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Les questions, les réponses...
Perso | 27.04.2016 - 20 h 09 | 2 COMMENTAIRES
Hystérectomie, CEC, droits et « choix »

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Nouveautés concernant mon parcours.

Il y a 2 mois environ (à savoir que je n’ai aucune notion du temps, donc bon) j’ai parlé avec un ami ayant un parcours trans masculin qui a eu une consultation chez une gynéco pour son hystérectomie. Il m’a parlé de ce rendez-vous comme étant safe. La gynécologue opère les personnes trans masculine, sans exiger d’elleux une mammectomie avant. Juste attestation psy et lettre d’un généraliste (cette dernière information à confirmer) (Pour ce qui est du temps d’hormonothérapie, je ne sais pas)

Je me réjouis d’avoir enfin une adresse confirmée. L’ami se fait opérer un mois après ledit rendez-vous. Il est content des services médicaux.

Je demande à Damia de téléphoner afin d’avoir plus d’informations.
Je me rends compte que c’est une très bonne chose de l’avoir dans son carnet d’adresse : Elle s’adapte à ses patient.e.s pour faire tel type d’opération (hystérectomie total, sub-totale, radicale, ovarectomie, etc.)

Je contacte un ami qui veut faire son hystérectomie avant la mammectomie, car plus urgent pour lui. On se met d’accord pour voir quand prendre rendez-vous pour y aller ensemble. Je suis content.e, ça avance un peu.

 

Et je réfléchis.
Pourquoi je fais cette opération ?
Pour quoi et pourquoi ?Quel est le but de cette opération ?
Est-ce que c’est comme la mammectomie ?
Est-ce que j’en ai besoin, je la veux ?

Cette fois, ça ne se présente pas comme pour la mammectomie. Je ne suis pas enjoué.e de faire l’opération. Je suis enjoué.e de savoir qu’il y a une bon praticienne dans le coin, mais subir l’intervention (subir, et non pas bénéficier) mouaif bof.

Je réfléchis. J’ai pas envie de m’embêter d’une opération qui va me couter de l’énergie, du temps de rétablissement pour modifier une lettre sur mon État-Civil.

J’envoie donc ce matin un message à ledit ami pour l’informer que je ne suis pas intéressé.e par cette opération.

Être stérile pour changer une lettre.
Être stérile pour être reconnu.e comme étant toi.
Je ne compte pas porter d’enfant, aujourd’hui. Je ne veux pas d’enfant, mais je ne veux pas être opéré.e pour faire bonne figure devant des juges « Regardez, j’ai plus d’utérus, je suis un homme ! »
Déjà, j’ai pas de genre, donc pour faire reconnaître ça, grattez-vous.
Mise à part cette histoire de non-binarité, ça va me changer quoi ?
J’ai peur de cette opération, car je ne la veux pas.

Je ne veux pas obéir à un État transphobe et eugéniste.
Demander la stérilisation des personnes trans pour leur accorder des papiers conformes, c’est du chantage.
« Prouvez-nous que vous ne pouvez pas vous reproduire, sous-humains, et on vous donne vos papiers sous réserve que votre tronche nous revient »

 

Après, vous me direz « Mais tu peux essayer d’obtenir ton CEC sans cette opération, non ? Il y a des villes où ça a fonctionné »
Ah oui, je pourrais. Mais j’ai 2 bonnes raisons de pas vouloir faire ça

Premièrement, c’est long, c’est chiant, c’est cissexiste, et on va étudier un dossier que j’aurais monté pour savoir si je suis bien un mec. Sauf qu’ils auront beau chercher, rien en apparence ne prouve que je suis un mec : on s’adresse à moi encore au féminin, je me laisse pousser les cheveux, je ne veux pas me muscler, je déteste la bière et le foot, et, drame, j’adore les robes, le maquillage et le rose.

Deuxièmement, j’ai une seule lettre d’une proche qui atteste de mon genre masculin. En général, il en faut 3 ou 4.
Des personnes moins proches m’ont proposées de m’en faire, malheureusement, on atteste sur l’honneur et c’est vraiment les personnes proches qui peuvent le faire. J’ai refusé leur proposition, très touchante, mais je ne veux pas non plus les faire mentir à l’État. Et je ne peux pas demander à des personnes trans proches de moi de m’en faire car on doit attester avec la civilité légale. Hors de question qu’elles attestent avec une identité imposée.Merci à elleux pour leur propostion, et merci à mon amie qui m’a fait l’attestation.

Cela dit, je ne renonce pas totalement au CEC.

Quand il sera libre et gratuit sur simple déclaration en mairie.

C’est un « choix » que de ne pas vouloir être insulté.e et humilié.é devant des juges, et de continuer à subir un État-civil non-conforme.

 

Ami.e.s des associations LGBT+, créateurs.trices des affichent des marches des fiertés :

Ce n’est pas une gay pride, ce n’est pas la fête foraine.
Le mot d’ordre n’est pas « Droit des trans » gribouillé vite fait sur une belle affiche.

Le mot d’ordre, c’est « Changement d’État-Civil libre et gratuit pour les personnes trans »

C’est pas plus long pour vous faire chier, c’est juste : 1) Détaillé (« droit des trans » c’est quoi ? Quel.s droit.s ? Pourquoi ? Dans quel but ?) et 2) Respectueux (on n’est pas « des trans » mais « des personnes trans », « trans » est un adjectif)

 

 


 

Point voc :

CEC : Changement d’État-Civil, procédure actuellement longue et coûteuse qui permet, à terme, si positive, de pouvoir changer l’ensemble de tous les papiers administratifs selon « l’identité d’usage » comme étant « l’identité légale ».

Hystérectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait de l’utérus, et-ou du col de l’utérus.

Ovarectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait des ovaires.

Eugénisme : Application forcée de la théorie de l’évolution. Ne pas aider des personnes supposées faibles, des personnes ne faisant pas partie d’une élite. Les empêcher de se reproduire. (ex : stérilisation forcée des personnes trans et handicapées)

 

S’il y d’autres mots à préciser, à définir ou un contexte à éclaircir, vous pouvez m’en faire part par commentaire.

