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Les questions, les réponses...
Perso | 27.04.2016 - 20 h 09 | 2 COMMENTAIRES
Hystérectomie, CEC, droits et « choix »

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Nouveautés concernant mon parcours.

Il y a 2 mois environ (à savoir que je n’ai aucune notion du temps, donc bon) j’ai parlé avec un ami ayant un parcours trans masculin qui a eu une consultation chez une gynéco pour son hystérectomie. Il m’a parlé de ce rendez-vous comme étant safe. La gynécologue opère les personnes trans masculine, sans exiger d’elleux une mammectomie avant. Juste attestation psy et lettre d’un généraliste (cette dernière information à confirmer) (Pour ce qui est du temps d’hormonothérapie, je ne sais pas)

Je me réjouis d’avoir enfin une adresse confirmée. L’ami se fait opérer un mois après ledit rendez-vous. Il est content des services médicaux.

Je demande à Damia de téléphoner afin d’avoir plus d’informations.
Je me rends compte que c’est une très bonne chose de l’avoir dans son carnet d’adresse : Elle s’adapte à ses patient.e.s pour faire tel type d’opération (hystérectomie total, sub-totale, radicale, ovarectomie, etc.)

Je contacte un ami qui veut faire son hystérectomie avant la mammectomie, car plus urgent pour lui. On se met d’accord pour voir quand prendre rendez-vous pour y aller ensemble. Je suis content.e, ça avance un peu.

 

Et je réfléchis.
Pourquoi je fais cette opération ?
Pour quoi et pourquoi ?Quel est le but de cette opération ?
Est-ce que c’est comme la mammectomie ?
Est-ce que j’en ai besoin, je la veux ?

Cette fois, ça ne se présente pas comme pour la mammectomie. Je ne suis pas enjoué.e de faire l’opération. Je suis enjoué.e de savoir qu’il y a une bon praticienne dans le coin, mais subir l’intervention (subir, et non pas bénéficier) mouaif bof.

Je réfléchis. J’ai pas envie de m’embêter d’une opération qui va me couter de l’énergie, du temps de rétablissement pour modifier une lettre sur mon État-Civil.

J’envoie donc ce matin un message à ledit ami pour l’informer que je ne suis pas intéressé.e par cette opération.

Être stérile pour changer une lettre.
Être stérile pour être reconnu.e comme étant toi.
Je ne compte pas porter d’enfant, aujourd’hui. Je ne veux pas d’enfant, mais je ne veux pas être opéré.e pour faire bonne figure devant des juges « Regardez, j’ai plus d’utérus, je suis un homme ! »
Déjà, j’ai pas de genre, donc pour faire reconnaître ça, grattez-vous.
Mise à part cette histoire de non-binarité, ça va me changer quoi ?
J’ai peur de cette opération, car je ne la veux pas.

Je ne veux pas obéir à un État transphobe et eugéniste.
Demander la stérilisation des personnes trans pour leur accorder des papiers conformes, c’est du chantage.
« Prouvez-nous que vous ne pouvez pas vous reproduire, sous-humains, et on vous donne vos papiers sous réserve que votre tronche nous revient »

 

Après, vous me direz « Mais tu peux essayer d’obtenir ton CEC sans cette opération, non ? Il y a des villes où ça a fonctionné »
Ah oui, je pourrais. Mais j’ai 2 bonnes raisons de pas vouloir faire ça

Premièrement, c’est long, c’est chiant, c’est cissexiste, et on va étudier un dossier que j’aurais monté pour savoir si je suis bien un mec. Sauf qu’ils auront beau chercher, rien en apparence ne prouve que je suis un mec : on s’adresse à moi encore au féminin, je me laisse pousser les cheveux, je ne veux pas me muscler, je déteste la bière et le foot, et, drame, j’adore les robes, le maquillage et le rose.

Deuxièmement, j’ai une seule lettre d’une proche qui atteste de mon genre masculin. En général, il en faut 3 ou 4.
Des personnes moins proches m’ont proposées de m’en faire, malheureusement, on atteste sur l’honneur et c’est vraiment les personnes proches qui peuvent le faire. J’ai refusé leur proposition, très touchante, mais je ne veux pas non plus les faire mentir à l’État. Et je ne peux pas demander à des personnes trans proches de moi de m’en faire car on doit attester avec la civilité légale. Hors de question qu’elles attestent avec une identité imposée.Merci à elleux pour leur propostion, et merci à mon amie qui m’a fait l’attestation.

Cela dit, je ne renonce pas totalement au CEC.

Quand il sera libre et gratuit sur simple déclaration en mairie.

C’est un « choix » que de ne pas vouloir être insulté.e et humilié.é devant des juges, et de continuer à subir un État-civil non-conforme.

 

Ami.e.s des associations LGBT+, créateurs.trices des affichent des marches des fiertés :

Ce n’est pas une gay pride, ce n’est pas la fête foraine.
Le mot d’ordre n’est pas « Droit des trans » gribouillé vite fait sur une belle affiche.

Le mot d’ordre, c’est « Changement d’État-Civil libre et gratuit pour les personnes trans »

C’est pas plus long pour vous faire chier, c’est juste : 1) Détaillé (« droit des trans » c’est quoi ? Quel.s droit.s ? Pourquoi ? Dans quel but ?) et 2) Respectueux (on n’est pas « des trans » mais « des personnes trans », « trans » est un adjectif)

 

 


 

Point voc :

CEC : Changement d’État-Civil, procédure actuellement longue et coûteuse qui permet, à terme, si positive, de pouvoir changer l’ensemble de tous les papiers administratifs selon « l’identité d’usage » comme étant « l’identité légale ».

Hystérectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait de l’utérus, et-ou du col de l’utérus.

Ovarectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait des ovaires.

Eugénisme : Application forcée de la théorie de l’évolution. Ne pas aider des personnes supposées faibles, des personnes ne faisant pas partie d’une élite. Les empêcher de se reproduire. (ex : stérilisation forcée des personnes trans et handicapées)

 

S’il y d’autres mots à préciser, à définir ou un contexte à éclaircir, vous pouvez m’en faire part par commentaire.

Perso | 31.03.2016 - 10 h 37 | 0 COMMENTAIRES
Aujourd’hui c’est le TDoV. 31.03.2016

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale de la visibilité trans.
Aujourd’hui, malgré cette journée, personne ne parlera de nous aux infos.
Personne ne va parler de nous et il n’y aura pas de publicités marketing sur notre dos chez Auchan, Carrefour ou Leclerc.

Aujourd’hui, nous serons peut-être visibles sur Twitter, pas plus loin que la sphère militante.
Sur Yagg aussi, visibilité aidée par les quelques cis qui râleront dans mes commentaires pour dire qu’on parle encore de nous.
Sur Facebook, pas plus loin que dans le cercle d’ami.e.s et des translovers.
Sur d’autres réseaux sociaux peut-être, entre concerné.e.s, sur YouTube, peut-être et encore.

Aujourd’hui, en France, et sûrement ailleurs, en ce jour de visibilité trans nous allons rester invisibles.

Nous avons été invisibles pour le TDoR (journée du souvenirs trans, le 20 novembre dernier et chaque année en Novembre)

Nous sommes invisibles tout le temps, sauf…

Quand ça arrange les parents pour nous invalider
« Regarde ce trans qui s’est suicidé parce qu’il était pas une femme en fait »
Ou encore
« Regarde, elle est morte car elle était trans »

Quand c’est pour se moquer de nous
« J’ai vu cette vidéo buzz où un mec se réveille à côté d’une transsexuelle, il a trop flippé ! »

Quand c’est pour nous agresser, nous insulter, et pire encore
« Punaise, mais t’as vu l’travelo qui vient de passer ? Viens, on lui fait pas la peau ! »
« Hey, toi, t’es un homme ou une femme ? »
« T’es opérée ? Tu t’es faite couper la bite ? Pfrrrr »

Quand c’est pour nous fétichiser
« Tiens, je me ferais bien prendre par une transsexuelle ! »

Et les mecs trans ? Pas d’exemple avec les mecs trans ?
Non.
Premièrement, aux yeux des gens et de la société, nous sommes invisibles. Même s’il paraît que nous sommes de plus en plus connus.
Deuxièmement, nous ne sommes pas cette catégorie qui s’en prend le plus plein la gueule.
Chanceux ? Je sais pas. Et je ne sais pas pour combien de temps encore.

Aujourd’hui, c’est le TDoV et je parle de violence, de transphobie, d’invisibilité.
Parce qu’on en parle jamais.

Enfin, si en novembre de chaque année, où il y a un compte rendu de combien de personnes trans sont mortes assassinées depuis le début de l’année.
Pourtant, nous existons tous les jours.
La violence aussi.

Je parle aussi de cette violence qu’a vécu Damia.

Peu après le TDoV, l’an dernier.
Pour ce jour, elle avait posté une photo d’elle en sous-vêtement sexy sur Facebook.
C’est son corps, c’est son droit, c’est son espace. Personne ne doit la contredire ou lui faire des remarques.

Plus tard, environ 2-3 mois après, il y a eu un débat sur un site qui a publié un article transphobe. Damia est allée commenter, et un mec est venu commenter ceci :

aa0DHlZS

Damia a publié la screencapture sur son Facebook, en dénonçant sa transphobie.
Puis, une « amie », une fille de l’association où nous étions (donc dans la sphère lGb(t)) lui a posté ça :

rL-zfwxF

La violence de ses paroles est terrible.
Elle parle sans savoir ce que c’est qu’être trans.
Elle sous-entend que Damia n’est pas une vraie fille, parce que trans.
Mise à part son paternalisme, si Damia ne cherche pas de boulot, c’est par fainéantise.
Non.
Chercher du travail avec des papiers non-conformes à son identité, c’est se mettre en danger.
Certaines personnes le font, d’autres non.
Ce n’est pas une questions de courage ou volonté.
C’est individuel.
Ce que je dénonce ?
Tout.

L’invisibilité des personnes trans dans la société, au sein même des asso LGBT.
L’invisibilité physique et abstraite des personnes trans.
Quand on sait qu’elles sont là, on les ignore, on les efface, car elles sont « trop compliquées » et on ne cherche pas non plus à savoir comment faire.

Aujourd’hui c’est le TDoV, pour les personnes trans hormonées, opérées ou non.
Pour les majeur.e.s.

