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Se découvrir FtM...
Les questions, les réponses...
Perso | 27.04.2016 - 20 h 09 | 2 COMMENTAIRES
Hystérectomie, CEC, droits et « choix »

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Nouveautés concernant mon parcours.

Il y a 2 mois environ (à savoir que je n’ai aucune notion du temps, donc bon) j’ai parlé avec un ami ayant un parcours trans masculin qui a eu une consultation chez une gynéco pour son hystérectomie. Il m’a parlé de ce rendez-vous comme étant safe. La gynécologue opère les personnes trans masculine, sans exiger d’elleux une mammectomie avant. Juste attestation psy et lettre d’un généraliste (cette dernière information à confirmer) (Pour ce qui est du temps d’hormonothérapie, je ne sais pas)

Je me réjouis d’avoir enfin une adresse confirmée. L’ami se fait opérer un mois après ledit rendez-vous. Il est content des services médicaux.

Je demande à Damia de téléphoner afin d’avoir plus d’informations.
Je me rends compte que c’est une très bonne chose de l’avoir dans son carnet d’adresse : Elle s’adapte à ses patient.e.s pour faire tel type d’opération (hystérectomie total, sub-totale, radicale, ovarectomie, etc.)

Je contacte un ami qui veut faire son hystérectomie avant la mammectomie, car plus urgent pour lui. On se met d’accord pour voir quand prendre rendez-vous pour y aller ensemble. Je suis content.e, ça avance un peu.

 

Et je réfléchis.
Pourquoi je fais cette opération ?
Pour quoi et pourquoi ?Quel est le but de cette opération ?
Est-ce que c’est comme la mammectomie ?
Est-ce que j’en ai besoin, je la veux ?

Cette fois, ça ne se présente pas comme pour la mammectomie. Je ne suis pas enjoué.e de faire l’opération. Je suis enjoué.e de savoir qu’il y a une bon praticienne dans le coin, mais subir l’intervention (subir, et non pas bénéficier) mouaif bof.

Je réfléchis. J’ai pas envie de m’embêter d’une opération qui va me couter de l’énergie, du temps de rétablissement pour modifier une lettre sur mon État-Civil.

J’envoie donc ce matin un message à ledit ami pour l’informer que je ne suis pas intéressé.e par cette opération.

Être stérile pour changer une lettre.
Être stérile pour être reconnu.e comme étant toi.
Je ne compte pas porter d’enfant, aujourd’hui. Je ne veux pas d’enfant, mais je ne veux pas être opéré.e pour faire bonne figure devant des juges « Regardez, j’ai plus d’utérus, je suis un homme ! »
Déjà, j’ai pas de genre, donc pour faire reconnaître ça, grattez-vous.
Mise à part cette histoire de non-binarité, ça va me changer quoi ?
J’ai peur de cette opération, car je ne la veux pas.

Je ne veux pas obéir à un État transphobe et eugéniste.
Demander la stérilisation des personnes trans pour leur accorder des papiers conformes, c’est du chantage.
« Prouvez-nous que vous ne pouvez pas vous reproduire, sous-humains, et on vous donne vos papiers sous réserve que votre tronche nous revient »

 

Après, vous me direz « Mais tu peux essayer d’obtenir ton CEC sans cette opération, non ? Il y a des villes où ça a fonctionné »
Ah oui, je pourrais. Mais j’ai 2 bonnes raisons de pas vouloir faire ça

Premièrement, c’est long, c’est chiant, c’est cissexiste, et on va étudier un dossier que j’aurais monté pour savoir si je suis bien un mec. Sauf qu’ils auront beau chercher, rien en apparence ne prouve que je suis un mec : on s’adresse à moi encore au féminin, je me laisse pousser les cheveux, je ne veux pas me muscler, je déteste la bière et le foot, et, drame, j’adore les robes, le maquillage et le rose.