Perso | 18.04.2016 - 15 h 49 | 1 COMMENTAIRES
Être Trans (NB) et Autiste (Auto-diag) sur les réseaux sociaux.

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Un article légèrement hors-sujet par rapport au blog. Je parle réseaux sociaux, autisme et transidentité.

Je suis arrivé.e sur Facebook en 2008, peu après son arrivée dans les internets.

J’y allais surtout pour reprendre contact avec des connaissances perdues de vue (à cause de mes nombreux déménagements)
Au début, je parlais surtout via le chat, et je jouais au jeux proposés. je spammais le mur de mes « ami.e.s », en gros.

Puis en 2014, c’est devenu de plus en plus militant. J’ai rejoins des pages des Ft* (personnes assigné.e.s fille à la naissance qui font une transition sociale, médicale, et/ou chirurgicale, etc), des pages de personnes Non-Binaire, etc.
Et à chaque fois, il y avait des désaccords complètement inutiles, souvent basés sur des ressentis personnels. (ex : quelqu’un se dit non-cis, pas trans, pas cis, pas NB non plus. Nous obtenons ainsi un débat sur « ça existe pas »)

Aussi, les publications d’articles buzz psychophobes (qui font du sensationnel sur des personnes malades, handicapées, etc) et transphobes (pour se moquer des personnes trans) avec le lot de commentaires qu’il aurait mieux fallu éviter de lire.

Et, j’ai appris que Facebook demandait à ces utilisateur.trice.s d’utiliser leur état civil. Au début, les premières personnes concernées à ma connaissances étaient les drag queens. Puis il y a eu des dénonciations. Des personnes recevaient un questionnaire de la part de Facebook pour savoir si un.e tel.le utilisait son « vrai prénom »
J’ai eu deux ami.e.s trans qui ont du recréer un compte. Je ne suis resté.e que 6 mois avant de me dire qu’à part risquer mon compte et me prendre la tête, Facebook m’était devenu inutile. Il y avait également la transphobie venant de personnes MOGAI qui devenait insupportable.
Twitter. Je m’y suis inscrit.e plein de fois. J’ai dû tester en 2013 je crois. Mais je n’en voyais pas l’intérêt. Puis l’année d’après, Damia m’y a initié.e en m’offrant des bonnes personnes à suivre. Au fil du temps, je me suis créer un réseau de personnes avec qui j’avais des points communs.

L’avantage, c’est qu’on peut faire disparaître son compte facilement. J’ai du désactiver 10 comptes au total (les derniers inclus)
Pourquoi à chaque fois revenir ? Parce qu’il est tout à fait facile de recréer un compte.

Au début, je faisait beaucoup d’erreurs dans le militantisme. Cissexismes, insultes, violences verbales… Puis j’ai appris, et je me suis formé.e auprès de gens qui savent mieux que moi à l’époque comment parler, s’exprimer.
J’ai appris à laisser aux autres le soin d’exprimer un ressenti, même s’il est différent du mien.J’ai appris à écouter les personnes qui venaient nous insulter afin de leur répondre de la façon la plus adéquate.

Il y a des personnes que j’apprécie beaucoup dans ce réseau social. Pourquoi l’avoir quitté ?

Twitter a changé. Beaucoup trop. Avant, quand quelqu’un disait quelque chose de pertinent, on lisait, on relayait.
Maintenant, c’est la course à la popularité. Et même celleux qui sont populaires malgré elleux, sont plus avantagé.e.s que les autres.
Je faisais partis de celleux qui devaient répéter au moins 5 fois quelque chose, une question, une anecdote, pour avoir quelques réactions. Je devais calculer l’heure où je pouvais m’exprimer. Choisir le bon timing, les bons mots.
Je n’avais plus vraiment d’interactions.
Je parlais dans le vide. Je me sentais seul.e au milieu des 200 personnes que je suivais.

D’ailleurs, j’ai compris aujourd’hui que je n’avais aucune importance sur ces réseaux. Si Damia n’avait pas parler du fait que j’ai désactivé mes comptes, personnes l’aurait remarqué. (4 personnes lui ont dit « J’avais pas remarqué », pour moi, ça veut tout dire)
Donc si quand je parle on m’ignore, si quand je suis pas là je ne manque à personne… Pas besoin d’expliciter.

 

Le rapport avec le fait d’être autiste ?

Pour les interactions plus personnelles, plus intimes, c’est difficile.
Pour savoir comment discuter dans les réseaux sociaux.
C’est dur. Il faut s’adapter sans cesse.

Le pire avait été avec une amie.
Je l’aimais énormément, mais je n’ai pas su faire.
Hospitalisée, elle raconte comment se passe son séjour. Je suis ses tweets.
Avant ce séjour, elle me disait que je pouvais lui demander les raisons de son hospitalisation.

On m’a toujours dit de ne pas poser de questions personnelles. Je n’avais pas osé, elle m’a expliqué quand même.
Pendant le séjour, je me demande non-stop « Je dois lui envoyer une question ou pas ? »
Et je me dit qu’elle doit être blindée dans ses mentions.
Je me dit qu’elle raconte dans ses tweets, que c’est suffisant.
Puis vient la fin de son séjour, je lui demande, mais elle me fait comprendre que je ne me suis pas intéressé.e à elle.
Dans la forme, elle a raison. Une seule question pour 10 jours d’hospitalisation, c’est peu.
Dans le fond, je lisais ses tweets et me demandait si j’allais pas faire une connerie en lui posant des questions tous les jours.

Ma façon de fonctionner m’a dégoûté.e. J’en ai eu marre d’avoir les justifications dans ma tête et de ne pas pouvoir lui dire, car ça passerait pas.

 

Ce racontage de vie, c’est parce que c’est récent, et que ça montre un peu que sociabiliser, pour moi, c’est se demander si on va foirer quelque chose encore ou non. C’est réfléchir 10 minutes à « comment on va dire bonjour à cette personne qu’on connaît ou pas » et on a trop réfléchi et on passe pour un salaud malpoli.

