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Se découvrir FtM...
Les questions, les réponses...
Perso | 31.03.2016 - 10 h 37 | 0 COMMENTAIRES
Aujourd’hui c’est le TDoV. 31.03.2016

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale de la visibilité trans.
Aujourd’hui, malgré cette journée, personne ne parlera de nous aux infos.
Personne ne va parler de nous et il n’y aura pas de publicités marketing sur notre dos chez Auchan, Carrefour ou Leclerc.

Aujourd’hui, nous serons peut-être visibles sur Twitter, pas plus loin que la sphère militante.
Sur Yagg aussi, visibilité aidée par les quelques cis qui râleront dans mes commentaires pour dire qu’on parle encore de nous.
Sur Facebook, pas plus loin que dans le cercle d’ami.e.s et des translovers.
Sur d’autres réseaux sociaux peut-être, entre concerné.e.s, sur YouTube, peut-être et encore.

Aujourd’hui, en France, et sûrement ailleurs, en ce jour de visibilité trans nous allons rester invisibles.

Nous avons été invisibles pour le TDoR (journée du souvenirs trans, le 20 novembre dernier et chaque année en Novembre)

Nous sommes invisibles tout le temps, sauf…

Quand ça arrange les parents pour nous invalider
« Regarde ce trans qui s’est suicidé parce qu’il était pas une femme en fait »
Ou encore
« Regarde, elle est morte car elle était trans »

Quand c’est pour se moquer de nous
« J’ai vu cette vidéo buzz où un mec se réveille à côté d’une transsexuelle, il a trop flippé ! »

Quand c’est pour nous agresser, nous insulter, et pire encore
« Punaise, mais t’as vu l’travelo qui vient de passer ? Viens, on lui fait pas la peau ! »
« Hey, toi, t’es un homme ou une femme ? »
« T’es opérée ? Tu t’es faite couper la bite ? Pfrrrr »

Quand c’est pour nous fétichiser
« Tiens, je me ferais bien prendre par une transsexuelle ! »

Et les mecs trans ? Pas d’exemple avec les mecs trans ?
Non.
Premièrement, aux yeux des gens et de la société, nous sommes invisibles. Même s’il paraît que nous sommes de plus en plus connus.
Deuxièmement, nous ne sommes pas cette catégorie qui s’en prend le plus plein la gueule.
Chanceux ? Je sais pas. Et je ne sais pas pour combien de temps encore.

Aujourd’hui, c’est le TDoV et je parle de violence, de transphobie, d’invisibilité.
Parce qu’on en parle jamais.

Enfin, si en novembre de chaque année, où il y a un compte rendu de combien de personnes trans sont mortes assassinées depuis le début de l’année.
Pourtant, nous existons tous les jours.
La violence aussi.

Je parle aussi de cette violence qu’a vécu Damia.

Peu après le TDoV, l’an dernier.
Pour ce jour, elle avait posté une photo d’elle en sous-vêtement sexy sur Facebook.
C’est son corps, c’est son droit, c’est son espace. Personne ne doit la contredire ou lui faire des remarques.

Plus tard, environ 2-3 mois après, il y a eu un débat sur un site qui a publié un article transphobe. Damia est allée commenter, et un mec est venu commenter ceci :

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Damia a publié la screencapture sur son Facebook, en dénonçant sa transphobie.
Puis, une « amie », une fille de l’association où nous étions (donc dans la sphère lGb(t)) lui a posté ça :

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La violence de ses paroles est terrible.
Elle parle sans savoir ce que c’est qu’être trans.
Elle sous-entend que Damia n’est pas une vraie fille, parce que trans.
Mise à part son paternalisme, si Damia ne cherche pas de boulot, c’est par fainéantise.
Non.
Chercher du travail avec des papiers non-conformes à son identité, c’est se mettre en danger.
Certaines personnes le font, d’autres non.
Ce n’est pas une questions de courage ou volonté.
C’est individuel.
Ce que je dénonce ?
Tout.

L’invisibilité des personnes trans dans la société, au sein même des asso LGBT.
L’invisibilité physique et abstraite des personnes trans.
Quand on sait qu’elles sont là, on les ignore, on les efface, car elles sont « trop compliquées » et on ne cherche pas non plus à savoir comment faire.

Aujourd’hui c’est le TDoV, pour les personnes trans hormonées, opérées ou non.
Pour les majeur.e.s.

On oublie trop souvent nos plus jeunes frangin.e.s de 4, 8, 10, 14, ou 16 ans qui sont obligé.e.s, pour celleux qui savent déjà, de ne rien dire, se cacher, s’enfouir dans un placard très étroit, pour se protéger.
On oublie nos ami.e.s qui ont choisi (ou non) de ne faire aucune opération et/ou de ne prendre aucun THS.
Qui sont invisibles car pas out, ou sans cesse invalidé.e.s (« pas de THS, pas trans »)
On oublie les personnes non-binaires qui se battent pour rester en-dehors des cases binaires.
On oublie ces personnes, enfants, adolescents, adultes, âgées, qui ne savent qui elles sont réellement faute de visibilité trans, faute de repères.
On oublie les personnes trans racisées, celles qui en bavent le plus.
Les personnes trans et handicapées.
Les personnes trans SDF.

Aujourd’hui c’est le TDoV
Aujourd’hui, soyez visibles si vous le pouvez, si vous le voulez.
Aujourd’hui, c’est le moment d’aider une personne à se découvrir, d’aider un personne à sortir de l’isolement.
Aujourd’hui, soyons fier.ère.s de qui nous sommes. D’être arrivé.e.s à combattre mal-être, médecins, transphobie et d’être là pour le clamer.