On oublie trop souvent nos plus jeunes frangin.e.s de 4, 8, 10, 14, ou 16 ans qui sont obligé.e.s, pour celleux qui savent déjà, de ne rien dire, se cacher, s’enfouir dans un placard très étroit, pour se protéger.
On oublie nos ami.e.s qui ont choisi (ou non) de ne faire aucune opération et/ou de ne prendre aucun THS.
Qui sont invisibles car pas out, ou sans cesse invalidé.e.s (« pas de THS, pas trans »)
On oublie les personnes non-binaires qui se battent pour rester en-dehors des cases binaires.
On oublie ces personnes, enfants, adolescents, adultes, âgées, qui ne savent qui elles sont réellement faute de visibilité trans, faute de repères.
On oublie les personnes trans racisées, celles qui en bavent le plus.
Les personnes trans et handicapées.
Les personnes trans SDF.

Aujourd’hui c’est le TDoV
Aujourd’hui, soyez visibles si vous le pouvez, si vous le voulez.
Aujourd’hui, c’est le moment d’aider une personne à se découvrir, d’aider un personne à sortir de l’isolement.
Aujourd’hui, soyons fier.ère.s de qui nous sommes. D’être arrivé.e.s à combattre mal-être, médecins, transphobie et d’être là pour le clamer.

Soyons nous, et faites fermer leur gueule aux cis qui ont toutes l’année pour être visibles partout, tout le temps et râler contre nos existences.
Luttons contre la SoFECT qui se sert de nous pour se faire du fric et se permet de choisir si on est capable ou non, si on est assez trans ou non pour accéder à ce dont on a besoin.
Soyons solidaires, serrons-nous VRAIMENT les coudes pour nous aider, conseiller quand on le peut.
Oublions nos débats futiles qui nous divisent.
Il est temps de se réveiller et d’arrêter de se faire bouffer et marcher dessus.

Aujourd’hui c’est le TDoV, je suis là, bien vivant, j’existe et je ne suis pas seul.

 

 

 

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS – 12ème Mois | 19.02.2016 - 19 h 03 | 1 COMMENTAIRES
Un an de THS, ça donne quoi ?

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(Je vais en parler de façon binaire homme/femme, masculin/féminin, pour mieux expliquer mon ressentis, mais il va de soi que mon (absence de) genre est toujours agenre à ce jour)

Aujourd’hui, nous sommes le 15 février 2016. Il y a un an et dix jours, je commençais mon hormonothérapie.
Et ça fait 3 mois et 12 jours que j’ai un torse plat.

Souvenirs :

Quand j’ai reçu mon attestation psychiatrique ici
Quand j’ai reçu mes ordonnances ici et ici
Quand j’ai eu ma mammectomie (avant l’opération, jour-j et post-op, convalescence)

 

Cette année a eu des périodes que je trouvais lentes.
Je voyais que mon apparence changer à peine, très lentement, et surtout, les premiers changements étaient les plus désagréable pour moi (boutons, odeurs fortes, muscles, etc.)
Puis vers août, à 6 mois de THS, je voyais qu’on s’adressait à moi de plus en plus au masculin. Je commençais à paraître plus masculin.
À partir de ce moment-là, j’ai compris que j’ai bénéficié de deux périodes de changements.

La première, du début jusqu’à six mois. Il s’agit d’effacer toute trace d’assignation féminine. Violent, bagarreur.
La seconde, à partir de 6 mois, c’est le moulage de mon genre, de mon apparence. Calme, doux.

Je constate donc au second semestre de cette année sous testostérone, que les changements sont plus lents. Les hanches s’effacent lentement, mais sûrement. C’est ce que j’attendais le plus.
Je tente de me construire au masculin, sans y faire plus attention.

Les changements sont plus lents une fois que le plus gros est fait, car il s’agit juste de continuer le travail, en gros. Actuellement, c’est la pilosité faciale qui évolue le plus, les hanches, la répartitions des graisses. Ça reste très lent. C’est presque pas visible d’un mois sur l’autre.

Au niveau de la socialisation, c’est compliqué, je ne sors jamais de l’appartement, mais j’avoue que j’ai moins de regard, de remarques et moins peur aussi.
J’ai toujours ce réflexe de me méfier, le soir, quand il y a une personne que je perçois masculine, mais moins qu’avant car il me faut un temps de réflexion « je ne risque plus rien, j’ai une apparence un peu plus masculine »

Quand je sors pour l’administratif, et donc confronté à des gens qui se basent sur mon apparence, je suis Tom-Alex, je suis un homme, ça ne va généralement pas plus loin que ça.

D’ailleurs, petite expérience (involontaire, comme toujours) à la CAF.

On voulait un renseignement, j’ai dû me connecter sur l’ordinateur là-bas, devant la dame, et bien que mon prénom de naissance apparaissait clairement, avec la civilité Madame ou Mademoiselle, je ne sais plus, la conseillère n’a pas bronché, n’a pas pris en compte et je suis resté Monsieur pendant le reste du court entretien. Et pourtant elle a bien vu les données.
Donc, si lors des entretiens administratifs je suis Monsieur malgré les papiers Madame, je pense que ça passe crème ailleurs.

Psychologiquement, je cherche maintenant à conformer mon corps selon mes attentes personnelles et individuelles. Donc j’ai encore du travail pour être bien dans ma tête, puisque ça passe par mon corps. Mais ça n’a aucun rapport avec les hormones.
Aussi, le dosage me va bien, ça me suffit, et la fréquence de prise également.
J’avoue avoir la trouille avant chaque prise car douloureux et embêtant, mais j’essaie de prendre sur moi.