 

Sur les réseaux sociaux comme IRL, on attend de tout le monde qu’iel réagisse de façon neurotypée, uniforme. Seulement, il y a des personnes qui ne savent pas comment réagir (et soit iels font une bourde qui va les mener au harcèlement, soit iels réagissent pas et se font engueuler) ou qui comprennent pas de la même façon que « normalement » (et du coup, se font moquer, humilier).
Une personne autiste ne va pas s’exprimer de la même façon. Difficile de s’exprimer quand c’est le bordel dans le cerveau.
Bizarrement, quand une personne autiste fait une erreur, son autisme disparaît instantanément aux yeux de tout le monde.Un peu comme ces personnes cis qui te genrent (toi, personne trans ou non-cis) correctement quand tout va bien et dès qu’il y a conflit, te mégenrent et utilisent tes pronoms et prénoms d’avant.

 

Sachez, chères personnes cis, NT et allistique, que vous ne savez peut-être pas comment faire avec les personnes trans (« C’est trop compliqué, comment on vous appelle ? Quelles questions sont taboues ? C’est trop dur. ») ou avec les personnes autistes (« On peut pas vous toucher », « Vous supportez pas de regarder dans les yeux »), mais dites-vous que nous, autistes, on sait jamais faire avec vous, NT et allistiques, et on fait avec, car on a pas le choix, vous êtes partout.

 

 

(Allistiques, une personne pouvant être dans les spectre neuroatypique mais qui n’est pas autiste. Un.e neuroatypique (NA) étant une personne qui a un fonctionnement cognitif différent ( dépression, schizoïde, bipolaire, autiste, HQI, BQI, etc.) NT est l’opposition de NA)

 


Ne pas oublier qu’il y a un certains nombre de pots communs de personnes trans qui tournent. Certains sont là depuis un an.
Et à côté, des projets qui ne sont pas dans un contexte social ou vital récolte le centuple.

Liens ==> ICI <== (si il y a des modifications à apporter, (suppression, ajout, modifications) vous pouvez m’en faire part en commentaire avec lien + modifications à faire)

Perso | 31.03.2016 - 10 h 37 | 0 COMMENTAIRES
Aujourd’hui c’est le TDoV. 31.03.2016

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale de la visibilité trans.
Aujourd’hui, malgré cette journée, personne ne parlera de nous aux infos.
Personne ne va parler de nous et il n’y aura pas de publicités marketing sur notre dos chez Auchan, Carrefour ou Leclerc.

Aujourd’hui, nous serons peut-être visibles sur Twitter, pas plus loin que la sphère militante.
Sur Yagg aussi, visibilité aidée par les quelques cis qui râleront dans mes commentaires pour dire qu’on parle encore de nous.
Sur Facebook, pas plus loin que dans le cercle d’ami.e.s et des translovers.
Sur d’autres réseaux sociaux peut-être, entre concerné.e.s, sur YouTube, peut-être et encore.

Aujourd’hui, en France, et sûrement ailleurs, en ce jour de visibilité trans nous allons rester invisibles.

Nous avons été invisibles pour le TDoR (journée du souvenirs trans, le 20 novembre dernier et chaque année en Novembre)

Nous sommes invisibles tout le temps, sauf…

Quand ça arrange les parents pour nous invalider
« Regarde ce trans qui s’est suicidé parce qu’il était pas une femme en fait »
Ou encore
« Regarde, elle est morte car elle était trans »

Quand c’est pour se moquer de nous
« J’ai vu cette vidéo buzz où un mec se réveille à côté d’une transsexuelle, il a trop flippé ! »

Quand c’est pour nous agresser, nous insulter, et pire encore
« Punaise, mais t’as vu l’travelo qui vient de passer ? Viens, on lui fait pas la peau ! »
« Hey, toi, t’es un homme ou une femme ? »
« T’es opérée ? Tu t’es faite couper la bite ? Pfrrrr »

Quand c’est pour nous fétichiser
« Tiens, je me ferais bien prendre par une transsexuelle ! »

Et les mecs trans ? Pas d’exemple avec les mecs trans ?
Non.
Premièrement, aux yeux des gens et de la société, nous sommes invisibles. Même s’il paraît que nous sommes de plus en plus connus.
Deuxièmement, nous ne sommes pas cette catégorie qui s’en prend le plus plein la gueule.
Chanceux ? Je sais pas. Et je ne sais pas pour combien de temps encore.

Aujourd’hui, c’est le TDoV et je parle de violence, de transphobie, d’invisibilité.
Parce qu’on en parle jamais.

Enfin, si en novembre de chaque année, où il y a un compte rendu de combien de personnes trans sont mortes assassinées depuis le début de l’année.
Pourtant, nous existons tous les jours.
La violence aussi.

Je parle aussi de cette violence qu’a vécu Damia.

Peu après le TDoV, l’an dernier.
Pour ce jour, elle avait posté une photo d’elle en sous-vêtement sexy sur Facebook.
C’est son corps, c’est son droit, c’est son espace. Personne ne doit la contredire ou lui faire des remarques.

Plus tard, environ 2-3 mois après, il y a eu un débat sur un site qui a publié un article transphobe. Damia est allée commenter, et un mec est venu commenter ceci :

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Damia a publié la screencapture sur son Facebook, en dénonçant sa transphobie.
Puis, une « amie », une fille de l’association où nous étions (donc dans la sphère lGb(t)) lui a posté ça :

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La violence de ses paroles est terrible.
Elle parle sans savoir ce que c’est qu’être trans.
Elle sous-entend que Damia n’est pas une vraie fille, parce que trans.
Mise à part son paternalisme, si Damia ne cherche pas de boulot, c’est par fainéantise.
Non.
Chercher du travail avec des papiers non-conformes à son identité, c’est se mettre en danger.
Certaines personnes le font, d’autres non.
Ce n’est pas une questions de courage ou volonté.
C’est individuel.
Ce que je dénonce ?
Tout.