Deuxièmement, j’ai une seule lettre d’une proche qui atteste de mon genre masculin. En général, il en faut 3 ou 4.
Des personnes moins proches m’ont proposées de m’en faire, malheureusement, on atteste sur l’honneur et c’est vraiment les personnes proches qui peuvent le faire. J’ai refusé leur proposition, très touchante, mais je ne veux pas non plus les faire mentir à l’État. Et je ne peux pas demander à des personnes trans proches de moi de m’en faire car on doit attester avec la civilité légale. Hors de question qu’elles attestent avec une identité imposée.Merci à elleux pour leur propostion, et merci à mon amie qui m’a fait l’attestation.

Cela dit, je ne renonce pas totalement au CEC.

Quand il sera libre et gratuit sur simple déclaration en mairie.

C’est un « choix » que de ne pas vouloir être insulté.e et humilié.é devant des juges, et de continuer à subir un État-civil non-conforme.

 

Ami.e.s des associations LGBT+, créateurs.trices des affichent des marches des fiertés :

Ce n’est pas une gay pride, ce n’est pas la fête foraine.
Le mot d’ordre n’est pas « Droit des trans » gribouillé vite fait sur une belle affiche.

Le mot d’ordre, c’est « Changement d’État-Civil libre et gratuit pour les personnes trans »

C’est pas plus long pour vous faire chier, c’est juste : 1) Détaillé (« droit des trans » c’est quoi ? Quel.s droit.s ? Pourquoi ? Dans quel but ?) et 2) Respectueux (on n’est pas « des trans » mais « des personnes trans », « trans » est un adjectif)

 

 


 

Point voc :

CEC : Changement d’État-Civil, procédure actuellement longue et coûteuse qui permet, à terme, si positive, de pouvoir changer l’ensemble de tous les papiers administratifs selon « l’identité d’usage » comme étant « l’identité légale ».

Hystérectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait de l’utérus, et-ou du col de l’utérus.

Ovarectomie : Opération chirurgicale impliquant le retrait des ovaires.

Eugénisme : Application forcée de la théorie de l’évolution. Ne pas aider des personnes supposées faibles, des personnes ne faisant pas partie d’une élite. Les empêcher de se reproduire. (ex : stérilisation forcée des personnes trans et handicapées)

 

S’il y d’autres mots à préciser, à définir ou un contexte à éclaircir, vous pouvez m’en faire part par commentaire.

Perso | 18.04.2016 - 15 h 49 | 1 COMMENTAIRES
Être Trans (NB) et Autiste (Auto-diag) sur les réseaux sociaux.

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Un article légèrement hors-sujet par rapport au blog. Je parle réseaux sociaux, autisme et transidentité.

Je suis arrivé.e sur Facebook en 2008, peu après son arrivée dans les internets.

J’y allais surtout pour reprendre contact avec des connaissances perdues de vue (à cause de mes nombreux déménagements)
Au début, je parlais surtout via le chat, et je jouais au jeux proposés. je spammais le mur de mes « ami.e.s », en gros.

Puis en 2014, c’est devenu de plus en plus militant. J’ai rejoins des pages des Ft* (personnes assigné.e.s fille à la naissance qui font une transition sociale, médicale, et/ou chirurgicale, etc), des pages de personnes Non-Binaire, etc.
Et à chaque fois, il y avait des désaccords complètement inutiles, souvent basés sur des ressentis personnels. (ex : quelqu’un se dit non-cis, pas trans, pas cis, pas NB non plus. Nous obtenons ainsi un débat sur « ça existe pas »)

Aussi, les publications d’articles buzz psychophobes (qui font du sensationnel sur des personnes malades, handicapées, etc) et transphobes (pour se moquer des personnes trans) avec le lot de commentaires qu’il aurait mieux fallu éviter de lire.

