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Les questions, les réponses...
Perso | 27.04.2016 - 20 h 09 | 2 COMMENTAIRES
Hystérectomie, CEC, droits et « choix »

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Nouveautés concernant mon parcours.

Il y a 2 mois environ (à savoir que je n’ai aucune notion du temps, donc bon) j’ai parlé avec un ami ayant un parcours trans masculin qui a eu une consultation chez une gynéco pour son hystérectomie. Il m’a parlé de ce rendez-vous comme étant safe. La gynécologue opère les personnes trans masculine, sans exiger d’elleux une mammectomie avant. Juste attestation psy et lettre d’un généraliste (cette dernière information à confirmer) (Pour ce qui est du temps d’hormonothérapie, je ne sais pas)

Je me réjouis d’avoir enfin une adresse confirmée. L’ami se fait opérer un mois après ledit rendez-vous. Il est content des services médicaux.

Je demande à Damia de téléphoner afin d’avoir plus d’informations.
Je me rends compte que c’est une très bonne chose de l’avoir dans son carnet d’adresse : Elle s’adapte à ses patient.e.s pour faire tel type d’opération (hystérectomie total, sub-totale, radicale, ovarectomie, etc.)

Je contacte un ami qui veut faire son hystérectomie avant la mammectomie, car plus urgent pour lui. On se met d’accord pour voir quand prendre rendez-vous pour y aller ensemble. Je suis content.e, ça avance un peu.

 

Et je réfléchis.
Pourquoi je fais cette opération ?
Pour quoi et pourquoi ?Quel est le but de cette opération ?
Est-ce que c’est comme la mammectomie ?
Est-ce que j’en ai besoin, je la veux ?

Cette fois, ça ne se présente pas comme pour la mammectomie. Je ne suis pas enjoué.e de faire l’opération. Je suis enjoué.e de savoir qu’il y a une bon praticienne dans le coin, mais subir l’intervention (subir, et non pas bénéficier) mouaif bof.

Je réfléchis. J’ai pas envie de m’embêter d’une opération qui va me couter de l’énergie, du temps de rétablissement pour modifier une lettre sur mon État-Civil.

J’envoie donc ce matin un message à ledit ami pour l’informer que je ne suis pas intéressé.e par cette opération.

Être stérile pour changer une lettre.
Être stérile pour être reconnu.e comme étant toi.
Je ne compte pas porter d’enfant, aujourd’hui. Je ne veux pas d’enfant, mais je ne veux pas être opéré.e pour faire bonne figure devant des juges « Regardez, j’ai plus d’utérus, je suis un homme ! »
Déjà, j’ai pas de genre, donc pour faire reconnaître ça, grattez-vous.
Mise à part cette histoire de non-binarité, ça va me changer quoi ?
J’ai peur de cette opération, car je ne la veux pas.

Je ne veux pas obéir à un État transphobe et eugéniste.
Demander la stérilisation des personnes trans pour leur accorder des papiers conformes, c’est du chantage.
« Prouvez-nous que vous ne pouvez pas vous reproduire, sous-humains, et on vous donne vos papiers sous réserve que votre tronche nous revient »

 

Après, vous me direz « Mais tu peux essayer d’obtenir ton CEC sans cette opération, non ? Il y a des villes où ça a fonctionné »
Ah oui, je pourrais. Mais j’ai 2 bonnes raisons de pas vouloir faire ça

Premièrement, c’est long, c’est chiant, c’est cissexiste, et on va étudier un dossier que j’aurais monté pour savoir si je suis bien un mec. Sauf qu’ils auront beau chercher, rien en apparence ne prouve que je suis un mec : on s’adresse à moi encore au féminin, je me laisse pousser les cheveux, je ne veux pas me muscler, je déteste la bière et le foot, et, drame, j’adore les robes, le maquillage et le rose.

Deuxièmement, j’ai une seule lettre d’une proche qui atteste de mon genre masculin. En général, il en faut 3 ou 4.
Des personnes moins proches m’ont proposées de m’en faire, malheureusement, on atteste sur l’honneur et c’est vraiment les personnes proches qui peuvent le faire. J’ai refusé leur proposition, très touchante, mais je ne veux pas non plus les faire mentir à l’État. Et je ne peux pas demander à des personnes trans proches de moi de m’en faire car on doit attester avec la civilité légale. Hors de question qu’elles attestent avec une identité imposée.Merci à elleux pour leur propostion, et merci à mon amie qui m’a fait l’attestation.

Cela dit, je ne renonce pas totalement au CEC.

Quand il sera libre et gratuit sur simple déclaration en mairie.

C’est un « choix » que de ne pas vouloir être insulté.e et humilié.é devant des juges, et de continuer à subir un État-civil non-conforme.

