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Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS - 9ème mois | 05.11.2015 - 12 h 27 | 4 COMMENTAIRES
Mettre Les Choses À Plat. (Partie 2)

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Jour-J !

Malgré la prise du médicament à 21h, je me suis endormi vers 23h et réveillé à 4h.

J’ai sûrement somnolé car l’infirmière est arrivée à 7h30 sans que le temps m’eût parut long.

Elle prend ma tension, température aux oreilles, et cherche une veine dans mon bras droit.

Finalement elle piquera pas, ayant trop de difficulté à piquer.

Elle dit que je peux prendre ma douche, et pose un gobelet sur ma table mobile et me dit que je le prendrais quand le brancardier viendra.

Je lui demande s’il est possible de me laver les dents, car le matin, à jeun, c’est limite.

Mon opération est prévue entre 12h et 14h.

8h00, je me lave les dents, prends ma douche désinfectante et m’habille avec la blouse d’opération et le slip fait pour.

Et j’attends qu’on me mette le cathéter.

10h environ, on me pose le cathéter, ça fait mal, on me le pose sur la main, car rien de possible ailleurs.

Suite, l’infirmière me donne un médicament à boire pour quand le brancardier viendra et me dit de ne pas oublier la oublier la blouse.

Vers 13h35, après une longue attente, je suis amené au bloc opératoire.

Les infirmière qui se sont occupées de moi m’expliquaient bien ce qu’il allait se passer

Je suis rassuré, et moins stressé.

On m’injecte le produit pour m’endormir, je trouve marrant la sensation, et je m’endors.

Je rêve un peu durant le sommeil artificiel, et je lutte pour me réveiller, c’est difficile, mais j’y parviens en disant des choses qui n’ont ni queue ni tête et faisant du chantage à l’infirmier (oui, je ne lui dis pas si j’ai mal, s’il me dit pas que je suis plat)

À 16h45 je suis donc réveillé, à 18h je retourne dans ma chambre.

Ce fût long car il n’y avait qu’un seul médecin en salle de réveil pour 5 ou 6 patients.

Du coup, je lui posais mes questions quand il venait s’occuper de moi.

Il m’a mis des anti-douleurs, j’avais mal à 3/10 en me réveillant, et il a attendu un quart d’heure pour voir si ça passait ou non, et je lui ai dit que c’était toujours à 3/10, pas plus.

Je raconte tout cela de mémoire pour le jour-j, car j’avais trop peu de mobilité, et écrire n’était pas confortable, et un peu douloureux.

Je ne peux que manger 2h après mon retour en chambre, et je ne peux pas me lever seul la première fois, ni avant le repas.

Un infirmière m’apporte donc une bassine pour uriner.

On me donne de la glace, pour mettre sur le torse, ça soulage, je suis surpris que ça soulage autant.

On me la change toutes les trois heures, mais il faut pas hésiter à appeler si jamais j’en re-veux ou si ça se réchauffe trop vite.

20h40 je mange enfin, et à peine fini, je veux aller aux toilettes, j’appelle donc l’infirmière de garde qui me dit d’y aller doucement.

Je m’assois, ça tire un peu, mais c’est normal car la première fois que je me lève depuis l’opération.

Je me mets debout, accompagné du porte perfusion, et je vais aux WC.

Plus tard, je pourrais retourner au WC seulement avec Damia, car il y a un appareil à débrancher et rebrancher.

Je m’endors rapidement et je me réveillerais environ toutes les trois heures, c’est-à-dire quand vient l’infirmière de garde pour savoir si tout va bien.

Je lui dis que la glace m’encombre et que je souhaite en avoir que pour le réveil officiel, vers 6h30,

J+1

7h30.

J’avoue qu’il n’est pas évident de dormir, je n’ai qu’une seule position, sur le dos, alors je varie comme je peux avec les jambes.

Le lendemain matin, l’infirmière prend ma tension, la température, et me donne la glace.

Elle me demande pour la douleur, je suis à 2/10, j’arrive très bien à situer ma douleur, ce qui est très pratique pour le personnel médical, savoir exactement où je me situe.

Je demande s’il est possible de me retirer le cathéter, qui est gênant, elle ne sait as encore.

On verra bien.

