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Les questions, les réponses...
Perso | 27.04.2016 - 20 h 09 | 2 COMMENTAIRES
Hystérectomie, CEC, droits et « choix »

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Nouveautés concernant mon parcours.

Il y a 2 mois environ (à savoir que je n’ai aucune notion du temps, donc bon) j’ai parlé avec un ami ayant un parcours trans masculin qui a eu une consultation chez une gynéco pour son hystérectomie. Il m’a parlé de ce rendez-vous comme étant safe. La gynécologue opère les personnes trans masculine, sans exiger d’elleux une mammectomie avant. Juste attestation psy et lettre d’un généraliste (cette dernière information à confirmer) (Pour ce qui est du temps d’hormonothérapie, je ne sais pas)

Je me réjouis d’avoir enfin une adresse confirmée. L’ami se fait opérer un mois après ledit rendez-vous. Il est content des services médicaux.

Je demande à Damia de téléphoner afin d’avoir plus d’informations.
Je me rends compte que c’est une très bonne chose de l’avoir dans son carnet d’adresse : Elle s’adapte à ses patient.e.s pour faire tel type d’opération (hystérectomie total, sub-totale, radicale, ovarectomie, etc.)

Je contacte un ami qui veut faire son hystérectomie avant la mammectomie, car plus urgent pour lui. On se met d’accord pour voir quand prendre rendez-vous pour y aller ensemble. Je suis content.e, ça avance un peu.

 

Et je réfléchis.
Pourquoi je fais cette opération ?
Pour quoi et pourquoi ?Quel est le but de cette opération ?
Est-ce que c’est comme la mammectomie ?
Est-ce que j’en ai besoin, je la veux ?

Cette fois, ça ne se présente pas comme pour la mammectomie. Je ne suis pas enjoué.e de faire l’opération. Je suis enjoué.e de savoir qu’il y a une bon praticienne dans le coin, mais subir l’intervention (subir, et non pas bénéficier) mouaif bof.

Je réfléchis. J’ai pas envie de m’embêter d’une opération qui va me couter de l’énergie, du temps de rétablissement pour modifier une lettre sur mon État-Civil.

J’envoie donc ce matin un message à ledit ami pour l’informer que je ne suis pas intéressé.e par cette opération.

Être stérile pour changer une lettre.
Être stérile pour être reconnu.e comme étant toi.
Je ne compte pas porter d’enfant, aujourd’hui. Je ne veux pas d’enfant, mais je ne veux pas être opéré.e pour faire bonne figure devant des juges « Regardez, j’ai plus d’utérus, je suis un homme ! »
Déjà, j’ai pas de genre, donc pour faire reconnaître ça, grattez-vous.
Mise à part cette histoire de non-binarité, ça va me changer quoi ?
J’ai peur de cette opération, car je ne la veux pas.

Je ne veux pas obéir à un État transphobe et eugéniste.
Demander la stérilisation des personnes trans pour leur accorder des papiers conformes, c’est du chantage.
« Prouvez-nous que vous ne pouvez pas vous reproduire, sous-humains, et on vous donne vos papiers sous réserve que votre tronche nous revient »

 

Après, vous me direz « Mais tu peux essayer d’obtenir ton CEC sans cette opération, non ? Il y a des villes où ça a fonctionné »
Ah oui, je pourrais. Mais j’ai 2 bonnes raisons de pas vouloir faire ça

Premièrement, c’est long, c’est chiant, c’est cissexiste, et on va étudier un dossier que j’aurais monté pour savoir si je suis bien un mec. Sauf qu’ils auront beau chercher, rien en apparence ne prouve que je suis un mec : on s’adresse à moi encore au féminin, je me laisse pousser les cheveux, je ne veux pas me muscler, je déteste la bière et le foot, et, drame, j’adore les robes, le maquillage et le rose.