L’invisibilité des personnes trans dans la société, au sein même des asso LGBT.
L’invisibilité physique et abstraite des personnes trans.
Quand on sait qu’elles sont là, on les ignore, on les efface, car elles sont « trop compliquées » et on ne cherche pas non plus à savoir comment faire.

Aujourd’hui c’est le TDoV, pour les personnes trans hormonées, opérées ou non.
Pour les majeur.e.s.

On oublie trop souvent nos plus jeunes frangin.e.s de 4, 8, 10, 14, ou 16 ans qui sont obligé.e.s, pour celleux qui savent déjà, de ne rien dire, se cacher, s’enfouir dans un placard très étroit, pour se protéger.
On oublie nos ami.e.s qui ont choisi (ou non) de ne faire aucune opération et/ou de ne prendre aucun THS.
Qui sont invisibles car pas out, ou sans cesse invalidé.e.s (« pas de THS, pas trans »)
On oublie les personnes non-binaires qui se battent pour rester en-dehors des cases binaires.
On oublie ces personnes, enfants, adolescents, adultes, âgées, qui ne savent qui elles sont réellement faute de visibilité trans, faute de repères.
On oublie les personnes trans racisées, celles qui en bavent le plus.
Les personnes trans et handicapées.
Les personnes trans SDF.

Aujourd’hui c’est le TDoV
Aujourd’hui, soyez visibles si vous le pouvez, si vous le voulez.
Aujourd’hui, c’est le moment d’aider une personne à se découvrir, d’aider un personne à sortir de l’isolement.
Aujourd’hui, soyons fier.ère.s de qui nous sommes. D’être arrivé.e.s à combattre mal-être, médecins, transphobie et d’être là pour le clamer.

Soyons nous, et faites fermer leur gueule aux cis qui ont toutes l’année pour être visibles partout, tout le temps et râler contre nos existences.
Luttons contre la SoFECT qui se sert de nous pour se faire du fric et se permet de choisir si on est capable ou non, si on est assez trans ou non pour accéder à ce dont on a besoin.
Soyons solidaires, serrons-nous VRAIMENT les coudes pour nous aider, conseiller quand on le peut.
Oublions nos débats futiles qui nous divisent.
Il est temps de se réveiller et d’arrêter de se faire bouffer et marcher dessus.

Aujourd’hui c’est le TDoV, je suis là, bien vivant, j’existe et je ne suis pas seul.

 

 

 

Perso | 06.12.2015 - 14 h 48 | 3 COMMENTAIRES
Choisir Son Binder.

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En apparence, cela semble simple, pourtant, choisir son binder, quand c’est la première fois et qu’on a personne pour nous conseiller ou qu’on ose pas demander, c’est un peu galère…

Je vais tenter de vous aider selon ma petite expérience.
Si certaines personnes ont des commentaires, une expérience à partager, n’hésitez pas.

À la fin de l’article, il y aura le répertoire de tous les binders différents (que je connais) et quelques conseils importants.

J’ai essayé trois binder différents.
En premier, l’Underworks, le T-kingdom et le GC2B.
Je ne compte pas la bande orthopédique, car c’est très dangereux et ça m’a fait plus de mal que de bien.

 

UNDERWORKS

L’Underworks se présente comme un débardeur serré qui maintiens bien la poitrine et l’aplatit. Il s’agit d’un tissus synthétique légèrement élastique.

Cependant, au bout d’une bonne année, il se distendait bien et n’avait pas le même effet qu’à ses débuts.
Il en existe des blancs, noirs et beige, courts et longs.

J’ai porté un M blanc long (que j’ai coupé)
Et acheté un S beige long (coupé également) mais je n’ai pu mettre que 3 fois mais seulement une heure (trop petit)

 

Comment choisir sa taille ?

Sur le site, tout est expliqué par schéma et tableaux.

 

Comment savoir quelle couleur ?

C’est une question de goût. J’ai eu un blanc et un beige. Le blanc se salit et jaunit très vite, pourtant je le lavais aussi souvent que possible.

Le beige me paraissait plus rose.

 

Comment choisir entre long et court ?

J’ai pris que des longs… que je coupais.

Je préférais prendre des longs pour choisir moi-même la taille en découpant.
Sinon, ayant les hanches plus larges que le haut, le binder roulait et compressait l’estomac assez méchamment. Si vous n’avez pas de hanches plus larges que tout au-dessus, pourquoi pas.

 

 

T-KINGDOM

Le T-kingdom est différent, il propose un scratch sur le côté qui reste discret sous le vêtement.
C’est à vous de régler la taille. Et s’il est trop serré ou alors que ça commence à faire mal au dos, un passage aux toilettes pour le desserrer un peu et c’est bon.

J’en ai eu un S court, il ne me convenait pas car ma poitrine ne tenait pas dedans. Mais le côté pratique du scratch est cependant un bon point positif.

 

Comment choisir sa taille ?

C’est aussi expliqué sur le site, avec des schémas et des tableaux.

 

GC2B

Le GC2B est à mon goût le meilleur binder. C’est un t-shirt en nylon, très souple et élastique, et au niveau de la poitrine, il a un tissus rigide qui évite une élasticité et donc que ça se distende avec le temps.

Au début, il était difficile de l’enfiler et de l’enlever. Ma difficulté de motricité fait que j’avais du mal seulement à le retirer seul.
J’ai porté un M noir court. C’était ma meilleure expérience avec les binders.

 

Comment choisir sa taille ?

C’est aussi expliqué sur le site, avec des photos et des tableaux.

 

Les questions :

 

Un seul binder suffit ? Si je le porte tous les jours de la semaine et que je lave le week-end, ça va ?

Cela dépend de ton métabolisme, si tu transpires beaucoup ou pas, odeur forte ou pas.
Je le portais que quand je sortais donc je suis pas une référence.
Mais ce n’est pas long à sécher ni à laver : je le lavais le soir, le lendemain, il était sec (étendu au-dessus d’une source de chaleur, mais pas trop près)
Après, certain.e.s auront besoin de le laver tous les jours, d’autres seulement une fois par semaine ça dépend en fait (des activités aussi)

 

Tu le lavais à la machine ?