Soyons nous, et faites fermer leur gueule aux cis qui ont toutes l’année pour être visibles partout, tout le temps et râler contre nos existences.
Luttons contre la SoFECT qui se sert de nous pour se faire du fric et se permet de choisir si on est capable ou non, si on est assez trans ou non pour accéder à ce dont on a besoin.
Soyons solidaires, serrons-nous VRAIMENT les coudes pour nous aider, conseiller quand on le peut.
Oublions nos débats futiles qui nous divisent.
Il est temps de se réveiller et d’arrêter de se faire bouffer et marcher dessus.

Aujourd’hui c’est le TDoV, je suis là, bien vivant, j’existe et je ne suis pas seul.

 

 

 

Perso | 10.12.2014 - 14 h 00 | 0 COMMENTAIRES
La Complexité De Chacun.

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Je vais vous expliquer quelque chose.
L’être humain, ce n’est pas que le genre fille, garçon, Le sexe masculin, féminin
L’orientation sexuelle homo, hétéro
Et c’est tout.

On oublie tout ce qu’il y a entre ces cases binaires et aussi un quatrième spectre…

Voici une Image pour que vous compreniez un peu comment ça marche.

 

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

 

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Surtout qu’on oublie très souvent nos ami.es bi.es, intersexes, neutres et panseuxuel.le. Iel.les existent !

 

 

 

 

Et voici comment moi je me situe

 

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

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Un peu partout. Je n’ai aucune case binaire, à part mon assignation à la naissance.
Mais ça ne m’empêche pas de vouloir faire une transition FtM car je sais que je me sentirais plus à l’aise lors de mes périodes féminines en tant qu’homme.

Je préfère être travesti, plutôt que d’être faussement conforme.
Je me sentirais mieux.
C’est pour cela que je ne demanderais pas à avoir une transformation physique très prononcé. Je ne deviendrais pas un bûcheron !
Je préfèrerais androgyne. Pour pouvoir jouer plus facilement avec les genre. Selon mon «fluidisme»

 

 

 

 

Perso | Pré-THS | 30.11.2014 - 15 h 00 | 0 COMMENTAIRES
Pendant ce temps-là…

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Depuis peu, je suis dans une période de questionnements.

Qui suis-je vraiment ?

Avant, j’étais ce qu’on appelle un Gender Fluide.
J’avais ma période féminine et ma période masculine.
La période féminine commençait autour de novembre et se terminait autour d’avril, et c’est à ce moment-là que commençait la seconde période.
Je n’appréciait pas vraiment d’être féminin, je n’étais pas très à l’aise, mais c’est comme si je n’avais pas vraiment le choix.
Alors je me suivais.

Puis, depuis cette rencontre avec le monde LGBT, après avoir rencontré et parlé avec des personnes trans, je me suis posé la question. Et si moi aussi j’avais cette dysphorie de genre ?
Nous étions en avril et je commençait à réfléchir à tout ça.
Puis je me questionnais. Seul d’abord, puis ensuite en parlant avec l’unique FtM de l’association à l’époque. Il ne me disait rien. Il voulait connaître mes questions. Savoir ce que je ressentais.
Il ne voulait pas m’influencer dans le choix de mes questions.
Il m’écoutait.
Puis il me dit que les questions étaient similaires aux siennes lorsqu’il était dans sa période de questionnements.

Le temps passe. Nous sommes en juillet maintenant. Qui suis-je ?
Suis-je cet homme coincé dans ce corps de fille ?
Ou un non-binaire ?
Ce qui est sûr : Je ne suis pas une fille.
Ma mère dirait : « C’est parce que tu es mal dans ta peau. Tu te sens mal avec tes kilos en trop. »
C’est vrai que ces kilos ne m’aident pas, et m’en débarrasser serait un soulagement. J’aurais moins ou plus du tout ces formes féminines.
Mais tout ce que je ferais une fois ces kilos de perdu, c’est me jeter sur des vêtements masculins et opter pour le look un peu rétro, certes, mais qui me plaît énormément : jazz-man.
Chemise blanche un peu large, gilet sans manche noir ( un peu comme les serveur dans les hôtels, si vous visualisez ), le jean noir coupe droite, les chaussures noires cirées, le chapeau noir et la cravate.
Je compte dériver ce qui est noir en plusieurs couleurs. Bleu, rouge, vert, jaune… et la chemise pourrait être également de différente couleur. Le style resterait le même.
Et pour « androgyner » le tout, cheveux courts.

Être androgyne est pour l’instant mon but. Jouer avec les genres, je trouve ça marrant.
Puis si je devais entrer dans une de ces cases binaires qu’est le genre : je verrais.

Mais je me sentirais sûrement mieux hors de cette case binaire féminine.

Et le gender fluide que j’étais, que devient-il ?
Ben…
Je redoute l’hiver, moi. Cette période où je dois être une fille…
Peut-être qu’avec toutes ces questions et ces changements dans ma vie ça sera différent…

Je verrais bien.
Mais j’appréhende énormément.
Je ne pense pas être ce genre de gender-fluide qui acceptent leur deux périodes.
Quand nous sommes en période estivale, je suis bien, serein. Et quand approche l’autre période, je suis nerveux. Je n’accepte pas du tout ce côté féminin. J’en ai peur.
Je le déteste et ne l’assume pas.

Peut-être qu’être un gender fluide dans un corps d’homme me permettrait de mieux assumer cette période plus féminine ?

Si des gender-fluide passent par là : n’hésitez pas à laisser un commentaire ou un message privé, histoire de patager vos impressions sur ces différentes périodes, tout ça, tout ça.