Deuxièmement, j’ai une seule lettre d’une proche qui atteste de mon genre masculin. En général, il en faut 3 ou 4.
Des personnes moins proches m’ont proposées de m’en faire, malheureusement, on atteste sur l’honneur et c’est vraiment les personnes proches qui peuvent le faire. J’ai refusé leur proposition, très touchante, mais je ne veux pas non plus les faire mentir à l’État. Et je ne peux pas demander à des personnes trans proches de moi de m’en faire car on doit attester avec la civilité légale. Hors de question qu’elles attestent avec une identité imposée.Merci à elleux pour leur propostion, et merci à mon amie qui m’a fait l’attestation.

Cela dit, je ne renonce pas totalement au CEC.

Quand il sera libre et gratuit sur simple déclaration en mairie.

C’est un « choix » que de ne pas vouloir être insulté.e et humilié.é devant des juges, et de continuer à subir un État-civil non-conforme.

 

Ami.e.s des associations LGBT+, créateurs.trices des affichent des marches des fiertés :

Ce n’est pas une gay pride, ce n’est pas la fête foraine.
Le mot d’ordre n’est pas « Droit des trans » gribouillé vite fait sur une belle affiche.

Le mot d’ordre, c’est « Changement d’État-Civil libre et gratuit pour les personnes trans »

C’est pas plus long pour vous faire chier, c’est juste : 1) Détaillé (« droit des trans » c’est quoi ? Quel.s droit.s ? Pourquoi ? Dans quel but ?) et 2) Respectueux (on n’est pas « des trans » mais « des personnes trans », « trans » est un adjectif)

 

 


 

Point voc :

CEC : Changement d’État-Civil, procédure actuellement longue et coûteuse qui permet, à terme, si positive, de pouvoir changer l’ensemble de tous les papiers administratifs selon « l’identité d’usage » comme étant « l’identité légale ».

Hystérectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait de l’utérus, et-ou du col de l’utérus.

Ovarectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait des ovaires.

Eugénisme : Application forcée de la théorie de l’évolution. Ne pas aider des personnes supposées faibles, des personnes ne faisant pas partie d’une élite. Les empêcher de se reproduire. (ex : stérilisation forcée des personnes trans et handicapées)

 

S’il y d’autres mots à préciser, à définir ou un contexte à éclaircir, vous pouvez m’en faire part par commentaire.

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS – 12ème Mois | 19.02.2016 - 19 h 03 | 1 COMMENTAIRES
Un an de THS, ça donne quoi ?

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(Je vais en parler de façon binaire homme/femme, masculin/féminin, pour mieux expliquer mon ressentis, mais il va de soi que mon (absence de) genre est toujours agenre à ce jour)

Aujourd’hui, nous sommes le 15 février 2016. Il y a un an et dix jours, je commençais mon hormonothérapie.
Et ça fait 3 mois et 12 jours que j’ai un torse plat.

Souvenirs :

Quand j’ai reçu mon attestation psychiatrique ici
Quand j’ai reçu mes ordonnances ici et ici
Quand j’ai eu ma mammectomie (avant l’opération, jour-j et post-op, convalescence)

 

Cette année a eu des périodes que je trouvais lentes.
Je voyais que mon apparence changer à peine, très lentement, et surtout, les premiers changements étaient les plus désagréable pour moi (boutons, odeurs fortes, muscles, etc.)
Puis vers août, à 6 mois de THS, je voyais qu’on s’adressait à moi de plus en plus au masculin. Je commençais à paraître plus masculin.
À partir de ce moment-là, j’ai compris que j’ai bénéficié de deux périodes de changements.

La première, du début jusqu’à six mois. Il s’agit d’effacer toute trace d’assignation féminine. Violent, bagarreur.
La seconde, à partir de 6 mois, c’est le moulage de mon genre, de mon apparence. Calme, doux.

Je constate donc au second semestre de cette année sous testostérone, que les changements sont plus lents. Les hanches s’effacent lentement, mais sûrement. C’est ce que j’attendais le plus.
Je tente de me construire au masculin, sans y faire plus attention.

Les changements sont plus lents une fois que le plus gros est fait, car il s’agit juste de continuer le travail, en gros. Actuellement, c’est la pilosité faciale qui évolue le plus, les hanches, la répartitions des graisses. Ça reste très lent. C’est presque pas visible d’un mois sur l’autre.