Surtout pas !
À la main, au savon, eau froide ou tiède, surtout pas avec de l’eau chaude !
Tu le laisses tremper cinq minutes avec du savon (je prenais mon gel douche) et après tu frottes la partie devant et les parties des aisselles.
J’hésitais pas à renifler (c’est pas classe mais c’est efficace).
Et pour n’importe quel binder.
J’ai fait ça et c’était bien.
Mais avant mon THS, quand je le portais la semaine, un lavage par semaine suffisait.

 

Ça fait mal ? Y a vraiment un sentiment d’oppression ?

Au début un peu le sentiment (comme la première fois avec un soutif mais sur toute la partie couverte) mais ça se distend après (ça dépend des binders)

 

Faire du sport avec ça pose problème ?

Le sport, pour le coup, si tu as peur tu peux prendre un Underworks.
Il faut faire attention à la déshydratation, peut-être, car le binder tient chaud.

 

J’ai une grosse poitrine et avec mon binder les deux seins se regroupent au milieu et si je regarde dans mon binder ils se touchent vraiment et tout, je sais pas si tu vois ce que je veux dire ? C’est normal ?

Ça me le faisais aussi… (j’avais une poitrine imposante également avant le THS)
Ce que je faisais, c’est passer la main pour les « remonter » (en haut sur le coté, vers les aisselles).

 

 

Les conseils/astuce :

– Pas plus de huit heures par jour (À éviter du moins) Et les premiers temps, à mettre 4h max si pas habitué.e.

– Bien écouter son corps.

– Maux de dos, difficultés à respirer, plus de boutons que d’habitude, autres = réduire le temps de port de 2h au moins. Ou changer de binder.

– Voir avec des ami.e.s s’ils ont plusieurs binders, qui seraient de marque.s différente.s du votre, demander si c’est possible de le tester, avant d’en acheter un. Ou de leur acheter s’il y en a dont iels ne se servent plus.

 

Commentaire :

J’ai pris un long, L, noir, ce qui me faisait un peu peur puisque Tom Alex m’avait dit que ça pourrait rouler et remonter Finalement c’est pas du tout le cas, et ça affine même mon ventre (en terme de largeur).

– Ami ayant récemment acheté chez DollHouse

 

 

 

Les sites :

Ces deux sites paraissent identiques, et DollHouse vend des Underworks

Binders F2M et Underworks

http://www.f2mbinders.com/

http://www.underworks.com/men/compression-shirts-29

(Vous trouverez comment mesurer et les tailles en sélectionnant un item)

http://www.dollhouse.fr/binder-poitrine-court-blanc.html

(Pour calculer sa taille, se référer aux deux sites ci-dessus)

 

Loveboat

http://www.lesloveboat.com/shop/index.php?cPath=77

(Et comment trouver sa/ses taille.s : http://www.lesloveboat.com/shop/sizechart.php )

 

 

T-Kingdom

http://www.t-kingdom.com/products.htm

(Tailles : http://www.t-kingdom.com/shopping/english/size.htm )

 

GC2B

http://www.gc2b.co/

(Tailles : http://www.gc2b.co/#!how-to-measure/c1p06  le lien mène sur comment mesurer, et il faut cliquer sur le carré rose « Size chart » et ça fait un visuel en inch et en cm)

 

 

Perso | 14.09.2015 - 11 h 56 | 2 COMMENTAIRES
Un Don Précieux

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Hier, en allant sur le site de mon pot commun, j’ai constaté que le pourcentage de l’avancée est passé de 50% à 85% et que la somme obtenue est passée de environ 750€ à 1275€

Pensant à un bug, je vérifie mes mails Et je vois que quelqu’un a participé en donnant 500€

 

Cassandra Cérès, de son nom de scène, malgré ses faibles revenus, ma donné une somme d’argent très importante

 

Cassandra Cérès, si tu lis cet article, sache que je t’en suis immensément reconnaissant, tu contribues ma future libération

Merci.

Perso | THS - 1er à 6ème Mois | THS - 6ème Mois | 01.09.2015 - 19 h 54 | 0 COMMENTAIRES
Résultats De 6 Mois De THS

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Quelques nouvelles en ce mardi de rentrée des classes

Point environnement :
Le déménagement avance, les cartons se font, la date est avancée au 12 septembre, l’impatience se fait sentir, ainsi que le stress de ne rien oublier niveau administration.

Point relationnel :
Mes parents ont enfin accepté mon identité !
Dimanche 30 août, je les ai revu pour faire le bilan du déménagement. À la base, on était parti pour louer un camion, mais avec les péages (sinon, c’est 11h de routes), l’essence (c’est un camion…) et la location, ça nous revenez au minimum à 670€

Et bon, je ne fais pas un pot commun pour bouger ma maison…
Et les parents se sont proposés de nous aider, nous héberger les deux jours chez eux avant l’état des lieux et tout…
Au début, j’étais pas du tout réceptif, j’avais peur d’être aidé « par défaut » et qu’on me reproches ma grosse prise de poids
Au final, lors d’un appel, ma mère me demande mon prénom, et je lui dis « Alex » car je préfère y aller en douceur avec eux.
Pour le masculin, je leur demande juste d’essayer, et je leur laisse évidemment le droit à l’erreur.
Du coup, le soir suivant, j’ai reçu un SMS de ma mère avec écrit « Bonjour Alex »
J’ai fait une tête bizarre, j’avoue, c’est tout nouveau, mais j’étais (très) heureux.

Et aujourd’hui, j’ai téléphoné à ma grand-mère, qui a elle aussi adopté le prénom Alex.
Si j’avais été assigné garçon à la naissance, je me serais appelé Alexandre, très sûrement, Et comme j’aime beaucoup Tom aussi, j’ai fait mon mixte à moi.