 

Ami.e.s des associations LGBT+, créateurs.trices des affichent des marches des fiertés :

Ce n’est pas une gay pride, ce n’est pas la fête foraine.
Le mot d’ordre n’est pas « Droit des trans » gribouillé vite fait sur une belle affiche.

Le mot d’ordre, c’est « Changement d’État-Civil libre et gratuit pour les personnes trans »

C’est pas plus long pour vous faire chier, c’est juste : 1) Détaillé (« droit des trans » c’est quoi ? Quel.s droit.s ? Pourquoi ? Dans quel but ?) et 2) Respectueux (on n’est pas « des trans » mais « des personnes trans », « trans » est un adjectif)

 

 


 

Point voc :

CEC : Changement d’État-Civil, procédure actuellement longue et coûteuse qui permet, à terme, si positive, de pouvoir changer l’ensemble de tous les papiers administratifs selon « l’identité d’usage » comme étant « l’identité légale ».

Hystérectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait de l’utérus, et-ou du col de l’utérus.

Ovarectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait des ovaires.

Eugénisme : Application forcée de la théorie de l’évolution. Ne pas aider des personnes supposées faibles, des personnes ne faisant pas partie d’une élite. Les empêcher de se reproduire. (ex : stérilisation forcée des personnes trans et handicapées)

 

S’il y d’autres mots à préciser, à définir ou un contexte à éclaircir, vous pouvez m’en faire part par commentaire.

Perso | 31.03.2016 - 10 h 37 | 0 COMMENTAIRES
Aujourd’hui c’est le TDoV. 31.03.2016

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale de la visibilité trans.
Aujourd’hui, malgré cette journée, personne ne parlera de nous aux infos.
Personne ne va parler de nous et il n’y aura pas de publicités marketing sur notre dos chez Auchan, Carrefour ou Leclerc.

Aujourd’hui, nous serons peut-être visibles sur Twitter, pas plus loin que la sphère militante.
Sur Yagg aussi, visibilité aidée par les quelques cis qui râleront dans mes commentaires pour dire qu’on parle encore de nous.
Sur Facebook, pas plus loin que dans le cercle d’ami.e.s et des translovers.
Sur d’autres réseaux sociaux peut-être, entre concerné.e.s, sur YouTube, peut-être et encore.

Aujourd’hui, en France, et sûrement ailleurs, en ce jour de visibilité trans nous allons rester invisibles.

Nous avons été invisibles pour le TDoR (journée du souvenirs trans, le 20 novembre dernier et chaque année en Novembre)

Nous sommes invisibles tout le temps, sauf…

Quand ça arrange les parents pour nous invalider
« Regarde ce trans qui s’est suicidé parce qu’il était pas une femme en fait »
Ou encore
« Regarde, elle est morte car elle était trans »

Quand c’est pour se moquer de nous
« J’ai vu cette vidéo buzz où un mec se réveille à côté d’une transsexuelle, il a trop flippé ! »

Quand c’est pour nous agresser, nous insulter, et pire encore
« Punaise, mais t’as vu l’travelo qui vient de passer ? Viens, on lui fait pas la peau ! »
« Hey, toi, t’es un homme ou une femme ? »
« T’es opérée ? Tu t’es faite couper la bite ? Pfrrrr »

Quand c’est pour nous fétichiser
« Tiens, je me ferais bien prendre par une transsexuelle ! »

Et les mecs trans ? Pas d’exemple avec les mecs trans ?
Non.
Premièrement, aux yeux des gens et de la société, nous sommes invisibles. Même s’il paraît que nous sommes de plus en plus connus.
Deuxièmement, nous ne sommes pas cette catégorie qui s’en prend le plus plein la gueule.
Chanceux ? Je sais pas. Et je ne sais pas pour combien de temps encore.

Aujourd’hui, c’est le TDoV et je parle de violence, de transphobie, d’invisibilité.
Parce qu’on en parle jamais.

Enfin, si en novembre de chaque année, où il y a un compte rendu de combien de personnes trans sont mortes assassinées depuis le début de l’année.
Pourtant, nous existons tous les jours.
La violence aussi.

Je parle aussi de cette violence qu’a vécu Damia.

Peu après le TDoV, l’an dernier.
Pour ce jour, elle avait posté une photo d’elle en sous-vêtement sexy sur Facebook.
C’est son corps, c’est son droit, c’est son espace. Personne ne doit la contredire ou lui faire des remarques.