Au niveau de la socialisation, c’est compliqué, je ne sors jamais de l’appartement, mais j’avoue que j’ai moins de regard, de remarques et moins peur aussi.
J’ai toujours ce réflexe de me méfier, le soir, quand il y a une personne que je perçois masculine, mais moins qu’avant car il me faut un temps de réflexion « je ne risque plus rien, j’ai une apparence un peu plus masculine »

Quand je sors pour l’administratif, et donc confronté à des gens qui se basent sur mon apparence, je suis Tom-Alex, je suis un homme, ça ne va généralement pas plus loin que ça.

D’ailleurs, petite expérience (involontaire, comme toujours) à la CAF.

On voulait un renseignement, j’ai dû me connecter sur l’ordinateur là-bas, devant la dame, et bien que mon prénom de naissance apparaissait clairement, avec la civilité Madame ou Mademoiselle, je ne sais plus, la conseillère n’a pas bronché, n’a pas pris en compte et je suis resté Monsieur pendant le reste du court entretien. Et pourtant elle a bien vu les données.
Donc, si lors des entretiens administratifs je suis Monsieur malgré les papiers Madame, je pense que ça passe crème ailleurs.

Psychologiquement, je cherche maintenant à conformer mon corps selon mes attentes personnelles et individuelles. Donc j’ai encore du travail pour être bien dans ma tête, puisque ça passe par mon corps. Mais ça n’a aucun rapport avec les hormones.
Aussi, le dosage me va bien, ça me suffit, et la fréquence de prise également.
J’avoue avoir la trouille avant chaque prise car douloureux et embêtant, mais j’essaie de prendre sur moi.

 

Après, si je puis me permettre de donner quelques conseils :

– Si il y a parmi vous des personnes assignées filles, si vous vous demandez si vous devez ou pas prendre des hormones sachez ceci : (valable pour des assigné.e.s garçon qui se demandent pour le THS trans féminin)

– Ne le faites pas pour le regard de l’autre, mais pour votre bien-être intime, personnel, qui ne regarde que vous. La transition, c’est comme un magasin. Tu as le rayon hormones, opérations, vêtements, activités, coiffures, etc. Tu mets dans ton panier ce que tu veux, quand tu veux, comme tu veux. Tu n’es pas obligé.e de passer par un rayon que tu n’as pas envie de voir.

– Les hormones, c’est à vie. Et je ne parle pas de la prise d’hormones. Je parle des effets. Certains sont irréversibles. Et après une hystérectomie / une vaginoplastie, c’est encore plus dangereux d’arrêter.

– Si tu penses que ton apparence actuelle te correspond, ne cherche pas à accéder à quelque chose qui ne t’ira pas dans l’unique but d’être validé. Les hormones, opérations et CEC ne vont pas faire de toi plus un homme/une femme/un.e NB que tu ne l’es déjà.

– Il faut savoir qu’une transition médicale, ça implique des sacrifices et des bénéfices.
Essaie d’imaginer si tu peux une balance (comme celle de la justice, par exemple)
Sur un plateau, tu mets tous les sacrifices que ça impliquerait, et sur l’autre plateau, les bénéfices.
Si pour toi sacrifier de l’argent et du temps est moins coûteux que le bien-être que ça va te procurer, alors le bénéfice est supérieur aux sacrifices.
C’est cette métaphore qui a aidé des connaissances à vraiment réfléchir à ce qu’iels voulaient. Une sort de liste « pour et contre »

– Si tu sens que tu vas avoir des difficultés seul.e et que ton entourage cis ne peut pas t’aider, essaie de voir si il y a des personnes dans le coin ou la région près de chez toi qui ont commencé ou veulent commencer une transition.
J’ai été guidé par Damia de A à Z et, à mes 6 mois de traitements, j’ai chopé un ami par la peau du cou lorsque j’ai eu un RDV chez l’endoc’ et on a pu l’avoir ensemble, moi pour continuer, et lui pour commencer. (C’est qu’un exemple)

– Dernière chose :
Si tu doutes de toi en te disant « je suis trop féminin/masculin pour ressembler à un garçon/une fille/androgyne/autres apparences » dis-toi que certaines personnes trans sont parties de très loin

Voici une photo un an avant mon THS et une autre à THS + 8 mois environ

 

T-Alex 2K15 (10)

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Et mon torse, 3 mois et 12 jours post-op (cliquez dessus pour agrandir)

 

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Coming-Out | Perso | 05.02.2015 - 00 h 17 | 1 COMMENTAIRES
Paris, Le Deal.