 

Après, si je puis me permettre de donner quelques conseils :

– Si il y a parmi vous des personnes assignées filles, si vous vous demandez si vous devez ou pas prendre des hormones sachez ceci : (valable pour des assigné.e.s garçon qui se demandent pour le THS trans féminin)

– Ne le faites pas pour le regard de l’autre, mais pour votre bien-être intime, personnel, qui ne regarde que vous. La transition, c’est comme un magasin. Tu as le rayon hormones, opérations, vêtements, activités, coiffures, etc. Tu mets dans ton panier ce que tu veux, quand tu veux, comme tu veux. Tu n’es pas obligé.e de passer par un rayon que tu n’as pas envie de voir.

– Les hormones, c’est à vie. Et je ne parle pas de la prise d’hormones. Je parle des effets. Certains sont irréversibles. Et après une hystérectomie / une vaginoplastie, c’est encore plus dangereux d’arrêter.

– Si tu penses que ton apparence actuelle te correspond, ne cherche pas à accéder à quelque chose qui ne t’ira pas dans l’unique but d’être validé. Les hormones, opérations et CEC ne vont pas faire de toi plus un homme/une femme/un.e NB que tu ne l’es déjà.

– Il faut savoir qu’une transition médicale, ça implique des sacrifices et des bénéfices.
Essaie d’imaginer si tu peux une balance (comme celle de la justice, par exemple)
Sur un plateau, tu mets tous les sacrifices que ça impliquerait, et sur l’autre plateau, les bénéfices.
Si pour toi sacrifier de l’argent et du temps est moins coûteux que le bien-être que ça va te procurer, alors le bénéfice est supérieur aux sacrifices.
C’est cette métaphore qui a aidé des connaissances à vraiment réfléchir à ce qu’iels voulaient. Une sort de liste « pour et contre »

– Si tu sens que tu vas avoir des difficultés seul.e et que ton entourage cis ne peut pas t’aider, essaie de voir si il y a des personnes dans le coin ou la région près de chez toi qui ont commencé ou veulent commencer une transition.
J’ai été guidé par Damia de A à Z et, à mes 6 mois de traitements, j’ai chopé un ami par la peau du cou lorsque j’ai eu un RDV chez l’endoc’ et on a pu l’avoir ensemble, moi pour continuer, et lui pour commencer. (C’est qu’un exemple)

– Dernière chose :
Si tu doutes de toi en te disant « je suis trop féminin/masculin pour ressembler à un garçon/une fille/androgyne/autres apparences » dis-toi que certaines personnes trans sont parties de très loin

Voici une photo un an avant mon THS et une autre à THS + 8 mois environ

 

T-Alex 2K15 (10)

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Et mon torse, 3 mois et 12 jours post-op (cliquez dessus pour agrandir)

 

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Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS - 9ème mois | 05.11.2015 - 12 h 27 | 4 COMMENTAIRES
Mettre Les Choses À Plat. (Partie 2)

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Jour-J !

Malgré la prise du médicament à 21h, je me suis endormi vers 23h et réveillé à 4h.

J’ai sûrement somnolé car l’infirmière est arrivée à 7h30 sans que le temps m’eût parut long.

Elle prend ma tension, température aux oreilles, et cherche une veine dans mon bras droit.

Finalement elle piquera pas, ayant trop de difficulté à piquer.

Elle dit que je peux prendre ma douche, et pose un gobelet sur ma table mobile et me dit que je le prendrais quand le brancardier viendra.

Je lui demande s’il est possible de me laver les dents, car le matin, à jeun, c’est limite.

Mon opération est prévue entre 12h et 14h.

8h00, je me lave les dents, prends ma douche désinfectante et m’habille avec la blouse d’opération et le slip fait pour.

Et j’attends qu’on me mette le cathéter.

10h environ, on me pose le cathéter, ça fait mal, on me le pose sur la main, car rien de possible ailleurs.

Suite, l’infirmière me donne un médicament à boire pour quand le brancardier viendra et me dit de ne pas oublier la oublier la blouse.

Vers 13h35, après une longue attente, je suis amené au bloc opératoire.

Les infirmière qui se sont occupées de moi m’expliquaient bien ce qu’il allait se passer

Je suis rassuré, et moins stressé.

On m’injecte le produit pour m’endormir, je trouve marrant la sensation, et je m’endors.

Je rêve un peu durant le sommeil artificiel, et je lutte pour me réveiller, c’est difficile, mais j’y parviens en disant des choses qui n’ont ni queue ni tête et faisant du chantage à l’infirmier (oui, je ne lui dis pas si j’ai mal, s’il me dit pas que je suis plat)

À 16h45 je suis donc réveillé, à 18h je retourne dans ma chambre.

Ce fût long car il n’y avait qu’un seul médecin en salle de réveil pour 5 ou 6 patients.

Du coup, je lui posais mes questions quand il venait s’occuper de moi.

Il m’a mis des anti-douleurs, j’avais mal à 3/10 en me réveillant, et il a attendu un quart d’heure pour voir si ça passait ou non, et je lui ai dit que c’était toujours à 3/10, pas plus.

Je raconte tout cela de mémoire pour le jour-j, car j’avais trop peu de mobilité, et écrire n’était pas confortable, et un peu douloureux.

Je ne peux que manger 2h après mon retour en chambre, et je ne peux pas me lever seul la première fois, ni avant le repas.