Plus tard, environ 2-3 mois après, il y a eu un débat sur un site qui a publié un article transphobe. Damia est allée commenter, et un mec est venu commenter ceci :

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Damia a publié la screencapture sur son Facebook, en dénonçant sa transphobie.
Puis, une « amie », une fille de l’association où nous étions (donc dans la sphère lGb(t)) lui a posté ça :

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La violence de ses paroles est terrible.
Elle parle sans savoir ce que c’est qu’être trans.
Elle sous-entend que Damia n’est pas une vraie fille, parce que trans.
Mise à part son paternalisme, si Damia ne cherche pas de boulot, c’est par fainéantise.
Non.
Chercher du travail avec des papiers non-conformes à son identité, c’est se mettre en danger.
Certaines personnes le font, d’autres non.
Ce n’est pas une questions de courage ou volonté.
C’est individuel.
Ce que je dénonce ?
Tout.

L’invisibilité des personnes trans dans la société, au sein même des asso LGBT.
L’invisibilité physique et abstraite des personnes trans.
Quand on sait qu’elles sont là, on les ignore, on les efface, car elles sont « trop compliquées » et on ne cherche pas non plus à savoir comment faire.

Aujourd’hui c’est le TDoV, pour les personnes trans hormonées, opérées ou non.
Pour les majeur.e.s.

On oublie trop souvent nos plus jeunes frangin.e.s de 4, 8, 10, 14, ou 16 ans qui sont obligé.e.s, pour celleux qui savent déjà, de ne rien dire, se cacher, s’enfouir dans un placard très étroit, pour se protéger.
On oublie nos ami.e.s qui ont choisi (ou non) de ne faire aucune opération et/ou de ne prendre aucun THS.
Qui sont invisibles car pas out, ou sans cesse invalidé.e.s (« pas de THS, pas trans »)
On oublie les personnes non-binaires qui se battent pour rester en-dehors des cases binaires.
On oublie ces personnes, enfants, adolescents, adultes, âgées, qui ne savent qui elles sont réellement faute de visibilité trans, faute de repères.
On oublie les personnes trans racisées, celles qui en bavent le plus.
Les personnes trans et handicapées.
Les personnes trans SDF.

Aujourd’hui c’est le TDoV
Aujourd’hui, soyez visibles si vous le pouvez, si vous le voulez.
Aujourd’hui, c’est le moment d’aider une personne à se découvrir, d’aider un personne à sortir de l’isolement.
Aujourd’hui, soyons fier.ère.s de qui nous sommes. D’être arrivé.e.s à combattre mal-être, médecins, transphobie et d’être là pour le clamer.

Soyons nous, et faites fermer leur gueule aux cis qui ont toutes l’année pour être visibles partout, tout le temps et râler contre nos existences.
Luttons contre la SoFECT qui se sert de nous pour se faire du fric et se permet de choisir si on est capable ou non, si on est assez trans ou non pour accéder à ce dont on a besoin.
Soyons solidaires, serrons-nous VRAIMENT les coudes pour nous aider, conseiller quand on le peut.
Oublions nos débats futiles qui nous divisent.
Il est temps de se réveiller et d’arrêter de se faire bouffer et marcher dessus.

Aujourd’hui c’est le TDoV, je suis là, bien vivant, j’existe et je ne suis pas seul.

 

 

 

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS – 12ème Mois | 19.02.2016 - 19 h 03 | 1 COMMENTAIRES
Un an de THS, ça donne quoi ?

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(Je vais en parler de façon binaire homme/femme, masculin/féminin, pour mieux expliquer mon ressentis, mais il va de soi que mon (absence de) genre est toujours agenre à ce jour)

Aujourd’hui, nous sommes le 15 février 2016. Il y a un an et dix jours, je commençais mon hormonothérapie.
Et ça fait 3 mois et 12 jours que j’ai un torse plat.

Souvenirs :

Quand j’ai reçu mon attestation psychiatrique ici
Quand j’ai reçu mes ordonnances ici et ici
Quand j’ai eu ma mammectomie (avant l’opération, jour-j et post-op, convalescence)

 

Cette année a eu des périodes que je trouvais lentes.
Je voyais que mon apparence changer à peine, très lentement, et surtout, les premiers changements étaient les plus désagréable pour moi (boutons, odeurs fortes, muscles, etc.)
Puis vers août, à 6 mois de THS, je voyais qu’on s’adressait à moi de plus en plus au masculin. Je commençais à paraître plus masculin.
À partir de ce moment-là, j’ai compris que j’ai bénéficié de deux périodes de changements.

La première, du début jusqu’à six mois. Il s’agit d’effacer toute trace d’assignation féminine. Violent, bagarreur.
La seconde, à partir de 6 mois, c’est le moulage de mon genre, de mon apparence. Calme, doux.

Je constate donc au second semestre de cette année sous testostérone, que les changements sont plus lents. Les hanches s’effacent lentement, mais sûrement. C’est ce que j’attendais le plus.
Je tente de me construire au masculin, sans y faire plus attention.

Les changements sont plus lents une fois que le plus gros est fait, car il s’agit juste de continuer le travail, en gros. Actuellement, c’est la pilosité faciale qui évolue le plus, les hanches, la répartitions des graisses. Ça reste très lent. C’est presque pas visible d’un mois sur l’autre.