Point transition :
D’un point de vue social, mon apparence ne laisse plus de doute sur mon genre, les monsieur fusent, et c’est vraiment cool.
D’un point de vue médical, c’est autre chose
J’attends ma mammectomie avec impatience, le pot commun avance, mais j’ai reçu une mauvaise surprise
Mes taux de testostérone ne décolle pas

Voici le graphique

résultats

 

Ça paraît géant comme ça, mais j’ai seulement gagné 0,60ng/mL en quatre mois, c’est très peu, ça devrait être beaucoup plus élevé, je suis à six mois de THS…

Le pire, dans tout ça, c’est que je prend le double de la dose prescrite, parce que je le sentais pas, avec une demie-ampoule toutes les trois semaines.
Maintenant, je me dis que j’ai bien fait, car les taux auraient été beaucoup plus bas et j’aurais été mal, moralement.

D’un point de vue prise de poids, je commence à me ré-alimenter correctement, mais je sens que j’élimine un peu trop d’aliment que je pourrais encore consommer. À surveiller donc…

Perso | 25.07.2015 - 17 h 22 | 2 COMMENTAIRES
Solidarité Avec Les Ami.e.s

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Post un peu particulier pour cette fois

Sur ma timeline Facebook ainsi que celle de Twitter, je vois passer des pots communs de personnes en transition, qui cherchent à obtenir un coup de main pour une opération, des soins, des frais quelconque.

 

Alors plutôt que d’en voir circuler un plus qu’un autre ou que les autres, je me suis permis de les réunir ici.
Certains sont plus avancés, d’autres demandent moins de sous qu’un ou des autre.s, mais le besoin est le même
Quand quelqu’un fait un pot commun, c’est qu’il y a urgence, une nécessité.

 

Si vous ne pouvez pas donner, un partage, le bouche à oreille, la diffusion sur les blogs, réseaux sociaux, site internets, mails, ça fonctionne.

Un simple partage, c’est déjà des paillettes en plus dans leur cœur.

 

 

 

Je vous mets les liens ici,

 

Je commence par

Asari

Je suis trans non-binaire, afab, et ai à cause de ma dysphorie le besoin urgent d’une mastectomie. Or étant très pauvre, je n’ai absolument pas les moyens de me l’offrir et mes nombreux handicaps excluent tout espoir de trouver un travail me permettant de mettre de l’argent de côté dans ce but.[…]

Son pot est : ICI

 

 

Ensuite, nous avons

Edgar

Je m’appelle Edgar, je suis transgenre et j’ai hâte de passer sur le billard pour mon opération du torse, seulement voilà : je suis en situation de handicap donc mes revenus ne me permettent pas de mettre beaucoup d’argent de côté et si j’ai commencé à le faire, celà n’avance qu’à pas de fourmi.[…]

Son pot est : ICI

 

 

 

Le pot de

Raphaël

Salut, je m’appelle Raphaël, j’ai 20 ans et je suis transgenre. Ça fait quelques temps que j’attends de pouvoir faire mon opération du torse, une mastectomie.
Je suis étudiant indépendant et avec tous les frais de la vie, je ne peux pas financer mon opération tout seul et malheureusement, elle est couteuse.[…]

Son pot est : ICI

 

 

 

Pot suivant,

Evangeline

 […]Depuis mes 8 ans, âge auquel j’ai commencé à comprendre pas mal de chose, j’ai ressenti en moi quelque chose. En faite dans mon âme / esprit/  fort intérieure, je me sentais Fille mais à l’époque je pensais que c’était mon admiration pour les filles qui faisait ça, puis les années passent et mon comportement ressembler plus à celui d’une nana que d’un mec.[…]

Son pot est : ICI

 

 

 

Pot de

Valérianne

 

Je suis trans et dépressive depuis plusieurs années et énormément fragilisée financièrement par de l’aide qui n’est jamais arrivée (famille…) avec des promesses de « on te donnera des sous » et au final c’était à moi de me débrouiller.

J’ai eu des problèmes avec les impôts a rembourser, du déménager 3 fois en a peine un an et demi, m’obligeant a sortir des frais énormes que je n’avais pas (locations de véhicules et garde-meuble).[…]

Son pot est : ICI

 

 

 

Pot de

Erin

Bonjour à tous’tes. Je m’appelle Erin et je suis transféminine. Je vaiscommencer une hormonothérapie qui va féminiser mon apparence. je compte faire en parallèle plusieurs scéances d’épilation laser, d’abord pour le visage, puis quand ça sera suffisament avancé pour que le délai entre chaque scéance soit suffisament long de passer au torse. […]

 

Son pot est : ICI

 

 

Pot de

Romain

Bonjours à tous-tes, je m’appelle Romain, je suis un homme trans de 27 ans.

Ma dentition est complètement bousillée, j’ai donc consulter une dentiste pour trouver une solution. Cette dentiste m’a orienté vers un cabiner de chirurgiens orthodontiste privé qui pourras soigner ma bouche en échange de la somme exorbitante de 8 635 € !!!

Son pot est : ICI

 

 

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Perso | THS - 3ème Mois | 15.04.2015 - 12 h 25 | 9 COMMENTAIRES
Un Endoc’ Pas Si Terrible.

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Hier, je suis exceptionnellement sorti.

Je suis allé chez mon banquier le matin, ça s’est très bien passé, je reprenais de l’assurance en moi.
Puis l’après-midi, je suis allé me faire couper les cheveux, ils étaient trop longs.
La coiffeuse m’a reconnu et m’a fait la même coupe que la dernière fois.
Très sympathique.

Vers 14h, on téléphone à un chirurgien pour la mammectomie qui pratique cette opération sans obligation de testostérone ou de X années de suivi psy.
J’obtiens un rendez-vous pour le 23 septembre.
Je suis heureux.
Je suis de nouveau motivé, j’espère vraiment avoir mon changement d’ordonnance ce soir, chez l’endocrinologue.

Je fais 8 lettres de motivation pour 8 collèges et lycées, pour être assistant d’éducation.
Imprimées, pliées, et prête à l’envoi.
Je reprends encore confiance.