Et, j’ai appris que Facebook demandait à ces utilisateur.trice.s d’utiliser leur état civil. Au début, les premières personnes concernées à ma connaissances étaient les drag queens. Puis il y a eu des dénonciations. Des personnes recevaient un questionnaire de la part de Facebook pour savoir si un.e tel.le utilisait son « vrai prénom »
J’ai eu deux ami.e.s trans qui ont du recréer un compte. Je ne suis resté.e que 6 mois avant de me dire qu’à part risquer mon compte et me prendre la tête, Facebook m’était devenu inutile. Il y avait également la transphobie venant de personnes MOGAI qui devenait insupportable.
Twitter. Je m’y suis inscrit.e plein de fois. J’ai dû tester en 2013 je crois. Mais je n’en voyais pas l’intérêt. Puis l’année d’après, Damia m’y a initié.e en m’offrant des bonnes personnes à suivre. Au fil du temps, je me suis créer un réseau de personnes avec qui j’avais des points communs.

L’avantage, c’est qu’on peut faire disparaître son compte facilement. J’ai du désactiver 10 comptes au total (les derniers inclus)
Pourquoi à chaque fois revenir ? Parce qu’il est tout à fait facile de recréer un compte.

Au début, je faisait beaucoup d’erreurs dans le militantisme. Cissexismes, insultes, violences verbales… Puis j’ai appris, et je me suis formé.e auprès de gens qui savent mieux que moi à l’époque comment parler, s’exprimer.
J’ai appris à laisser aux autres le soin d’exprimer un ressenti, même s’il est différent du mien.J’ai appris à écouter les personnes qui venaient nous insulter afin de leur répondre de la façon la plus adéquate.

Il y a des personnes que j’apprécie beaucoup dans ce réseau social. Pourquoi l’avoir quitté ?

Twitter a changé. Beaucoup trop. Avant, quand quelqu’un disait quelque chose de pertinent, on lisait, on relayait.
Maintenant, c’est la course à la popularité. Et même celleux qui sont populaires malgré elleux, sont plus avantagé.e.s que les autres.
Je faisais partis de celleux qui devaient répéter au moins 5 fois quelque chose, une question, une anecdote, pour avoir quelques réactions. Je devais calculer l’heure où je pouvais m’exprimer. Choisir le bon timing, les bons mots.
Je n’avais plus vraiment d’interactions.
Je parlais dans le vide. Je me sentais seul.e au milieu des 200 personnes que je suivais.

D’ailleurs, j’ai compris aujourd’hui que je n’avais aucune importance sur ces réseaux. Si Damia n’avait pas parler du fait que j’ai désactivé mes comptes, personnes l’aurait remarqué. (4 personnes lui ont dit « J’avais pas remarqué », pour moi, ça veut tout dire)
Donc si quand je parle on m’ignore, si quand je suis pas là je ne manque à personne… Pas besoin d’expliciter.

 

Le rapport avec le fait d’être autiste ?

Pour les interactions plus personnelles, plus intimes, c’est difficile.
Pour savoir comment discuter dans les réseaux sociaux.
C’est dur. Il faut s’adapter sans cesse.

Le pire avait été avec une amie.
Je l’aimais énormément, mais je n’ai pas su faire.
Hospitalisée, elle raconte comment se passe son séjour. Je suis ses tweets.
Avant ce séjour, elle me disait que je pouvais lui demander les raisons de son hospitalisation.

On m’a toujours dit de ne pas poser de questions personnelles. Je n’avais pas osé, elle m’a expliqué quand même.
Pendant le séjour, je me demande non-stop « Je dois lui envoyer une question ou pas ? »
Et je me dit qu’elle doit être blindée dans ses mentions.
Je me dit qu’elle raconte dans ses tweets, que c’est suffisant.
Puis vient la fin de son séjour, je lui demande, mais elle me fait comprendre que je ne me suis pas intéressé.e à elle.
Dans la forme, elle a raison. Une seule question pour 10 jours d’hospitalisation, c’est peu.
Dans le fond, je lisais ses tweets et me demandait si j’allais pas faire une connerie en lui posant des questions tous les jours.