Au niveau de la socialisation, c’est compliqué, je ne sors jamais de l’appartement, mais j’avoue que j’ai moins de regard, de remarques et moins peur aussi.
J’ai toujours ce réflexe de me méfier, le soir, quand il y a une personne que je perçois masculine, mais moins qu’avant car il me faut un temps de réflexion « je ne risque plus rien, j’ai une apparence un peu plus masculine »

Quand je sors pour l’administratif, et donc confronté à des gens qui se basent sur mon apparence, je suis Tom-Alex, je suis un homme, ça ne va généralement pas plus loin que ça.

D’ailleurs, petite expérience (involontaire, comme toujours) à la CAF.

On voulait un renseignement, j’ai dû me connecter sur l’ordinateur là-bas, devant la dame, et bien que mon prénom de naissance apparaissait clairement, avec la civilité Madame ou Mademoiselle, je ne sais plus, la conseillère n’a pas bronché, n’a pas pris en compte et je suis resté Monsieur pendant le reste du court entretien. Et pourtant elle a bien vu les données.
Donc, si lors des entretiens administratifs je suis Monsieur malgré les papiers Madame, je pense que ça passe crème ailleurs.

Psychologiquement, je cherche maintenant à conformer mon corps selon mes attentes personnelles et individuelles. Donc j’ai encore du travail pour être bien dans ma tête, puisque ça passe par mon corps. Mais ça n’a aucun rapport avec les hormones.
Aussi, le dosage me va bien, ça me suffit, et la fréquence de prise également.
J’avoue avoir la trouille avant chaque prise car douloureux et embêtant, mais j’essaie de prendre sur moi.

 

Après, si je puis me permettre de donner quelques conseils :

– Si il y a parmi vous des personnes assignées filles, si vous vous demandez si vous devez ou pas prendre des hormones sachez ceci : (valable pour des assigné.e.s garçon qui se demandent pour le THS trans féminin)

– Ne le faites pas pour le regard de l’autre, mais pour votre bien-être intime, personnel, qui ne regarde que vous. La transition, c’est comme un magasin. Tu as le rayon hormones, opérations, vêtements, activités, coiffures, etc. Tu mets dans ton panier ce que tu veux, quand tu veux, comme tu veux. Tu n’es pas obligé.e de passer par un rayon que tu n’as pas envie de voir.

– Les hormones, c’est à vie. Et je ne parle pas de la prise d’hormones. Je parle des effets. Certains sont irréversibles. Et après une hystérectomie / une vaginoplastie, c’est encore plus dangereux d’arrêter.

– Si tu penses que ton apparence actuelle te correspond, ne cherche pas à accéder à quelque chose qui ne t’ira pas dans l’unique but d’être validé. Les hormones, opérations et CEC ne vont pas faire de toi plus un homme/une femme/un.e NB que tu ne l’es déjà.

– Il faut savoir qu’une transition médicale, ça implique des sacrifices et des bénéfices.
Essaie d’imaginer si tu peux une balance (comme celle de la justice, par exemple)
Sur un plateau, tu mets tous les sacrifices que ça impliquerait, et sur l’autre plateau, les bénéfices.
Si pour toi sacrifier de l’argent et du temps est moins coûteux que le bien-être que ça va te procurer, alors le bénéfice est supérieur aux sacrifices.
C’est cette métaphore qui a aidé des connaissances à vraiment réfléchir à ce qu’iels voulaient. Une sort de liste « pour et contre »

– Si tu sens que tu vas avoir des difficultés seul.e et que ton entourage cis ne peut pas t’aider, essaie de voir si il y a des personnes dans le coin ou la région près de chez toi qui ont commencé ou veulent commencer une transition.
J’ai été guidé par Damia de A à Z et, à mes 6 mois de traitements, j’ai chopé un ami par la peau du cou lorsque j’ai eu un RDV chez l’endoc’ et on a pu l’avoir ensemble, moi pour continuer, et lui pour commencer. (C’est qu’un exemple)

– Dernière chose :
Si tu doutes de toi en te disant « je suis trop féminin/masculin pour ressembler à un garçon/une fille/androgyne/autres apparences » dis-toi que certaines personnes trans sont parties de très loin

Voici une photo un an avant mon THS et une autre à THS + 8 mois environ

 

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Et mon torse, 3 mois et 12 jours post-op (cliquez dessus pour agrandir)

 

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Perso | THS - 1er à 6ème Mois | THS - 6ème Mois | THS - 7ème Mois | 13.08.2015 - 14 h 01 | 4 COMMENTAIRES
Une Demie Année De THS Terminée.