Un infirmière m’apporte donc une bassine pour uriner.

On me donne de la glace, pour mettre sur le torse, ça soulage, je suis surpris que ça soulage autant.

On me la change toutes les trois heures, mais il faut pas hésiter à appeler si jamais j’en re-veux ou si ça se réchauffe trop vite.

20h40 je mange enfin, et à peine fini, je veux aller aux toilettes, j’appelle donc l’infirmière de garde qui me dit d’y aller doucement.

Je m’assois, ça tire un peu, mais c’est normal car la première fois que je me lève depuis l’opération.

Je me mets debout, accompagné du porte perfusion, et je vais aux WC.

Plus tard, je pourrais retourner au WC seulement avec Damia, car il y a un appareil à débrancher et rebrancher.

Je m’endors rapidement et je me réveillerais environ toutes les trois heures, c’est-à-dire quand vient l’infirmière de garde pour savoir si tout va bien.

Je lui dis que la glace m’encombre et que je souhaite en avoir que pour le réveil officiel, vers 6h30,

J+1

7h30.

J’avoue qu’il n’est pas évident de dormir, je n’ai qu’une seule position, sur le dos, alors je varie comme je peux avec les jambes.

Le lendemain matin, l’infirmière prend ma tension, la température, et me donne la glace.

Elle me demande pour la douleur, je suis à 2/10, j’arrive très bien à situer ma douleur, ce qui est très pratique pour le personnel médical, savoir exactement où je me situe.

Je demande s’il est possible de me retirer le cathéter, qui est gênant, elle ne sait as encore.

On verra bien.

Elle me demande s’il y a besoin d’aide pour la toilette. Je dis que je préfère que ça soit Damia qui me la fasse, et pour le gilet, elle me dit « Pour l’enlever, asseyez-vous car ça peut libérer de la tension d’un coup et donner des vertiges » Je lui dis que je ne suis pas prêt encore pour ça, elle me répond qu’il n’y a pas de problème, que demain, elle sera obligé de changer les pansements, donc j’ai encore 24h pour anticiper.

Toute la journée, je dormirais encore, car l’anesthésie nous laisse dans le brouillard assez longtemps après l’opération.

À 13h environ, le chirurgien arrive comme une tempête dans ma chambre, je dormais, il vérifie, tout va bien !

Je suis son troisième patient à ne pas avoir de drain, je ne sais pas trop pourquoi cette méthode et pas une autre, mais c’est sûrement trop technique.

Il dit que je peux sortir vendredi, mais n’ayant pas de moyen de transport avant samedi, nous le lui précisons : pas de problème !

Vers 15h, son épouse passe me voir, pour s’assurer que tout va bien, nous donne quelques consignes rassurantes et repart presque immédiatement.

Je note que j’ai plus de mobilité que la veille, et je peux me laver les mains sans avoir trop de difficulté.

Nous ne sommes que mercredi, et j’ai une petite appréhension pour le retour en voiture (avec les secousses).

Nous verrons bien.

16h, une armée d’infirmier.ères arrive, Mes anti-douleur sont terminés, et je le comprends car la machine avertis que c’est terminé avec une alarme, et une douleur là où est posé le cathéter. J’en conclue donc que au torse tout va bien.

On m’enlève le cathéter, on me prend la température et la tension et on me donne de la glace.

Tout ça en même temps !

Me voici devenu sans-fil, libre.

Je suis plus libre de mes mouvements, je n’ai pas mal au torse, tout va bien.

Rien à signaler jusqu’à cette nuit, où j’ai vraiment eu du mal à dormir.

Dafalgant et un autre médicament n’auront pas beaucoup d’effet.

J+2

Il faut que je bouge plus me dit-on, alors Damia me fait ma toilette et je marche un peu dans la chambre en attendant le chirurgien pour le changement de pansement.

Il arrive, je m’installe sur le lit.

Il enlève le boléro et le pansement. Je suis assez surpris de n’avoir mal qu’au milieu, entre les seins.
(oui, c’est toujours des seins que j’ai, même si c’est plat)

Le dessus des seins sont gonflés, ça fait encore des œdèmes, la cicatrices est plongée dans la chair.
Bref, je ne me suis pas attardé dessus. Le chirurgien ne m’oblige pas à regarder.
Il est satisfait, il nous explique un peu tout ce qu’il a fait, quelle cicatrice représente quoi, etc.

Ensuite, il nous dit de patienter, que quelqu’un va venir refaire un pansement neuf.

Nous attendons bien 10 minutes, je ne me sens pas bien avec les cicatrices ainsi, à l’air libre.

L’infirmier arrive, nettoie les plaies avec une douceur à peine croyable et remet un pansement neuf.

Il me ré-agrafe le boléro et je prend un peu de temps pour me remettre de tout ça.

Damia m’a ensuite lavé les cheveux et aidé à mettre un short.
Je ne peux pas mettre de T-shirt, alors je mettrais une veste.

Je pourrais me balader dehors s’il fait beau demain.

Perso | THS - 7ème Mois | 24.09.2015 - 16 h 18 | 0 COMMENTAIRES
Au Sein De Bergerac

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De retour sur internet, me voici avec des nouveautés !

