donc juste ouf)

Ensuite, nous sommes rentrés à l’hôtel. Et avons passé un week-end au calme.

Lundi, nous quittons l’hôtel à midi, et nous partons pour la clinique immédiatement.
Il est prévu que j’entre à 16h30, mais nous demandons à l’accueil, la chambre n’est pas prête.
Nous attendons sur des fauteuils forts confortables.

15h30, un infirmier vient nous chercher, nous présente notre chambre.
Je suis en chambre seule, c’est très spacieux.

Il y a mon lit, une table de chevet, un grand bureau et son siège, un fauteuil une table qui passe au dessus de ton lit (j’adore ces tables, il m’en faut chez moi).

Nous avons à disposition une salle de bain spacieuse quand même et une penderie pratique (mais pas suffisante pour toutes les robes de Damia)

L’infirmier nous laisse nous installer un moment en prévenant qu’il revient pour me raser la poitrine, et revient avec un lit pour Damia.

Repart et revient immédiatement après avec une petite tondeuse pour le rasage.

Il me rasera tout au-dessus du nombril (c’est-à-dire beaucoup), le torse, les seins, les aisselles et les bras (pas les avant-bras).

Pendant le rasage il remarque que je me gratte entre les seins et dessous chacun d’eux, j’ai de l’eczéma, ça fait deux mois que j’en avais sans savoir ce que c’était…

Il revient après me mettre une sorte de talc exprès pour soigner cela.

Et s’en va.

Donc, rasé, poudré, j’attends le chirurgien pour les marquages.

Un autre infirmier arrive, me demande si je suis bien [Nom, prénom légal] afin de vérifier quand même administrativement.

Voyant ma tête fort peu ravi il me dit, gêné « Enfin… Pour le moment »

Je précise que sur les listes, je suis Monsieur [Nom de famille, prénom légal] afin d’être genré correctement. À l’oral, je suis « Monsieur » et « il », d’où mon indifférence pour le détail administratif.

Il me fais signer quelques papiers, me demande le dossier de consentement du chirurgien, enfin, surtout de la paperasse, c’est pas long, c’est pas contraignant

Ensuite, il me raconte un peu, il dit qu’il saura vers 19h les plannings, donc l’heure à laquelle je serais opéré.

Donc je ne serait peut-être pas opéré l’après-midi comme prévu, mais le matin ? Je ne sais pas.

18h15, on m’apporte mon plateau repas, c’est pas trop mauvais, mais j’ai été vite calé (le stress?)

À 19h, un anesthésiste de garde vient vérifier si tout va bien, s’il y a des traitements en cours depuis le dernier rendez-vous. Il est resté une minute à tout casser.

À 19h30, le Dr C. nous attend à son cabinet, un.e patient.e et moi.

La jeune personne passe avant moi, et, lorsque c’est à mon tour, j’enlève ma veste et mon T-shirt (oui, j’avais une veste alors qu’il fait 25°C dans l’établissement, mais que voulez-vous, je complexe dur)

Il m’a fait les marquages, là où il y aura les téton, la taille des tétons, quelle partie va partir (bye bye!) etc.

Je serais opéré en début d’après-midi.

Je suis revenu, j’ai pris ma douche à la Bétadine, et hop, au lit.

Un infirmier est venu donner des draps à Damia pour son lit.

Il m’a dit que si je voulais un détendeur (médicament pour me détendre) il suffisait de demander, et que je ne devais plus rien consommer à partir de minuit.

Une infirmière de garde arrive à 20h40, elle propose un médicament pour m’aider à dormir, et me dit ce qu’il se passera demain.

On me posera un cathéter au bras, je vais devoir prendre ma seconde douche à la Bétadine et enfiler la tenue de combat.

 

Suite au prochain article.

Perso | THS - 7ème Mois | 24.09.2015 - 16 h 18 | 0 COMMENTAIRES
Au Sein De Bergerac

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De retour sur internet, me voici avec des nouveautés !

Le 12 Septembre, à 6h, nous avons quitté la Bourgogne pour rejoindre la Dordogne (Voyez la rime)
Après un long périple de sept heures, pauses non-comprises, nous arrivons à Bergerac à 15h environ.
Les parents de Damia nous accueillent, nous visitons l’appartement, il est spacieux.
Avec cuisine, salon, chambre et salle de bain séparées, et non tout dans la même pièce.
Nous déchargeons la remorque et la voiture, et c’est parti pour une partie du rangement ! (que nous terminerons le lendemain)

Ce qui est plus impressionnant, c’est que la taille de notre chambre + salle de bains fait la taille de notre ancien appartement.
Maintenant, nous avons un 38m² (avant, un 12m²) Le plafond haut, les pièces bien distinctes, un balcon et des fenêtre pour aérer et éclairer notre chez nous.
Nous avons tellement peu de choses que ça résonne encore dans l’appartement, mais nous remplirons cela au fur et à mesure.
Comme j’ai pu libérer l’espace qui m’entoure, je me suis mis à ma passion : la cuisine.
Je passe jusqu’à 7h à cuisiner par jour pour Damia et moi, c’est vraiment un bonheur.