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Aujourd’hui, le 13 Août 2015, c’est sept mois tout rond après l’obtention de mon attestation.
Aujourd’hui 13 Août, c’est aussi 6 mois et une semaine de THS bouclé.

Le bilan ?

Je commence à y voir plus clair, et surtout je vois enfin ce que j’ai de mon ancienne expression de genre disparaître.
Pour les changements qui ont continué après le dernier bilan, voici les nouveautés.
Le visage a bien changé, il est plus carré, les pommettes ont disparu, et mon visage est perçu plus facilement comme masculin.
J’ai eu pas mal d’acné, surtout situé au niveau de la barbe, les épaules et le haut du dos (mon tatouage les a vu passer…)
Maintenant, ça s’est atténué, et j’ai beaucoup plus de poils de barbe, encore fins, mais je suis passé à un rasage quasi quotidien, donc on verra. (Ça pousse surtout à droite – oui, comme le FN)
(Et ça pique)
Et sur le reste du corps, je suis envahi de poils. Sur le ventre, bien visibles, le torse (ça commence), et j’en ai sur les pieds ! (Me reste plus qu’à chercher l’Anneau Unique)
La chute capillaire a diminué.
La peau est toujours très grasse, mais je vais voir si cela est dû à une mauvaise alimentation ou le THS.
Le dicklit n’a pas grandit depuis.
Je transpire énormément, je suis obligé de prendre deux douches par jour, et je ne parle pas de la période caniculaire, et je sens très vite la transpiration, et très fort.
La poitrine n’a pas changé.
Au niveau de la voix, je peux descendre encore plus bas qu’avant, et est plus rauque.
La dysphorie s’atténue, il y a juste la poitrine, mais une mammectomie est prévue, reste à savoir quand, car j’ai des difficultés à remplir mon pot commun. (J’ai un rendez-vous préopératoire le 23 septembre à Montauban)

En revanche, la dysmorphophobie est bien présente, surtout depuis ma grande prise de poids.

J’étais à 60kg au tout début de mon THS, à présent je suis à +20kg (80kg, donc) et c’est très difficile à accepter, je vais donc faire le nécessaire pour perdre du poids.
J’ai commencé tout juste, reste plus qu’à continuer.
Je sais qu’à Bergerac ça sera plus simple (appartement plus spacieux, plus d’espace pour me défouler, faire du vélo, bien-être dû au retour au sud, ma sœur qui va m’aider, etc.)

Damia et moi allons donc vivre dans ce qui nous fait le plus de bien, le Sud
Je me sens revivre depuis la décision de partir.

Avec la famille :

Mamou continue de m’appeler, parfois, elle est un peu casse-bonbon, elle exige de moi que

  • Je ne sois pas gros, c’est moche (pour une dernière rencontre, on repassera…)
  • Je sois bien habillé, le confort on s’en fout, il faut « bien marquer »
  • Je sois sociable (j’ai juste une phobie sociale)
  • Je sois heureux (ça, c’est en cours)
  • Je travaille (or, je sais que je peux pas, j’essaie de faire reconnaître une incapacité à travailler)

 

Et dans la situation où je suis, c’est un peu compliqué de lui faire comprendre, alors j’essaie de trouver des excuses pour ne pas qu’on se voit une dernière fois, car avec l’apparence que j’ai, je lui donnerait raison sur le fait que je ne sais pas me prendre en main, et que le problème, c’est peut-être pas la transidentité (bah non, c’est pas un problème, c’est moi. Mon identité.)

Aussi, elle me dit d’envoyer des message à génitrice. Je lui en ai envoyé deux, auxquels elle n’a pas encore répondu, donc elle ne devait pas être si pressé que ça d’avoir de mes nouvelles…

Perso | THS - 2ème Mois | 27.03.2015 - 20 h 16 | 1 COMMENTAIRES
Des Dates Plein La Tête.

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Aujourd’hui, 27 Mars 2015, Damia et moi fêtons nos un de rencontre. Nous nous sommes rencontrés à CIGaLes. Notre rencontre dans cet article : Les Cigales et La Fourmi

Nous fêtons nos un an de relation. Car le 23 avril 2014 nous nous sommes mis ensemble, mais beaucoup de 23 nous ont porté la poisse.
Donc on triche. Voilà.

Le 27 Mars, c’est aussi deux mois après mon Coming-Out.

Deux mois et trois jours après avoir vu ma grand-mère pour la dernière fois.
Un mois et une semaine après avoir vu ma mère pour la dernière fois.
Je ne vois que mon père une fois par semaine, pour conduire.

Mon seul lien avec ma famille se résume à mon permis.

C’est grâce à l’éducatrice spécialisée de l’Adosphère que je l’ai compris.