Le 12 Septembre, à 6h, nous avons quitté la Bourgogne pour rejoindre la Dordogne (Voyez la rime)
Après un long périple de sept heures, pauses non-comprises, nous arrivons à Bergerac à 15h environ.
Les parents de Damia nous accueillent, nous visitons l’appartement, il est spacieux.
Avec cuisine, salon, chambre et salle de bain séparées, et non tout dans la même pièce.
Nous déchargeons la remorque et la voiture, et c’est parti pour une partie du rangement ! (que nous terminerons le lendemain)

Ce qui est plus impressionnant, c’est que la taille de notre chambre + salle de bains fait la taille de notre ancien appartement.
Maintenant, nous avons un 38m² (avant, un 12m²) Le plafond haut, les pièces bien distinctes, un balcon et des fenêtre pour aérer et éclairer notre chez nous.
Nous avons tellement peu de choses que ça résonne encore dans l’appartement, mais nous remplirons cela au fur et à mesure.
Comme j’ai pu libérer l’espace qui m’entoure, je me suis mis à ma passion : la cuisine.
Je passe jusqu’à 7h à cuisiner par jour pour Damia et moi, c’est vraiment un bonheur.

Je ne posterais pas de photos de l’appartement sur le blog car les personnes les plus proches les ont déjà vues, et c’est suffisant pour moi.

Nouvelle toute fraîches d’hier : j’ai vu le Dr Coustal qui m’opèrera (mastectommie).
Je serais pris en charge le 2 novembre et opéré le 3 novembre !
Me voilà bien chanceux d’être opéré à 9 mois de THS et par un chirurgien qui a une bonne réputation et me respecte.
De plus, je porterais mon boléro post-opératoire en novembre, où les températures ne sont pas étouffantes, ce sera que mieux !

Je mettrais mon binder en vente après cela, afin de faire profiter un.e ami.e

Je reste à disposition pour des renseignements par rapport à Dijon, autrement dit lieu d’écoute pour le ado – jeunes adultes jusqu’à 25 ans, associations, professionnels de santé safe, etc. Il suffit pour cela de me demander par commentaire (en précisant si oui ou non je publie).

Je vous tiens au courant pour la suite :)

Perso | 14.09.2015 - 11 h 56 | 2 COMMENTAIRES
Un Don Précieux

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Hier, en allant sur le site de mon pot commun, j’ai constaté que le pourcentage de l’avancée est passé de 50% à 85% et que la somme obtenue est passée de environ 750€ à 1275€

Pensant à un bug, je vérifie mes mails Et je vois que quelqu’un a participé en donnant 500€

 

Cassandra Cérès, de son nom de scène, malgré ses faibles revenus, ma donné une somme d’argent très importante

 

Cassandra Cérès, si tu lis cet article, sache que je t’en suis immensément reconnaissant, tu contribues ma future libération

Merci.

Perso | THS - 1er à 6ème Mois | THS - 6ème Mois | 01.09.2015 - 19 h 54 | 0 COMMENTAIRES
Résultats De 6 Mois De THS

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Quelques nouvelles en ce mardi de rentrée des classes

Point environnement :
Le déménagement avance, les cartons se font, la date est avancée au 12 septembre, l’impatience se fait sentir, ainsi que le stress de ne rien oublier niveau administration.

Point relationnel :
Mes parents ont enfin accepté mon identité !
Dimanche 30 août, je les ai revu pour faire le bilan du déménagement. À la base, on était parti pour louer un camion, mais avec les péages (sinon, c’est 11h de routes), l’essence (c’est un camion…) et la location, ça nous revenez au minimum à 670€

Et bon, je ne fais pas un pot commun pour bouger ma maison…
Et les parents se sont proposés de nous aider, nous héberger les deux jours chez eux avant l’état des lieux et tout…
Au début, j’étais pas du tout réceptif, j’avais peur d’être aidé « par défaut » et qu’on me reproches ma grosse prise de poids
Au final, lors d’un appel, ma mère me demande mon prénom, et je lui dis « Alex » car je préfère y aller en douceur avec eux.
Pour le masculin, je leur demande juste d’essayer, et je leur laisse évidemment le droit à l’erreur.
Du coup, le soir suivant, j’ai reçu un SMS de ma mère avec écrit « Bonjour Alex »
J’ai fait une tête bizarre, j’avoue, c’est tout nouveau, mais j’étais (très) heureux.

Et aujourd’hui, j’ai téléphoné à ma grand-mère, qui a elle aussi adopté le prénom Alex.
Si j’avais été assigné garçon à la naissance, je me serais appelé Alexandre, très sûrement, Et comme j’aime beaucoup Tom aussi, j’ai fait mon mixte à moi.

Point transition :
D’un point de vue social, mon apparence ne laisse plus de doute sur mon genre, les monsieur fusent, et c’est vraiment cool.
D’un point de vue médical, c’est autre chose
J’attends ma mammectomie avec impatience, le pot commun avance, mais j’ai reçu une mauvaise surprise
Mes taux de testostérone ne décolle pas

Voici le graphique

résultats

 

Ça paraît géant comme ça, mais j’ai seulement gagné 0,60ng/mL en quatre mois, c’est très peu, ça devrait être beaucoup plus élevé, je suis à six mois de THS…

Le pire, dans tout ça, c’est que je prend le double de la dose prescrite, parce que je le sentais pas, avec une demie-ampoule toutes les trois semaines.
Maintenant, je me dis que j’ai bien fait, car les taux auraient été beaucoup plus bas et j’aurais été mal, moralement.