Ma façon de fonctionner m’a dégoûté.e. J’en ai eu marre d’avoir les justifications dans ma tête et de ne pas pouvoir lui dire, car ça passerait pas.

 

Ce racontage de vie, c’est parce que c’est récent, et que ça montre un peu que sociabiliser, pour moi, c’est se demander si on va foirer quelque chose encore ou non. C’est réfléchir 10 minutes à « comment on va dire bonjour à cette personne qu’on connaît ou pas » et on a trop réfléchi et on passe pour un salaud malpoli.

 

Sur les réseaux sociaux comme IRL, on attend de tout le monde qu’iel réagisse de façon neurotypée, uniforme. Seulement, il y a des personnes qui ne savent pas comment réagir (et soit iels font une bourde qui va les mener au harcèlement, soit iels réagissent pas et se font engueuler) ou qui comprennent pas de la même façon que « normalement » (et du coup, se font moquer, humilier).
Une personne autiste ne va pas s’exprimer de la même façon. Difficile de s’exprimer quand c’est le bordel dans le cerveau.
Bizarrement, quand une personne autiste fait une erreur, son autisme disparaît instantanément aux yeux de tout le monde.Un peu comme ces personnes cis qui te genrent (toi, personne trans ou non-cis) correctement quand tout va bien et dès qu’il y a conflit, te mégenrent et utilisent tes pronoms et prénoms d’avant.

 

Sachez, chères personnes cis, NT et allistique, que vous ne savez peut-être pas comment faire avec les personnes trans (« C’est trop compliqué, comment on vous appelle ? Quelles questions sont taboues ? C’est trop dur. ») ou avec les personnes autistes (« On peut pas vous toucher », « Vous supportez pas de regarder dans les yeux »), mais dites-vous que nous, autistes, on sait jamais faire avec vous, NT et allistiques, et on fait avec, car on a pas le choix, vous êtes partout.

 

 

(Allistiques, une personne pouvant être dans les spectre neuroatypique mais qui n’est pas autiste. Un.e neuroatypique (NA) étant une personne qui a un fonctionnement cognitif différent ( dépression, schizoïde, bipolaire, autiste, HQI, BQI, etc.) NT est l’opposition de NA)

 


Ne pas oublier qu’il y a un certains nombre de pots communs de personnes trans qui tournent. Certains sont là depuis un an.
Et à côté, des projets qui ne sont pas dans un contexte social ou vital récolte le centuple.

Liens ==> ICI <== (si il y a des modifications à apporter, (suppression, ajout, modifications) vous pouvez m’en faire part en commentaire avec lien + modifications à faire)

Perso | 31.03.2016 - 10 h 37 | 0 COMMENTAIRES
Aujourd’hui c’est le TDoV. 31.03.2016

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale de la visibilité trans.
Aujourd’hui, malgré cette journée, personne ne parlera de nous aux infos.
Personne ne va parler de nous et il n’y aura pas de publicités marketing sur notre dos chez Auchan, Carrefour ou Leclerc.

Aujourd’hui, nous serons peut-être visibles sur Twitter, pas plus loin que la sphère militante.
Sur Yagg aussi, visibilité aidée par les quelques cis qui râleront dans mes commentaires pour dire qu’on parle encore de nous.
Sur Facebook, pas plus loin que dans le cercle d’ami.e.s et des translovers.
Sur d’autres réseaux sociaux peut-être, entre concerné.e.s, sur YouTube, peut-être et encore.

Aujourd’hui, en France, et sûrement ailleurs, en ce jour de visibilité trans nous allons rester invisibles.