J’ai envie de faire des études de musique.
Au conservatoire si je suis pris, sinon en fac de musicologie.
Il faisait beau et chaud, avec Damia on s’est promené dans Dijon.
Mais j’étais vite de moins en moins à l’aise.

Tout ces gens.
Je constate que mon reflet m’obsède.
Je ne vois que mon fessier proéminent.
Je ne suis plus du tout à l’aise. La boule d’angoisse revient.
On se dirige vers la poste. Elle ferme exceptionnellement à 17h30.
Il est 17h31…

Nous sommes donc allés rapidement dans le cabinet de l’endocrinologue où nous avions rendez-vous. Il était presque l’heure, en plus. S’asseoir et s’isoler. Vite.

Nous sommes en salle d’attente.

À 18h15, nous entrons dans son bureau.

« Alors, apparemment, ça ne va pas ? »
Ben non.
« Bon racontez moi. »

Je lui raconte.

Les pics de testostérone, la fatigue, l’énervement, le moral qui tombe au bout de deux semaines après injection, etc.
Je lui demande de rapprocher les piqûres.
Faire 1/2 ampoule toutes les deux semaines au lieu de 1/2 ampoule toutes les quatre semaines.

Il me ressort la même excuses qu’avant « les fesses comme une passoire », et me dit que pour en arriver jusqu’au tentative de suicide, il faut sûrement réduire la dose. C’est que j’ai trop de testostérone.

Il a rien compris.
Je n’ai PLUS de testostérone dans mon organisme au bout de deux semaines.
Plus d’hormones, rien.

Pas « trop de testostérone »

Et il me dit qu’il faudra sûrement arrêter l’Androtardyl.
Je suis sous le choc.

« Et trouver une autre solution : ingérable, en gel… »
« Ingérable » ? Vraiment ? Je pense immédiatement à la Pantestone, ces comprimés qui doivent être éradiqués de n’importe quel livre de médecine.

Vu l’état dans lequel était l’autre FtM à cause de ça, merci bien, je tiens à ma santé mentale, ma dignité et ma peau.

Et il me dit alors de faire une prise de sang le plus rapidement possible (car je suis à une semaine et demi de ma dernière injection) et une autre dans deux semaines (la veille, ou le jour même avant ma prochaine injection)

Je lui demande si on ne peut quand même pas essayer 1/4 d’ampoule toutes les deux semaines, histoire de pas rester deux semaines sans rien dans le corps.
Deux petits mois.
S’il vous plaît.
Pour tester.

Prise de sang d’abord.

Je suis sorti, déçu.
Je vais vers la secrétaire (adorable) je lui dit qu’avec l’ALD, je n’ai rien à payer. Normalement.

55€ (au lieu de 75€).
Ah bon.

Bon ben… Je sors ma carte bancaire, je suis pas dans un moral folichon.

***   ***   ***   ***

De retour à l’appart, je me jette sur le lit.
Complètement abasourdi.
Je suis de nouveau comme douze heures auparavant.
Sans confiance en moi, sans plus aucun but.
Il y a moins de dix jours, j’avais envoyé un mail au GRETIS de Lyon. La SoFECT. Pour avoir des renseignements pour peut-être y entrer.
Pas eu de réponse.
C’est ma dernière chance.

Alors je leur renvoie un mail montrant ma motivation et volonté à y entrer.
C’est pas forcément la meilleure solution, mais c’est la dernière.

Aujourd’hui, lendemain de cette folle journée, je me réveille.
Je ne suis pas encore allé faire ma prise de sang.
Je n’ai pas manger non plus.

Je n’ai plus faim.
Je ne veux plus me lever.
Je ne veux plus poster mes Cvs.
Je n’ai plus aucun but.

 

J’attends juste un mail du GRETIS.

 

J’attends leur réponse.

Perso | THS - 2ème Mois | THS - 3ème Mois | 08.04.2015 - 18 h 58 | 3 COMMENTAIRES
Deux Mois De THS.

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Le dimanche 5 Avril, j’ai fait ma troisième injection, donc je termine mon deuxième mois de THS et commence mon troisième !

Un petit bilan de ce deuxième mois ?

Psychologiquement :

Ça allait très mal, autant l’admettre.
Moral à zéro pendant au moins trois semaines.
J’ai compris que la raison n’était pas que l’entourage et leur misgenre à mon égard ou l’incompréhension des personne cisgenres, mais bel et bien le dosage.
Le dosage était mal fichu.
Pour rappel, j’ai une demie-ampoule toutes les quatre semaines. Ce qui est peu, car la testostérone a le temps d’être absorber et rapidement, car peu de dosage pour mon organisme. Ce qui peut entraîner de fortes baisse de moral.

Du coup, je ne sors plus, sauf obligation, de l’appartement (je ne suis pas sorti depuis six jours, à l’heure où j’écris l’article)

 

Physiquement :

Le développement des poils est de plus en plus visible.
Ils se sont développés sur le ventre, torses (protubérances graisseuses comprises), cuisses, bras et menton !

J’ai autant de bouton que de poils sur le menton, mais j’en ai une bonne dizaine qui piquent et qui sont bien noirs, je n’aurais peut-être pas besoin d’utiliser l’astuce du mascara. De plus ça pousse très rapidement. Le lendemain après le rasage, on peut sentir assez bien la repousse.

Seins vidés, il ne reste que le bourgeon mammaire.

Ma voix est revenue comme avant suite à un coup de stress et une perte de confiance en moi.
Mais je travaille dessus

Le dicklit qui prend une forme plus semblable à celle d’un pénis (ça y ressemble, quoi)

Les cheveux qui pousse à une vitesse hallucinante.

Les règles, je les ai eu très peu. Juste de quoi m’embêter en fait.

Toujours 6 jours après l’injection, je suis complètement HS. D’où une nécessité de rapprocher les injections.

 

Caractère et tempérament :

Bon, comme je l’ai dit, c’est un peu biaisé par le mauvais dosage, donc je ne sais pas si c’est pertinent.
Plus impulsif qu’avant.
Deux semaines avec un super moral et deux semaines avec un moral très bas.