D’un point de vue prise de poids, je commence à me ré-alimenter correctement, mais je sens que j’élimine un peu trop d’aliment que je pourrais encore consommer. À surveiller donc…

Perso | THS - 1er à 6ème Mois | THS - 6ème Mois | THS - 7ème Mois | 13.08.2015 - 14 h 01 | 4 COMMENTAIRES
Une Demie Année De THS Terminée.

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Aujourd’hui, le 13 Août 2015, c’est sept mois tout rond après l’obtention de mon attestation.
Aujourd’hui 13 Août, c’est aussi 6 mois et une semaine de THS bouclé.

Le bilan ?

Je commence à y voir plus clair, et surtout je vois enfin ce que j’ai de mon ancienne expression de genre disparaître.
Pour les changements qui ont continué après le dernier bilan, voici les nouveautés.
Le visage a bien changé, il est plus carré, les pommettes ont disparu, et mon visage est perçu plus facilement comme masculin.
J’ai eu pas mal d’acné, surtout situé au niveau de la barbe, les épaules et le haut du dos (mon tatouage les a vu passer…)
Maintenant, ça s’est atténué, et j’ai beaucoup plus de poils de barbe, encore fins, mais je suis passé à un rasage quasi quotidien, donc on verra. (Ça pousse surtout à droite – oui, comme le FN)
(Et ça pique)
Et sur le reste du corps, je suis envahi de poils. Sur le ventre, bien visibles, le torse (ça commence), et j’en ai sur les pieds ! (Me reste plus qu’à chercher l’Anneau Unique)
La chute capillaire a diminué.
La peau est toujours très grasse, mais je vais voir si cela est dû à une mauvaise alimentation ou le THS.
Le dicklit n’a pas grandit depuis.
Je transpire énormément, je suis obligé de prendre deux douches par jour, et je ne parle pas de la période caniculaire, et je sens très vite la transpiration, et très fort.
La poitrine n’a pas changé.
Au niveau de la voix, je peux descendre encore plus bas qu’avant, et est plus rauque.
La dysphorie s’atténue, il y a juste la poitrine, mais une mammectomie est prévue, reste à savoir quand, car j’ai des difficultés à remplir mon pot commun. (J’ai un rendez-vous préopératoire le 23 septembre à Montauban)

En revanche, la dysmorphophobie est bien présente, surtout depuis ma grande prise de poids.

J’étais à 60kg au tout début de mon THS, à présent je suis à +20kg (80kg, donc) et c’est très difficile à accepter, je vais donc faire le nécessaire pour perdre du poids.
J’ai commencé tout juste, reste plus qu’à continuer.
Je sais qu’à Bergerac ça sera plus simple (appartement plus spacieux, plus d’espace pour me défouler, faire du vélo, bien-être dû au retour au sud, ma sœur qui va m’aider, etc.)

Damia et moi allons donc vivre dans ce qui nous fait le plus de bien, le Sud
Je me sens revivre depuis la décision de partir.

Avec la famille :

Mamou continue de m’appeler, parfois, elle est un peu casse-bonbon, elle exige de moi que

  • Je ne sois pas gros, c’est moche (pour une dernière rencontre, on repassera…)
  • Je sois bien habillé, le confort on s’en fout, il faut « bien marquer »
  • Je sois sociable (j’ai juste une phobie sociale)
  • Je sois heureux (ça, c’est en cours)
  • Je travaille (or, je sais que je peux pas, j’essaie de faire reconnaître une incapacité à travailler)

 

Et dans la situation où je suis, c’est un peu compliqué de lui faire comprendre, alors j’essaie de trouver des excuses pour ne pas qu’on se voit une dernière fois, car avec l’apparence que j’ai, je lui donnerait raison sur le fait que je ne sais pas me prendre en main, et que le problème, c’est peut-être pas la transidentité (bah non, c’est pas un problème, c’est moi. Mon identité.)

Aussi, elle me dit d’envoyer des message à génitrice. Je lui en ai envoyé deux, auxquels elle n’a pas encore répondu, donc elle ne devait pas être si pressé que ça d’avoir de mes nouvelles…

Perso | 12.08.2015 - 21 h 38 | 2 COMMENTAIRES
Nouveau Départ.

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Je ne vous en ai pas parlé, alors je vais vous l’apprendre : Je n’aime pas Dijon.
Ou plutôt, je ne l’aime plus.

Je vous explique un peu.

Quand je m’y suis installé, c’était en tant que jeune étudiant.
Naïf, peureux, et mal dans sa peau.
Mais je voyais cette ville comme un nouveau départ.
Me faire de nouveaux ami.e.s, être un étudiant qui réussit, et m’épanouir.
Puis je me suis rendu compte de plein de choses, et je me suis pris une baffe dans la tête.
Puis j’ai évolué, j’ai grandi, mais je n’étais pas bien.

J’avais peu de relations, j’ai souffert.
J’ai de mauvais souvenirs dans cette ville.
Dans cette région.
Je suis arrivé en Bourgogne à l’âge de 9 ans, en août.
Et j’ai fêté mon dixième anniversaire, ma première décennie dans ce village en Saône et Loire le 14 septembre 2003.

Cet âge avait une grande importance pour moi. Première décennie, premier âge à deux chiffres, dernière année de classe de primaire avant le collège.
Et je vénérais ce nombre. Le 10.