Je ne posterais pas de photos de l’appartement sur le blog car les personnes les plus proches les ont déjà vues, et c’est suffisant pour moi.

Nouvelle toute fraîches d’hier : j’ai vu le Dr Coustal qui m’opèrera (mastectommie).
Je serais pris en charge le 2 novembre et opéré le 3 novembre !
Me voilà bien chanceux d’être opéré à 9 mois de THS et par un chirurgien qui a une bonne réputation et me respecte.
De plus, je porterais mon boléro post-opératoire en novembre, où les températures ne sont pas étouffantes, ce sera que mieux !

Je mettrais mon binder en vente après cela, afin de faire profiter un.e ami.e

Je reste à disposition pour des renseignements par rapport à Dijon, autrement dit lieu d’écoute pour le ado – jeunes adultes jusqu’à 25 ans, associations, professionnels de santé safe, etc. Il suffit pour cela de me demander par commentaire (en précisant si oui ou non je publie).

Je vous tiens au courant pour la suite :)

Perso | THS - 1er à 6ème Mois | THS - 6ème Mois | THS - 7ème Mois | 13.08.2015 - 14 h 01 | 4 COMMENTAIRES
Une Demie Année De THS Terminée.

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Aujourd’hui, le 13 Août 2015, c’est sept mois tout rond après l’obtention de mon attestation.
Aujourd’hui 13 Août, c’est aussi 6 mois et une semaine de THS bouclé.

Le bilan ?

Je commence à y voir plus clair, et surtout je vois enfin ce que j’ai de mon ancienne expression de genre disparaître.
Pour les changements qui ont continué après le dernier bilan, voici les nouveautés.
Le visage a bien changé, il est plus carré, les pommettes ont disparu, et mon visage est perçu plus facilement comme masculin.
J’ai eu pas mal d’acné, surtout situé au niveau de la barbe, les épaules et le haut du dos (mon tatouage les a vu passer…)
Maintenant, ça s’est atténué, et j’ai beaucoup plus de poils de barbe, encore fins, mais je suis passé à un rasage quasi quotidien, donc on verra. (Ça pousse surtout à droite – oui, comme le FN)
(Et ça pique)
Et sur le reste du corps, je suis envahi de poils. Sur le ventre, bien visibles, le torse (ça commence), et j’en ai sur les pieds ! (Me reste plus qu’à chercher l’Anneau Unique)
La chute capillaire a diminué.
La peau est toujours très grasse, mais je vais voir si cela est dû à une mauvaise alimentation ou le THS.
Le dicklit n’a pas grandit depuis.
Je transpire énormément, je suis obligé de prendre deux douches par jour, et je ne parle pas de la période caniculaire, et je sens très vite la transpiration, et très fort.
La poitrine n’a pas changé.
Au niveau de la voix, je peux descendre encore plus bas qu’avant, et est plus rauque.
La dysphorie s’atténue, il y a juste la poitrine, mais une mammectomie est prévue, reste à savoir quand, car j’ai des difficultés à remplir mon pot commun. (J’ai un rendez-vous préopératoire le 23 septembre à Montauban)

En revanche, la dysmorphophobie est bien présente, surtout depuis ma grande prise de poids.

J’étais à 60kg au tout début de mon THS, à présent je suis à +20kg (80kg, donc) et c’est très difficile à accepter, je vais donc faire le nécessaire pour perdre du poids.
J’ai commencé tout juste, reste plus qu’à continuer.
Je sais qu’à Bergerac ça sera plus simple (appartement plus spacieux, plus d’espace pour me défouler, faire du vélo, bien-être dû au retour au sud, ma sœur qui va m’aider, etc.)

Damia et moi allons donc vivre dans ce qui nous fait le plus de bien, le Sud
Je me sens revivre depuis la décision de partir.

Avec la famille :

Mamou continue de m’appeler, parfois, elle est un peu casse-bonbon, elle exige de moi que

  • Je ne sois pas gros, c’est moche (pour une dernière rencontre, on repassera…)
  • Je sois bien habillé, le confort on s’en fout, il faut « bien marquer »
  • Je sois sociable (j’ai juste une phobie sociale)
  • Je sois heureux (ça, c’est en cours)
  • Je travaille (or, je sais que je peux pas, j’essaie de faire reconnaître une incapacité à travailler)

 

Et dans la situation où je suis, c’est un peu compliqué de lui faire comprendre, alors j’essaie de trouver des excuses pour ne pas qu’on se voit une dernière fois, car avec l’apparence que j’ai, je lui donnerait raison sur le fait que je ne sais pas me prendre en main, et que le problème, c’est peut-être pas la transidentité (bah non, c’est pas un problème, c’est moi. Mon identité.)

Aussi, elle me dit d’envoyer des message à génitrice. Je lui en ai envoyé deux, auxquels elle n’a pas encore répondu, donc elle ne devait pas être si pressé que ça d’avoir de mes nouvelles…