Nous avons été invisibles pour le TDoR (journée du souvenirs trans, le 20 novembre dernier et chaque année en Novembre)

Nous sommes invisibles tout le temps, sauf…

Quand ça arrange les parents pour nous invalider
« Regarde ce trans qui s’est suicidé parce qu’il était pas une femme en fait »
Ou encore
« Regarde, elle est morte car elle était trans »

Quand c’est pour se moquer de nous
« J’ai vu cette vidéo buzz où un mec se réveille à côté d’une transsexuelle, il a trop flippé ! »

Quand c’est pour nous agresser, nous insulter, et pire encore
« Punaise, mais t’as vu l’travelo qui vient de passer ? Viens, on lui fait pas la peau ! »
« Hey, toi, t’es un homme ou une femme ? »
« T’es opérée ? Tu t’es faite couper la bite ? Pfrrrr »

Quand c’est pour nous fétichiser
« Tiens, je me ferais bien prendre par une transsexuelle ! »

Et les mecs trans ? Pas d’exemple avec les mecs trans ?
Non.
Premièrement, aux yeux des gens et de la société, nous sommes invisibles. Même s’il paraît que nous sommes de plus en plus connus.
Deuxièmement, nous ne sommes pas cette catégorie qui s’en prend le plus plein la gueule.
Chanceux ? Je sais pas. Et je ne sais pas pour combien de temps encore.

Aujourd’hui, c’est le TDoV et je parle de violence, de transphobie, d’invisibilité.
Parce qu’on en parle jamais.

Enfin, si en novembre de chaque année, où il y a un compte rendu de combien de personnes trans sont mortes assassinées depuis le début de l’année.
Pourtant, nous existons tous les jours.
La violence aussi.

Je parle aussi de cette violence qu’a vécu Damia.

Peu après le TDoV, l’an dernier.
Pour ce jour, elle avait posté une photo d’elle en sous-vêtement sexy sur Facebook.
C’est son corps, c’est son droit, c’est son espace. Personne ne doit la contredire ou lui faire des remarques.

Plus tard, environ 2-3 mois après, il y a eu un débat sur un site qui a publié un article transphobe. Damia est allée commenter, et un mec est venu commenter ceci :

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Damia a publié la screencapture sur son Facebook, en dénonçant sa transphobie.
Puis, une « amie », une fille de l’association où nous étions (donc dans la sphère lGb(t)) lui a posté ça :

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La violence de ses paroles est terrible.
Elle parle sans savoir ce que c’est qu’être trans.
Elle sous-entend que Damia n’est pas une vraie fille, parce que trans.
Mise à part son paternalisme, si Damia ne cherche pas de boulot, c’est par fainéantise.
Non.
Chercher du travail avec des papiers non-conformes à son identité, c’est se mettre en danger.
Certaines personnes le font, d’autres non.
Ce n’est pas une questions de courage ou volonté.
C’est individuel.
Ce que je dénonce ?
Tout.

L’invisibilité des personnes trans dans la société, au sein même des asso LGBT.
L’invisibilité physique et abstraite des personnes trans.
Quand on sait qu’elles sont là, on les ignore, on les efface, car elles sont « trop compliquées » et on ne cherche pas non plus à savoir comment faire.

Aujourd’hui c’est le TDoV, pour les personnes trans hormonées, opérées ou non.
Pour les majeur.e.s.

On oublie trop souvent nos plus jeunes frangin.e.s de 4, 8, 10, 14, ou 16 ans qui sont obligé.e.s, pour celleux qui savent déjà, de ne rien dire, se cacher, s’enfouir dans un placard très étroit, pour se protéger.
On oublie nos ami.e.s qui ont choisi (ou non) de ne faire aucune opération et/ou de ne prendre aucun THS.
Qui sont invisibles car pas out, ou sans cesse invalidé.e.s (« pas de THS, pas trans »)
On oublie les personnes non-binaires qui se battent pour rester en-dehors des cases binaires.
On oublie ces personnes, enfants, adolescents, adultes, âgées, qui ne savent qui elles sont réellement faute de visibilité trans, faute de repères.
On oublie les personnes trans racisées, celles qui en bavent le plus.
Les personnes trans et handicapées.
Les personnes trans SDF.