Réussir mon permis, ce serait peut-être le moyen que mes parents soient fiers de moi. Mais après ? Ça y est j’ai mon permis et ? Au revoir ?
Le rater, ce serait le repasser à Dijon, payer seul plein pot et avoir la déception de mes pairs sur les épaules.

Sacrée pression.

Je voudrais quand même que nos retrouvailles avec mon père ne se limitent pas qu’à ça.
Je voudrais revoir ma grand-mère qui me manque… Je compte chaque jour sans l’avoir vu.
Je voudrais revoir ma mère qui me manque aussi… Je compte chaque jour sans ses nouvelles.

Hier, le 26 Mars, j’ai été donc à l’Adosphère voir l’éducatrice spécialisée qui me suit depuis le 5 janvier environ.

Et elle m’a aidé à me rendre compte de pas mal de choses.
Elle m’a donné des adresses pour trouver un emploi sur Dijon, en tant que moins de 25 ans, et aussi un centre où il y a des consultations auprès de psy-chologues, -chiatres, -chothérapeutes gratuites.

Et hier, c’était aussi ma première année CIGaLes-ienne !

Yep, ça fait un an qu’ils me supportent !

Un an à CIGaLes. C’est-à-dire, de belles rencontres, une découverte sur soi-même, beaucoup de remise en question, une volonté militante qui s’accroît chaque jour et…

Une belle rencontre. Je t’aime Damia.

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Damia.

Je t’aime.

Perso | THS - 2ème Mois | 08.03.2015 - 22 h 27 | 0 COMMENTAIRES
Nouveautées ?

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Salut tout le monde,

Je reviens après un sacré orage dans ma tête.

 

Donc aujourd’hui 8 mars 2015, je vous fait part d’un peu toutes les nouveautés.

J’ai appris durant mon séjour que je suis un agenre-fluide. C’est varier entre la position neutre et masculine.
Car j’ai remarqué que peut-être je pourrais éventuellement porter une ou deux fois des jupes, mais je ne pourrais pas pour autant m’identifier au genre féminin. Et à cette période là je ne m’identifie pas non plus au genre masculin. Donc j’ai vite compris le truc. Enfin « vite »… Pas trop tard, quoi.

Donc ne soyez pas surpris par les accords tels que dans le titre.

 

J’ai enfin trouvé mon troisième prénom !
Je suis désormais Tom-Alex, Clément, Adriano [Insert here your family name]

Tom, car c’est le prénom auquel je me suis toujours identifié,
Alex, pour deux raisons.
1) Si j’avais été assigné bonhomme à la naissance, mon prénom aurait été très certainement Alexandre (ou Adrien, mais le couple d’amis de mes parents ont un fils qui s’appelle Adrien)
2) Étant Agenre-fluide, Alex est androgyne, et donc ne permet pas de définir de genre proprement parlé
Donc j’associe les deux pour en faire mon premier prénom :) (et j’ai toujours voulu un prénom composé)
Clément, car la personne qui est très présente pour moi, ma meilleure amie, s’appelle Clémence. J’ai voulu donc prendre son équivalent masculin.
Adriano, il me fallait à tout prix un prénom italien. Et ce fameux Adrien cité plus haut est mon petit frère. De cœur, certes, mais mon petit frère. De même que ça grande sœur est ma grande sœur de cœur.

 

Et…

Hier, le 7 mars 2015, j’ai fêté mon premier mois de THS !

 

 

Voilà, à bientôt !

 

 

Coming-Out | Perso | 05.02.2015 - 00 h 17 | 1 COMMENTAIRES
Paris, Le Deal.

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Aujourd’hui, j’ai déboursé 80€ pour aller à Paris. Et Damia aussi.

Comment pouvons-nous nous permettre de dépenser autant en période de parcours sans ALD et avec des ressources compliquées ?

C’est pas si compliqué.

Mon père n’a qu’un souhait. Que je retourne voir un psy. Qui connaît le sujet des trans.

Je dois donc me refaire valider. Et j’aime pas ça. Demain, je vais voir un endocrinologue et j’ai pas besoin d’une seconde attestation, de rater ENCORE des cours pour ça.

Et aussi : C’est épuisant de toujours avoir à toujours se justifier, se légitimiser, raconter des passages tel que la puberté à ENCORE une personne qui est là pour juger si t’es bien toi.

C’est fatigant. Donc demain, je vais chez cet endocrinologue, en espérant avoir une ordonnance.

Quand j’ai eu mon père au téléphone, je lui ai dit que ça coûterait 80€ à moi et à « une amie », que c’est épuisant et INUTILE.

Et je lui ai fait une comparaison :

Quand on a un accident de voiture.