Elle me demande s’il y a besoin d’aide pour la toilette. Je dis que je préfère que ça soit Damia qui me la fasse, et pour le gilet, elle me dit « Pour l’enlever, asseyez-vous car ça peut libérer de la tension d’un coup et donner des vertiges » Je lui dis que je ne suis pas prêt encore pour ça, elle me répond qu’il n’y a pas de problème, que demain, elle sera obligé de changer les pansements, donc j’ai encore 24h pour anticiper.

Toute la journée, je dormirais encore, car l’anesthésie nous laisse dans le brouillard assez longtemps après l’opération.

À 13h environ, le chirurgien arrive comme une tempête dans ma chambre, je dormais, il vérifie, tout va bien !

Je suis son troisième patient à ne pas avoir de drain, je ne sais pas trop pourquoi cette méthode et pas une autre, mais c’est sûrement trop technique.

Il dit que je peux sortir vendredi, mais n’ayant pas de moyen de transport avant samedi, nous le lui précisons : pas de problème !

Vers 15h, son épouse passe me voir, pour s’assurer que tout va bien, nous donne quelques consignes rassurantes et repart presque immédiatement.

Je note que j’ai plus de mobilité que la veille, et je peux me laver les mains sans avoir trop de difficulté.

Nous ne sommes que mercredi, et j’ai une petite appréhension pour le retour en voiture (avec les secousses).

Nous verrons bien.

16h, une armée d’infirmier.ères arrive, Mes anti-douleur sont terminés, et je le comprends car la machine avertis que c’est terminé avec une alarme, et une douleur là où est posé le cathéter. J’en conclue donc que au torse tout va bien.

On m’enlève le cathéter, on me prend la température et la tension et on me donne de la glace.

Tout ça en même temps !

Me voici devenu sans-fil, libre.

Je suis plus libre de mes mouvements, je n’ai pas mal au torse, tout va bien.

Rien à signaler jusqu’à cette nuit, où j’ai vraiment eu du mal à dormir.

Dafalgant et un autre médicament n’auront pas beaucoup d’effet.

J+2

Il faut que je bouge plus me dit-on, alors Damia me fait ma toilette et je marche un peu dans la chambre en attendant le chirurgien pour le changement de pansement.

Il arrive, je m’installe sur le lit.

Il enlève le boléro et le pansement. Je suis assez surpris de n’avoir mal qu’au milieu, entre les seins.
(oui, c’est toujours des seins que j’ai, même si c’est plat)

Le dessus des seins sont gonflés, ça fait encore des œdèmes, la cicatrices est plongée dans la chair.
Bref, je ne me suis pas attardé dessus. Le chirurgien ne m’oblige pas à regarder.
Il est satisfait, il nous explique un peu tout ce qu’il a fait, quelle cicatrice représente quoi, etc.

Ensuite, il nous dit de patienter, que quelqu’un va venir refaire un pansement neuf.

Nous attendons bien 10 minutes, je ne me sens pas bien avec les cicatrices ainsi, à l’air libre.

L’infirmier arrive, nettoie les plaies avec une douceur à peine croyable et remet un pansement neuf.

Il me ré-agrafe le boléro et je prend un peu de temps pour me remettre de tout ça.

Damia m’a ensuite lavé les cheveux et aidé à mettre un short.
Je ne peux pas mettre de T-shirt, alors je mettrais une veste.

Je pourrais me balader dehors s’il fait beau demain.

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS - 9ème mois | 04.11.2015 - 17 h 33 | 0 COMMENTAIRES
Mettre Les Choses À Plat. (Partie 1)

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Pré-op :

Me voici actuellement à Montauban, accompagné de Damia, dans ma chambre de la clinique du Dr C. qui m’opérera demain.

Cette article est écrit au fur et à mesure des évènements. Certains faits évoluent, donc.

Je vais vous décrire mon séjour de façon à ce que les personnes qui subiront une mastectomie totale aient connaissance de ce qu’il se passera. (Cela peut varier d’un.e clinique/chirurgien.ne à un.e autre)

Nous avions rendez-vous pour l’anesthésiste le vendredi 30 octobre à 14h10, il faut le voir au plus proche de l’opération 3 jours avant celle-ci, au plus tard, un mois.