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Aujourd’hui, j’ai déboursé 80€ pour aller à Paris. Et Damia aussi.

Comment pouvons-nous nous permettre de dépenser autant en période de parcours sans ALD et avec des ressources compliquées ?

C’est pas si compliqué.

Mon père n’a qu’un souhait. Que je retourne voir un psy. Qui connaît le sujet des trans.

Je dois donc me refaire valider. Et j’aime pas ça. Demain, je vais voir un endocrinologue et j’ai pas besoin d’une seconde attestation, de rater ENCORE des cours pour ça.

Et aussi : C’est épuisant de toujours avoir à toujours se justifier, se légitimiser, raconter des passages tel que la puberté à ENCORE une personne qui est là pour juger si t’es bien toi.

C’est fatigant. Donc demain, je vais chez cet endocrinologue, en espérant avoir une ordonnance.

Quand j’ai eu mon père au téléphone, je lui ai dit que ça coûterait 80€ à moi et à « une amie », que c’est épuisant et INUTILE.

Et je lui ai fait une comparaison :

Quand on a un accident de voiture.

Mon père est propriétaire d’une voiture.
Je suis la voiture. Nous avons un accident.
Nous-même constatons que le pare-choc avant de la voiture est bousillé. Ça se voit. C’est un constat. Il tiendra pas le choc.
Le garagiste serait l’endocrinologue et les concessionnaires auto seraient les psychiatres. Il nous faudrait juste aller chez le garagiste pour réparer et voilà.
Mais non. Il faut valider chez un premier concessionnaire auto que le pare choc est en mauvais état. Puis après,papa te dit que finalement, c’est un charlatan. Il l’a vu en une seule fois. Alors il va payer des trajets avec un pare-choc qui tient de moins en moins. C’est dangereux. Pour aller voir d’autres concessionnaires auto. Qui mettront peut-être six séances pour s’en rendre compte et te donner ce certificat pour aller chez le garagiste. Et là, oui, papa peut éventuellement croire que le pare-choc est cassé alors qu’il est de plus en plus bousillé.

C’est la même chose psychologiquement. La. Même. Chose.

Lundi j’irais donc à Paris faire ce fichu rendez-vous-perte-de-temps-considérable.

Le seul avantage ? J’y verrai un ami.

C’est tout. Heureusement qu’il sera là, sinon, ça m’aurait VRAIMENT foutu les boules d’y aller JUSTE pour une psychiatre, dont je ne sais même pas si elle délivrera la fameuse attestation.

Je serais le PLUS masculin possible. Mais malheureusement, le corps a ses limites et ce ne sera que « du travestissement masculin ».

Je ferais mon possible pour la convaincre. Pour qu’on me foute la paix avec ça.

Je vous tiens au courant demain pour l’endocrinologue.

Perso | Pré-THS | 14.01.2015 - 02 h 44 | 4 COMMENTAIRES
Le Premier Docteur.

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Aujourd’hui, à 17h30, j’ai vu le psychiatre avec qui on avait pris rendez-vous la semaine dernière.

J’ai bien stressé toute la journée, pendant mes trois derniers examens du semestre, et au final, je me suis retrouvé dans son bureau plus rapidement que je le ressentais.

Mes jambes tremblaient, je respirais très rapidement. Quelque chose au fond de moi voulait que ça ne marche pas. Qu’il me dise que non, je ne souffre pas de l’état de dysphorie de genre. Pour ne pas avoir à subir la suite. Les parents.

Damia m’accompagne, comme c’était prévu. Nous sommes devant le bâtiment. C’est assez bizarre il ne ressemble pas aux bâtiments typiques des psys ou docteur. Seule la plaque le signalait ici.