 
Une petite précision par rapport à mon injection de dimanche : [TW piqûre]

Je n’ai pas bien compris cette fois pourquoi elle m’avait fait aussi mal. On avait pris le quart extérieur et supérieur de la fesse, comme c’est conseillé, Damia a suivi les consignes de d’habitude, et pourtant, j’ai eu extrêmement mal.
Au moment de l’insertion de l’aiguille, j’ai ressenti une énorme douleur, puis une sensation de chaleur très désagréable qui monte du bas du dos jusque dans la tête, avec envie de vomir et sensation de « partir », un peu comme un évanouissement.
Rien de grave, je n’ai ni vomi, ni ne suis tombé dans les pommes.
Mais j’ai un petit peu peur pour la suivante.

Et je précise que j’ai changé le dosage : trois quarts d’ampoule. On verra si ça change quelque chose.

[Fin TW piqûre]

 

 

Bon, je vous raconte un peu la raison de ce passage à vide, qui a été provoqué non seulement par une dissipation des hormones mais aussi par des faits qui se produisent et qui me touchent.

Donc les « madames » et « mademoiselle » tout le temps, avec un banquier au téléphone qui, pourtant, connaît la situation, ou un boulanger qui, le pauvre, ne sait rien et c’est d’autant plus blessant, car ça veut dire que la personne se base sur l’apparence.

 

Le pire a été un samedi après-midi à mon association. (Association LGBT)
L’activité est réservée aux jeunes entre 14 ans et 25 ans.

Sans entrer dans les détails, tout se passe bien.
J’ai mes vêtements « masculins », mes bijoux de bonhomme, ma voix bien grave et ma confiance en moi.

Je précise que je me présente en tant que Tom-Alex, en administrateur, et ceux qui me connaissent autour de moi me genre au masculin.

 

Vers la fin de l’activité, où tout pour moi me semble acquis, un des nouveaux me genre au féminin. Choc.
Je ne comprends pas.
Juste avant, je parle de ma transition, de ma barbe naissance, j’ai ma voix grave, on m’appelle Tom-Alex et on me genre au masculin, mais je ne comprends pas.

J’essaie de me convaincre que j’ai mal entendu. Ou que j’ai du me planter quelque part.

Non. Il croit que je suis une fille.
Ou plutôt « j’ai un physique qui correspond à celui qu’on attend d’une fille »

Je suis complètement abasourdi.
Je quitte l’activité rapidement, ma confiance en moi ayant chuté de -10 000 en un seul mot.

Damia l’expliquera lors du Conseil d’Administration de l’association durant lequel je n’étais pas présent, car vraiment très mal.
Un seul membre du CA montrera un certain mépris par rapport à l’exagération de mon ressenti.
Les autres auront l’attitude attendu de leur part. Autrement dit, il n’essaient pas de prendre un parti plus que l’autre.

 

C’était un accident qui a eu une forte conséquence assez violent sur mon moral.
Aujourd’hui j’en paie encore les conséquences.

Je ne sortirais pas de chez moi tant que je n’aurais pas un passing que j’estime à mon goût et correct.
Tout simplement parce que je n’y arrive plus.

 

En ce qui concerne mes parents, plus de nouvelles de ma mère, ni de ma grand-mère.

Je vois mon père moins souvent puisque j’ai terminé les 3000 km règlementaire pour le passage du permis. Je le vois toutes les deux semaines pour des manœuvres en attendant les rendez-vous pédagogiques et l’examen. Je ne sais pas ce qu’il en sera après.

J’ai une crainte supplémentaire : aurais-je des difficultés pour mon permis ? Au niveau de mon apparence et ce que l’inspecteur verra sur les papiers d’inscription ?
J’ai peur de ne pas obtenir le permis pour des raisons transphobes.

Et de décevoir mes parents et de ne plus les revoir.

 

Et lundi, j’ai envoyé un mail à l’équipe hospitalière de Lyon afin de savoir si je réponds à leurs critères pour y entrer. Je n’en suis pas fier, mais je suis un peu désespéré.

Voilà.

Perso | THS - 2ème Mois | 08.03.2015 - 22 h 27 | 0 COMMENTAIRES
Nouveautées ?

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Salut tout le monde,

Je reviens après un sacré orage dans ma tête.

 

Donc aujourd’hui 8 mars 2015, je vous fait part d’un peu toutes les nouveautés.

J’ai appris durant mon séjour que je suis un agenre-fluide. C’est varier entre la position neutre et masculine.
Car j’ai remarqué que peut-être je pourrais éventuellement porter une ou deux fois des jupes, mais je ne pourrais pas pour autant m’identifier au genre féminin. Et à cette période là je ne m’identifie pas non plus au genre masculin. Donc j’ai vite compris le truc. Enfin « vite »… Pas trop tard, quoi.

Donc ne soyez pas surpris par les accords tels que dans le titre.

 

J’ai enfin trouvé mon troisième prénom !
Je suis désormais Tom-Alex, Clément, Adriano [Insert here your family name]

Tom, car c’est le prénom auquel je me suis toujours identifié,
Alex, pour deux raisons.
1) Si j’avais été assigné bonhomme à la naissance, mon prénom aurait été très certainement Alexandre (ou Adrien, mais le couple d’amis de mes parents ont un fils qui s’appelle Adrien)
2) Étant Agenre-fluide, Alex est androgyne, et donc ne permet pas de définir de genre proprement parlé
Donc j’associe les deux pour en faire mon premier prénom :) (et j’ai toujours voulu un prénom composé)
Clément, car la personne qui est très présente pour moi, ma meilleure amie, s’appelle Clémence. J’ai voulu donc prendre son équivalent masculin.
Adriano, il me fallait à tout prix un prénom italien. Et ce fameux Adrien cité plus haut est mon petit frère. De cœur, certes, mais mon petit frère. De même que ça grande sœur est ma grande sœur de cœur.

 

Et…

Hier, le 7 mars 2015, j’ai fêté mon premier mois de THS !

 

 

Voilà, à bientôt !