Mon père est propriétaire d’une voiture.
Je suis la voiture. Nous avons un accident.
Nous-même constatons que le pare-choc avant de la voiture est bousillé. Ça se voit. C’est un constat. Il tiendra pas le choc.
Le garagiste serait l’endocrinologue et les concessionnaires auto seraient les psychiatres. Il nous faudrait juste aller chez le garagiste pour réparer et voilà.
Mais non. Il faut valider chez un premier concessionnaire auto que le pare choc est en mauvais état. Puis après,papa te dit que finalement, c’est un charlatan. Il l’a vu en une seule fois. Alors il va payer des trajets avec un pare-choc qui tient de moins en moins. C’est dangereux. Pour aller voir d’autres concessionnaires auto. Qui mettront peut-être six séances pour s’en rendre compte et te donner ce certificat pour aller chez le garagiste. Et là, oui, papa peut éventuellement croire que le pare-choc est cassé alors qu’il est de plus en plus bousillé.

C’est la même chose psychologiquement. La. Même. Chose.

Lundi j’irais donc à Paris faire ce fichu rendez-vous-perte-de-temps-considérable.

Le seul avantage ? J’y verrai un ami.

C’est tout. Heureusement qu’il sera là, sinon, ça m’aurait VRAIMENT foutu les boules d’y aller JUSTE pour une psychiatre, dont je ne sais même pas si elle délivrera la fameuse attestation.

Je serais le PLUS masculin possible. Mais malheureusement, le corps a ses limites et ce ne sera que « du travestissement masculin ».

Je ferais mon possible pour la convaincre. Pour qu’on me foute la paix avec ça.

Je vous tiens au courant demain pour l’endocrinologue.

Coming-Out | Perso | 30.01.2015 - 14 h 12 | 0 COMMENTAIRES
Les 7 Etapes Du Deuil Dans Un Contexte Trans.

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Depuis mes deux récents articles (ici et ici), je constate quelque chose d’assez flagrant.

Les étapes du deuil. De ma mère.

Je me suis renseigné, et je suis tombé sur ce site : ICI

  1. Le choc : Pourquoi, comment… Plein de questions.
  2. Le déni : Non, ce n’est pas possible.
  3. La colère et le marchandage : Pourquoi ? Tu n’as pas honte ? Tu as pensé à ça ? À nous ?
  4. La tristesse : Ce n’est pas juste, pourquoi elle m’a fait ça à moi, qu’est ce que je vais devenir ?
  5. La résignation : C’est la vie…
  6. L’acceptation : J’y pense, mais ça va.
  7. La reconstruction

 

Je constate donc que suite au Coming-Out avec mes parents (surtout ma mère) il y a eu certaines étapes qui se sont déroulées.

Mardi :

Elle me téléphone, elle est choquée.

 

Mercredi :

Elle me re-téléphone, elle est extrêmement en colère.

 

Jeudi :

Elle dit elle-même être dans le déni et qu’elle ne peut pas accepter
ET AUSSI elle est dans le marchandage car elle me dit « un look garçon-manqué ne te suffit pas ? »

Aujourd’hui nous sommes vendredi, si elle téléphone, je saurais un peu plus où elle en est mais hier, jeudi, je lui ai dit de me contacter uniquement samedi pour me dire quand ils arriveraient.

 Vendredi :

Aucune nouvelle, car comme je le lui ai demandé, elle n’a pas téléphoné et attendu samedi.

 

Samedi :

 

Je vous laisse le soin de lire cet article : Revenir De Loin.

Elle est dans la tristesse. Plus de colère. Plus de chantage/marchandage.
Mais énorme tristesse.

 

 

En ce moment, nous sommes en fin août, et il y a du changement, de la résignation, très peu d’acceptation
Le masculin est difficile, mais pour le prénom, nous avons fait un deal : Alex.

Ça se passe bien

 

Je continuerais donc de mettre cet article à jour au fur et à mesure.

Je ne m’attends pas à de l’acceptation/soutien.

Mais j’ai espoir.

 

Coming-Out | Perso | 27.01.2015 - 21 h 01 | 3 COMMENTAIRES
Le Coming-Out Est Fait.

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Aujourd’hui, la lettre, disponible ici est arrivée chez moi.
Cinq anxiolytiques plus tard, je suis à l’appartement, fixé devant le téléphone. Avec Damia.

18h16, le téléphone sonne. Voici la conversation téléphonique de 37 minutes, disponible ici : (cela ouvrira un lecteur audio, donc clic droit, « enregistrer sous » et ouvrir avec votre lecteur favori)

(TW Elle parle de « normalité » par rapport à la société, cissexisme, transphobie, suicide, dépression, rejet)

 

—-> ICI <—-

 

Puis une demie heure après, elle rappelle.

C’est plus violent, cette fois. Elle entre dans la phase de marchandage.
« Et la sécu ? Tu n’as pas de sécu ! »
 » Et la mutuelle ? »

« Il faut que tu ailles voir un autre psychiatre car en une seule fois, c’est vraiment un charlatan ».