On sonne, il nous ouvre. On arrive dans la salle d’attente. Je suis tendu. Cinq minutes après, il arrive, on lui sert la main. C’est un homme assez âgé. J’ai peur qu’il soit pas aussi transfriendly qu’on me l’ait dit.

Nous rentrons dans son bureau. Deux fauteuils noirs très imposants sont placés devant son bureau.
Je me place à gauche, Damia  à droite.

Il s’installe.

Il me demande quel est l’objet de notre visite. Je bafouille un « C’est pour mes questionnements, même si je pense et suis sûr d’en avoir les réponses, sur ma dysphorie de genre. »

Il acquiesce.

Acceptera, acceptera pas ?

Durant tout l’entretien, il s’est montré bienveillant, attentionné, il a posé des questions assez précises pour certaines, il était ouvert et très agréable.

Ses questions ne ressemblaient en rien à celle de cet article

Il voulait savoir si j’étais sûr de ma démarche, si je voulais le faire ; il m’a demandé plus précisément si il était intéressant pour moi de devenir un homme.

(question très intéressante, n’est-ce pas?)

Je lui ai parlé de mon expérience avec le psychologue de la fac (lien), il a été surpris par les trois questions suivante qu’on m’avait posé concernant :

ma vie sexuelle (sa réaction « Mais quel est le rapport ? »),

mon orientation sexuelle (« Mais le rapport aussi, là-dedans ? »),

la sexualité de mes parents (*simple écarquillements des yeux, d’étonnement et désabusé*)

Il m’a précisé (et c’était la deuxième meilleure chose de la séance) que d’être trans n’était ni un délit, ni une maladie, ni un handicap, ni une honte. (je planais)

Finalement, l’entretien n’était pas aussi long et épuisant que Damia et moi le craignions, mais il s’est révélé être efficace puisque ça y est, j’ai enfin le Graal. L’attestation. Quand il m’a demandé « C’est donc une déclaration de ma part précisant que vous êtes dans un état de dysphorie de genre ? » j’ai bugué. Genre. On nage en plein délire là. (je sur-planais)

« Euh… Oui » *yeux écarquillés*

« Bon, je soussigné etc. dans une démarche de… je mets transsexualité, ça vous convient ? »

Je lui dit que je préfère le terme « transidentité » (Je planais, je sur-planais et je re-planais derrière)

Le seul point négatif était qu’il me genrait au féminin, mais Damia et moi ne lâchions rien avec le masculin quand ça me concernait.

Pour finir, il m’a demandé comment ça se passerait par rapport à ma famille.

Je lui répond qu’il y a un premier coming-out qui a été fait en mai et qu’il s’est très mal passé.

« Oui mais il leur faut du temps, aux parents, c’est normal »

Je lui réponds que ça fait huit mois, et que j’ai dû leur mentir afin de pouvoir retourner sur Dijon.

« Ah oui… Quand même. Tu es mineur ? *regarde son papier* Ah ben non pourtant »

Je lui précise que mes parents ont une forte influence sur moi et que c’est de plus en plus difficile.

Je lui raconte brièvement pour mes cauchemars, liés à mon futur coming-out.

Il me prescrit des anxiolytiques.

Bon maintenant, je pourrais dormir tranquille et être serein vis à vis de ma transidentité.

En effet, certain.e.s ne trouvent pas le besoin de voir un psychiatre (même si c’est obligatoire), en ce qui me concerne, j’avais besoin qu’un professionnel, quelqu’un de neutre, un docteur, valide cet état de dysphorie. Comme si je souhaitais une confirmation officielle de cet état.

Et bien voilà, je l’ai. Dans cette demie-feuille couleur blanc-cassé.

Ça ne résout pas mon problème de coming-out, mais ça avance dans mon tunnel, il y a un tout petit point lumineux au fond.

Perso | 03.01.2015 - 18 h 21 | 5 COMMENTAIRES
Les Psychiatres, Les Questions, Les Stéréotypes.

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Voici donc les questions qu’un psychiatres peut vous poser, afin de vous « valider ».  J’ai lu ça dans un article Facebook, le groupe FtM
Ces questions, si elles sont honnêtement répondues, en allant dans le sens du psychiatre (ça dépend des psychiatres) peuvent vous mener au Saint Graal : L’Attestation.