Aujourd’hui c’est le TDoV
Aujourd’hui, soyez visibles si vous le pouvez, si vous le voulez.
Aujourd’hui, c’est le moment d’aider une personne à se découvrir, d’aider un personne à sortir de l’isolement.
Aujourd’hui, soyons fier.ère.s de qui nous sommes. D’être arrivé.e.s à combattre mal-être, médecins, transphobie et d’être là pour le clamer.

Soyons nous, et faites fermer leur gueule aux cis qui ont toutes l’année pour être visibles partout, tout le temps et râler contre nos existences.
Luttons contre la SoFECT qui se sert de nous pour se faire du fric et se permet de choisir si on est capable ou non, si on est assez trans ou non pour accéder à ce dont on a besoin.
Soyons solidaires, serrons-nous VRAIMENT les coudes pour nous aider, conseiller quand on le peut.
Oublions nos débats futiles qui nous divisent.
Il est temps de se réveiller et d’arrêter de se faire bouffer et marcher dessus.

Aujourd’hui c’est le TDoV, je suis là, bien vivant, j’existe et je ne suis pas seul.

 

 

 

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS – 12ème Mois | 19.02.2016 - 19 h 03 | 1 COMMENTAIRES
Un an de THS, ça donne quoi ?

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(Je vais en parler de façon binaire homme/femme, masculin/féminin, pour mieux expliquer mon ressentis, mais il va de soi que mon (absence de) genre est toujours agenre à ce jour)

Aujourd’hui, nous sommes le 15 février 2016. Il y a un an et dix jours, je commençais mon hormonothérapie.
Et ça fait 3 mois et 12 jours que j’ai un torse plat.

Souvenirs :

Quand j’ai reçu mon attestation psychiatrique ici
Quand j’ai reçu mes ordonnances ici et ici
Quand j’ai eu ma mammectomie (avant l’opération, jour-j et post-op, convalescence)

 

Cette année a eu des périodes que je trouvais lentes.
Je voyais que mon apparence changer à peine, très lentement, et surtout, les premiers changements étaient les plus désagréable pour moi (boutons, odeurs fortes, muscles, etc.)
Puis vers août, à 6 mois de THS, je voyais qu’on s’adressait à moi de plus en plus au masculin. Je commençais à paraître plus masculin.
À partir de ce moment-là, j’ai compris que j’ai bénéficié de deux périodes de changements.

La première, du début jusqu’à six mois. Il s’agit d’effacer toute trace d’assignation féminine. Violent, bagarreur.
La seconde, à partir de 6 mois, c’est le moulage de mon genre, de mon apparence. Calme, doux.

Je constate donc au second semestre de cette année sous testostérone, que les changements sont plus lents. Les hanches s’effacent lentement, mais sûrement. C’est ce que j’attendais le plus.
Je tente de me construire au masculin, sans y faire plus attention.

Les changements sont plus lents une fois que le plus gros est fait, car il s’agit juste de continuer le travail, en gros. Actuellement, c’est la pilosité faciale qui évolue le plus, les hanches, la répartitions des graisses. Ça reste très lent. C’est presque pas visible d’un mois sur l’autre.

Au niveau de la socialisation, c’est compliqué, je ne sors jamais de l’appartement, mais j’avoue que j’ai moins de regard, de remarques et moins peur aussi.
J’ai toujours ce réflexe de me méfier, le soir, quand il y a une personne que je perçois masculine, mais moins qu’avant car il me faut un temps de réflexion « je ne risque plus rien, j’ai une apparence un peu plus masculine »

Quand je sors pour l’administratif, et donc confronté à des gens qui se basent sur mon apparence, je suis Tom-Alex, je suis un homme, ça ne va généralement pas plus loin que ça.

D’ailleurs, petite expérience (involontaire, comme toujours) à la CAF.