Me faisant opérer le 3 novembre, et habitant encore loin, j’ai choisi de rapprocher le plus possible le rendez-vous, pour ne pas avoir des frais de transport trop important.

L’anesthésiste qui s’occupera de me mettre dans les vapes est âgé, mais agréable, respecte mon identité.

Dans son bureau, il pose les questions habituelles d’un anesthésiste, autrement dit mes éventuels allergies, opérations passées, etc.

(Je lui ai parlé d’une petite inquiétude au niveau du cœur, il a fait un papier pour le cardiologue, et en fait j’ai rien, donc juste ouf)

Ensuite, nous sommes rentrés à l’hôtel. Et avons passé un week-end au calme.

Lundi, nous quittons l’hôtel à midi, et nous partons pour la clinique immédiatement.
Il est prévu que j’entre à 16h30, mais nous demandons à l’accueil, la chambre n’est pas prête.
Nous attendons sur des fauteuils forts confortables.

15h30, un infirmier vient nous chercher, nous présente notre chambre.
Je suis en chambre seule, c’est très spacieux.

Il y a mon lit, une table de chevet, un grand bureau et son siège, un fauteuil une table qui passe au dessus de ton lit (j’adore ces tables, il m’en faut chez moi).

Nous avons à disposition une salle de bain spacieuse quand même et une penderie pratique (mais pas suffisante pour toutes les robes de Damia)

L’infirmier nous laisse nous installer un moment en prévenant qu’il revient pour me raser la poitrine, et revient avec un lit pour Damia.

Repart et revient immédiatement après avec une petite tondeuse pour le rasage.

Il me rasera tout au-dessus du nombril (c’est-à-dire beaucoup), le torse, les seins, les aisselles et les bras (pas les avant-bras).

Pendant le rasage il remarque que je me gratte entre les seins et dessous chacun d’eux, j’ai de l’eczéma, ça fait deux mois que j’en avais sans savoir ce que c’était…

Il revient après me mettre une sorte de talc exprès pour soigner cela.

Et s’en va.

Donc, rasé, poudré, j’attends le chirurgien pour les marquages.

Un autre infirmier arrive, me demande si je suis bien [Nom, prénom légal] afin de vérifier quand même administrativement.

Voyant ma tête fort peu ravi il me dit, gêné « Enfin… Pour le moment »

Je précise que sur les listes, je suis Monsieur [Nom de famille, prénom légal] afin d’être genré correctement. À l’oral, je suis « Monsieur » et « il », d’où mon indifférence pour le détail administratif.

Il me fais signer quelques papiers, me demande le dossier de consentement du chirurgien, enfin, surtout de la paperasse, c’est pas long, c’est pas contraignant

Ensuite, il me raconte un peu, il dit qu’il saura vers 19h les plannings, donc l’heure à laquelle je serais opéré.

Donc je ne serait peut-être pas opéré l’après-midi comme prévu, mais le matin ? Je ne sais pas.

18h15, on m’apporte mon plateau repas, c’est pas trop mauvais, mais j’ai été vite calé (le stress?)

À 19h, un anesthésiste de garde vient vérifier si tout va bien, s’il y a des traitements en cours depuis le dernier rendez-vous. Il est resté une minute à tout casser.

À 19h30, le Dr C. nous attend à son cabinet, un.e patient.e et moi.

La jeune personne passe avant moi, et, lorsque c’est à mon tour, j’enlève ma veste et mon T-shirt (oui, j’avais une veste alors qu’il fait 25°C dans l’établissement, mais que voulez-vous, je complexe dur)

Il m’a fait les marquages, là où il y aura les téton, la taille des tétons, quelle partie va partir (bye bye!) etc.

Je serais opéré en début d’après-midi.

Je suis revenu, j’ai pris ma douche à la Bétadine, et hop, au lit.

Un infirmier est venu donner des draps à Damia pour son lit.

Il m’a dit que si je voulais un détendeur (médicament pour me détendre) il suffisait de demander, et que je ne devais plus rien consommer à partir de minuit.

Une infirmière de garde arrive à 20h40, elle propose un médicament pour m’aider à dormir, et me dit ce qu’il se passera demain.

On me posera un cathéter au bras, je vais devoir prendre ma seconde douche à la Bétadine et enfiler la tenue de combat.

 

Suite au prochain article.