 

Ces questions concernent les FtMs directement, mais il suffit d’inverser, modifier des trucs pour nos demoiselles.

( Je rajoute mon petit commentaire, avis, sur certaines questions.)

 

 

Attention les yeux, ça pique.

 

 

Comment définissez-vous un homme/une femme ?

Que pensez vous de la maternité ?

Le rapport avec la transidentité ? Un homme FtM a mis au monde son enfant en tant qu’homme et l’allaite.
Des FtMs ont mis au monde leur enfant sociabilisés en tant que femmes Ça ne fait pas moins d’eux des hommes.

 

Pourquoi vous sentez vous plus homme que femme?

Qu’avez vous de masculin?

C’est l’occasion ou jamais de demander à ce psychiatre ce qui fait de lui un homme si c’est un homme (et inversement). 

 

Pourquoi ce choix ?

Vraiment ? Pour vous c’est un choix ? On a choisi d’être malheureux, et tout, et tout ? On s’est dit un jour en se levant : «Tiens ! Aujourd’hui, j’ai bien envie d’être mal dans ma peau, d’avoir envie de me mutiler ou de mourir à chaque douche et de me sentir bonhomme.»

 

Depuis quand votre corps ne vous correspond plus?

Quelle est la différence entre vous et une femme masculine lesbienne?

Euh.. Prrrfffrrrr… Je sais pas, le genre, peut-être ? La raison pour laquelle je suis là ?

 

Avoir porté des fringues masculines dans votre enfance a-t-il influencé votre choix sur cette transition?

*Kof Kof* Laissez-moi juste m’étouffer avec votre question.
Alors, je n’ai pas plus porté de fringues masculins que féminins, ça ne joue pas sur le sentiment, la sensation que l’on a d’être le genre opposé auquel on nous a assigné à la naissance. (Sans nous demander notre avis, hein.)

 

Voulez-vous aller jusqu aux opérations?

Au sujet des enfants, comment voyez vous votre avenir?

Êtes-vous accepté par votre entourage si ils sont au courant?

Je vis pour moi, pas pour les autres.

 

Comment avez vous vécu ce problème dans votre adolescence?

Pensez vous que c’est une transition qui vous rendra « heureuSE »

 Bien sûr que non voyons, je fais ça pour le fun. (On ne relèvera pas le « heureuSE », hein.)

 

Pouvez vous vous imaginer homme sans pénis ?

 Je l’ai été toute ma vie, donc bon, oui.

 

Niveau affectif quel est votre orientation?

Le rapport, s’il vous plaît ?

 

Est ce que vos amis, famille, collègues de travail sont au courant de votre choix et est-ce qu’ils l’acceptent ?

Quels éléments de votre passé pourraient avoir influencé votre ressenti actuel ?

Comment vivez vous avec les différentes parties féminines de votre corps ?

À TON AVIS, SOMBRE CRÉTIN ?

 

Top questions déstabilisantes :

 

Avez vous déjà eu du plaisir avec votre sexe (de femme)?

 Je vois pas ce que cette question vient faire là. On est censé dire quoi pour que vous nous donniez l’attest’, que «non, c’est moche, c’est nul» ?

 

 

Top questions et religion

 

Comment vivez vous ça par rapport à l’Islam et votre conscience? (Pour les FtM Musulmans, mais peut être posé pour les autres religions)

 

 

Top des questions les plus stupides.

 

Pourquoi voulez-vous devenir un homme ?

Comme ça. Ma vie est plate, alors bon.

 

Qu’auriez vous fait si vous aviez vécu au Moyen-Âge ?

QUOI ?

 

Savez-vous pourquoi c’est tombé sur vous ?

Je cite Franck Dubosc :  » Y a des fois où on a l’impression que la nature s’acharne. C’est vrai, on a l’impression qu’elle choisit quelqu’un comme ça et qu’elle se dit toi là, tu vas en chier ! »

 

Pourquoi êtes vous là?

En fait, je me baladais dans le coin, et je me suis dit : « pourquoi pas. »