On voulait un renseignement, j’ai dû me connecter sur l’ordinateur là-bas, devant la dame, et bien que mon prénom de naissance apparaissait clairement, avec la civilité Madame ou Mademoiselle, je ne sais plus, la conseillère n’a pas bronché, n’a pas pris en compte et je suis resté Monsieur pendant le reste du court entretien. Et pourtant elle a bien vu les données.
Donc, si lors des entretiens administratifs je suis Monsieur malgré les papiers Madame, je pense que ça passe crème ailleurs.

Psychologiquement, je cherche maintenant à conformer mon corps selon mes attentes personnelles et individuelles. Donc j’ai encore du travail pour être bien dans ma tête, puisque ça passe par mon corps. Mais ça n’a aucun rapport avec les hormones.
Aussi, le dosage me va bien, ça me suffit, et la fréquence de prise également.
J’avoue avoir la trouille avant chaque prise car douloureux et embêtant, mais j’essaie de prendre sur moi.

 

Après, si je puis me permettre de donner quelques conseils :

– Si il y a parmi vous des personnes assignées filles, si vous vous demandez si vous devez ou pas prendre des hormones sachez ceci : (valable pour des assigné.e.s garçon qui se demandent pour le THS trans féminin)

– Ne le faites pas pour le regard de l’autre, mais pour votre bien-être intime, personnel, qui ne regarde que vous. La transition, c’est comme un magasin. Tu as le rayon hormones, opérations, vêtements, activités, coiffures, etc. Tu mets dans ton panier ce que tu veux, quand tu veux, comme tu veux. Tu n’es pas obligé.e de passer par un rayon que tu n’as pas envie de voir.

– Les hormones, c’est à vie. Et je ne parle pas de la prise d’hormones. Je parle des effets. Certains sont irréversibles. Et après une hystérectomie / une vaginoplastie, c’est encore plus dangereux d’arrêter.

– Si tu penses que ton apparence actuelle te correspond, ne cherche pas à accéder à quelque chose qui ne t’ira pas dans l’unique but d’être validé. Les hormones, opérations et CEC ne vont pas faire de toi plus un homme/une femme/un.e NB que tu ne l’es déjà.

– Il faut savoir qu’une transition médicale, ça implique des sacrifices et des bénéfices.
Essaie d’imaginer si tu peux une balance (comme celle de la justice, par exemple)
Sur un plateau, tu mets tous les sacrifices que ça impliquerait, et sur l’autre plateau, les bénéfices.
Si pour toi sacrifier de l’argent et du temps est moins coûteux que le bien-être que ça va te procurer, alors le bénéfice est supérieur aux sacrifices.
C’est cette métaphore qui a aidé des connaissances à vraiment réfléchir à ce qu’iels voulaient. Une sort de liste « pour et contre »

– Si tu sens que tu vas avoir des difficultés seul.e et que ton entourage cis ne peut pas t’aider, essaie de voir si il y a des personnes dans le coin ou la région près de chez toi qui ont commencé ou veulent commencer une transition.
J’ai été guidé par Damia de A à Z et, à mes 6 mois de traitements, j’ai chopé un ami par la peau du cou lorsque j’ai eu un RDV chez l’endoc’ et on a pu l’avoir ensemble, moi pour continuer, et lui pour commencer. (C’est qu’un exemple)

– Dernière chose :
Si tu doutes de toi en te disant « je suis trop féminin/masculin pour ressembler à un garçon/une fille/androgyne/autres apparences » dis-toi que certaines personnes trans sont parties de très loin

Voici une photo un an avant mon THS et une autre à THS + 8 mois environ

 

T-Alex 2K15 (10)

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Et mon torse, 3 mois et 12 jours post-op (cliquez dessus pour agrandir)

 

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Perso | 06.12.2015 - 14 h 48 | 3 COMMENTAIRES
Choisir Son Binder.