C’était le pire anniversaire.
Mamou et mon père n’était pas là, ce jour-là, ils terminaient le déménagement.
J’ai été seul avec ma mère, avant que ma tante et mes cousins me rejoignent, pour rendre moins triste cet anniversaire.
C’était mon premier anniversaire hors de la région PACA, dans une région dont je ne connaissais rien, même pas le climat, les gens, les coutumes locales. Rien.

Et les 12 années qui ont suivies n’ont pas été meilleures.
C’est pour cela que je fête mon anniversaire le 5 février, le jour où j’ai eu mon ordonnance de THS, même si ça n’était que l’Andractim, et pas encore les injections (qui sont arrivées le lendemain.)

Maintenant, je suis à Dijon depuis bientôt deux ans.
Et nous avons eu une opportunité, nous partons.

Nous allons nous installer à Bergerac, dans le sud-ouest.
Nous allons retourner dans le Sud, Damia et moi

Je vais me rapprocher de ma tante et sa petite famille, (vous vous souvenez ? Celle qui m’a aidé pour mon premier Coming-Out), et d’une partie de mes ami.e.s.
Et Damia sera plus proche de ses parents et d’une grande partie de sa famille.
Damia m’a demandé quand je souhaiterais faire le voyage Dijon – Bergerac.

 

J’ai regardé mon calendrier et je lui ai dit

« Le 14 septembre. »

Perso | 25.07.2015 - 17 h 22 | 2 COMMENTAIRES
Solidarité Avec Les Ami.e.s

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Post un peu particulier pour cette fois

Sur ma timeline Facebook ainsi que celle de Twitter, je vois passer des pots communs de personnes en transition, qui cherchent à obtenir un coup de main pour une opération, des soins, des frais quelconque.

 

Alors plutôt que d’en voir circuler un plus qu’un autre ou que les autres, je me suis permis de les réunir ici.
Certains sont plus avancés, d’autres demandent moins de sous qu’un ou des autre.s, mais le besoin est le même
Quand quelqu’un fait un pot commun, c’est qu’il y a urgence, une nécessité.

 

Si vous ne pouvez pas donner, un partage, le bouche à oreille, la diffusion sur les blogs, réseaux sociaux, site internets, mails, ça fonctionne.

Un simple partage, c’est déjà des paillettes en plus dans leur cœur.

 

 

 

Je vous mets les liens ici,

 

Je commence par

Asari

Je suis trans non-binaire, afab, et ai à cause de ma dysphorie le besoin urgent d’une mastectomie. Or étant très pauvre, je n’ai absolument pas les moyens de me l’offrir et mes nombreux handicaps excluent tout espoir de trouver un travail me permettant de mettre de l’argent de côté dans ce but.[…]

Son pot est : ICI

 

 

Ensuite, nous avons

Edgar

Je m’appelle Edgar, je suis transgenre et j’ai hâte de passer sur le billard pour mon opération du torse, seulement voilà : je suis en situation de handicap donc mes revenus ne me permettent pas de mettre beaucoup d’argent de côté et si j’ai commencé à le faire, celà n’avance qu’à pas de fourmi.[…]

Son pot est : ICI

 

 

 

Le pot de

Raphaël

Salut, je m’appelle Raphaël, j’ai 20 ans et je suis transgenre. Ça fait quelques temps que j’attends de pouvoir faire mon opération du torse, une mastectomie.
Je suis étudiant indépendant et avec tous les frais de la vie, je ne peux pas financer mon opération tout seul et malheureusement, elle est couteuse.[…]

Son pot est : ICI

 

 

 

Pot suivant,

Evangeline

 […]Depuis mes 8 ans, âge auquel j’ai commencé à comprendre pas mal de chose, j’ai ressenti en moi quelque chose. En faite dans mon âme / esprit/  fort intérieure, je me sentais Fille mais à l’époque je pensais que c’était mon admiration pour les filles qui faisait ça, puis les années passent et mon comportement ressembler plus à celui d’une nana que d’un mec.[…]

Son pot est : ICI

 

 

 

Pot de

Valérianne

 

Je suis trans et dépressive depuis plusieurs années et énormément fragilisée financièrement par de l’aide qui n’est jamais arrivée (famille…) avec des promesses de « on te donnera des sous » et au final c’était à moi de me débrouiller.

J’ai eu des problèmes avec les impôts a rembourser, du déménager 3 fois en a peine un an et demi, m’obligeant a sortir des frais énormes que je n’avais pas (locations de véhicules et garde-meuble).[…]

Son pot est : ICI

 

 

 

Pot de

Erin

Bonjour à tous’tes. Je m’appelle Erin et je suis transféminine. Je vaiscommencer une hormonothérapie qui va féminiser mon apparence. je compte faire en parallèle plusieurs scéances d’épilation laser, d’abord pour le visage, puis quand ça sera suffisament avancé pour que le délai entre chaque scéance soit suffisament long de passer au torse. […]

 

Son pot est : ICI

 

 

Pot de

Romain

Bonjours à tous-tes, je m’appelle Romain, je suis un homme trans de 27 ans.

Ma dentition est complètement bousillée, j’ai donc consulter une dentiste pour trouver une solution. Cette dentiste m’a orienté vers un cabiner de chirurgiens orthodontiste privé qui pourras soigner ma bouche en échange de la somme exorbitante de 8 635 € !!!

Son pot est : ICI

 

 

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