 

Et je vous en passe.

Mais je les attends encore.

Perso | Pré-THS | 14.01.2015 - 02 h 44 | 4 COMMENTAIRES
Le Premier Docteur.

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Aujourd’hui, à 17h30, j’ai vu le psychiatre avec qui on avait pris rendez-vous la semaine dernière.

J’ai bien stressé toute la journée, pendant mes trois derniers examens du semestre, et au final, je me suis retrouvé dans son bureau plus rapidement que je le ressentais.

Mes jambes tremblaient, je respirais très rapidement. Quelque chose au fond de moi voulait que ça ne marche pas. Qu’il me dise que non, je ne souffre pas de l’état de dysphorie de genre. Pour ne pas avoir à subir la suite. Les parents.

Damia m’accompagne, comme c’était prévu. Nous sommes devant le bâtiment. C’est assez bizarre il ne ressemble pas aux bâtiments typiques des psys ou docteur. Seule la plaque le signalait ici.

On sonne, il nous ouvre. On arrive dans la salle d’attente. Je suis tendu. Cinq minutes après, il arrive, on lui sert la main. C’est un homme assez âgé. J’ai peur qu’il soit pas aussi transfriendly qu’on me l’ait dit.

Nous rentrons dans son bureau. Deux fauteuils noirs très imposants sont placés devant son bureau.
Je me place à gauche, Damia  à droite.

Il s’installe.

Il me demande quel est l’objet de notre visite. Je bafouille un « C’est pour mes questionnements, même si je pense et suis sûr d’en avoir les réponses, sur ma dysphorie de genre. »

Il acquiesce.

Acceptera, acceptera pas ?

Durant tout l’entretien, il s’est montré bienveillant, attentionné, il a posé des questions assez précises pour certaines, il était ouvert et très agréable.

Ses questions ne ressemblaient en rien à celle de cet article

Il voulait savoir si j’étais sûr de ma démarche, si je voulais le faire ; il m’a demandé plus précisément si il était intéressant pour moi de devenir un homme.

(question très intéressante, n’est-ce pas?)

Je lui ai parlé de mon expérience avec le psychologue de la fac (lien), il a été surpris par les trois questions suivante qu’on m’avait posé concernant :

ma vie sexuelle (sa réaction « Mais quel est le rapport ? »),

mon orientation sexuelle (« Mais le rapport aussi, là-dedans ? »),

la sexualité de mes parents (*simple écarquillements des yeux, d’étonnement et désabusé*)

Il m’a précisé (et c’était la deuxième meilleure chose de la séance) que d’être trans n’était ni un délit, ni une maladie, ni un handicap, ni une honte. (je planais)

Finalement, l’entretien n’était pas aussi long et épuisant que Damia et moi le craignions, mais il s’est révélé être efficace puisque ça y est, j’ai enfin le Graal. L’attestation. Quand il m’a demandé « C’est donc une déclaration de ma part précisant que vous êtes dans un état de dysphorie de genre ? » j’ai bugué. Genre. On nage en plein délire là. (je sur-planais)

« Euh… Oui » *yeux écarquillés*

« Bon, je soussigné etc. dans une démarche de… je mets transsexualité, ça vous convient ? »

Je lui dit que je préfère le terme « transidentité » (Je planais, je sur-planais et je re-planais derrière)

Le seul point négatif était qu’il me genrait au féminin, mais Damia et moi ne lâchions rien avec le masculin quand ça me concernait.

Pour finir, il m’a demandé comment ça se passerait par rapport à ma famille.

Je lui répond qu’il y a un premier coming-out qui a été fait en mai et qu’il s’est très mal passé.

« Oui mais il leur faut du temps, aux parents, c’est normal »

Je lui réponds que ça fait huit mois, et que j’ai dû leur mentir afin de pouvoir retourner sur Dijon.

« Ah oui… Quand même. Tu es mineur ? *regarde son papier* Ah ben non pourtant »

Je lui précise que mes parents ont une forte influence sur moi et que c’est de plus en plus difficile.

Je lui raconte brièvement pour mes cauchemars, liés à mon futur coming-out.

Il me prescrit des anxiolytiques.

Bon maintenant, je pourrais dormir tranquille et être serein vis à vis de ma transidentité.

En effet, certain.e.s ne trouvent pas le besoin de voir un psychiatre (même si c’est obligatoire), en ce qui me concerne, j’avais besoin qu’un professionnel, quelqu’un de neutre, un docteur, valide cet état de dysphorie. Comme si je souhaitais une confirmation officielle de cet état.

Et bien voilà, je l’ai. Dans cette demie-feuille couleur blanc-cassé.

Ça ne résout pas mon problème de coming-out, mais ça avance dans mon tunnel, il y a un tout petit point lumineux au fond.