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En apparence, cela semble simple, pourtant, choisir son binder, quand c’est la première fois et qu’on a personne pour nous conseiller ou qu’on ose pas demander, c’est un peu galère…

Je vais tenter de vous aider selon ma petite expérience.
Si certaines personnes ont des commentaires, une expérience à partager, n’hésitez pas.

À la fin de l’article, il y aura le répertoire de tous les binders différents (que je connais) et quelques conseils importants.

J’ai essayé trois binder différents.
En premier, l’Underworks, le T-kingdom et le GC2B.
Je ne compte pas la bande orthopédique, car c’est très dangereux et ça m’a fait plus de mal que de bien.

 

UNDERWORKS

L’Underworks se présente comme un débardeur serré qui maintiens bien la poitrine et l’aplatit. Il s’agit d’un tissus synthétique légèrement élastique.

Cependant, au bout d’une bonne année, il se distendait bien et n’avait pas le même effet qu’à ses débuts.
Il en existe des blancs, noirs et beige, courts et longs.

J’ai porté un M blanc long (que j’ai coupé)
Et acheté un S beige long (coupé également) mais je n’ai pu mettre que 3 fois mais seulement une heure (trop petit)

 

Comment choisir sa taille ?

Sur le site, tout est expliqué par schéma et tableaux.

 

Comment savoir quelle couleur ?

C’est une question de goût. J’ai eu un blanc et un beige. Le blanc se salit et jaunit très vite, pourtant je le lavais aussi souvent que possible.

Le beige me paraissait plus rose.

 

Comment choisir entre long et court ?

J’ai pris que des longs… que je coupais.

Je préférais prendre des longs pour choisir moi-même la taille en découpant.
Sinon, ayant les hanches plus larges que le haut, le binder roulait et compressait l’estomac assez méchamment. Si vous n’avez pas de hanches plus larges que tout au-dessus, pourquoi pas.

 

 

T-KINGDOM

Le T-kingdom est différent, il propose un scratch sur le côté qui reste discret sous le vêtement.
C’est à vous de régler la taille. Et s’il est trop serré ou alors que ça commence à faire mal au dos, un passage aux toilettes pour le desserrer un peu et c’est bon.

J’en ai eu un S court, il ne me convenait pas car ma poitrine ne tenait pas dedans. Mais le côté pratique du scratch est cependant un bon point positif.

 

Comment choisir sa taille ?

C’est aussi expliqué sur le site, avec des schémas et des tableaux.

 

GC2B

Le GC2B est à mon goût le meilleur binder. C’est un t-shirt en nylon, très souple et élastique, et au niveau de la poitrine, il a un tissus rigide qui évite une élasticité et donc que ça se distende avec le temps.

Au début, il était difficile de l’enfiler et de l’enlever. Ma difficulté de motricité fait que j’avais du mal seulement à le retirer seul.
J’ai porté un M noir court. C’était ma meilleure expérience avec les binders.

 

Comment choisir sa taille ?

C’est aussi expliqué sur le site, avec des photos et des tableaux.

 

Les questions :

 

Un seul binder suffit ? Si je le porte tous les jours de la semaine et que je lave le week-end, ça va ?

Cela dépend de ton métabolisme, si tu transpires beaucoup ou pas, odeur forte ou pas.
Je le portais que quand je sortais donc je suis pas une référence.
Mais ce n’est pas long à sécher ni à laver : je le lavais le soir, le lendemain, il était sec (étendu au-dessus d’une source de chaleur, mais pas trop près)
Après, certain.e.s auront besoin de le laver tous les jours, d’autres seulement une fois par semaine ça dépend en fait (des activités aussi)

 

Tu le lavais à la machine ?

Surtout pas !
À la main, au savon, eau froide ou tiède, surtout pas avec de l’eau chaude !
Tu le laisses tremper cinq minutes avec du savon (je prenais mon gel douche) et après tu frottes la partie devant et les parties des aisselles.
J’hésitais pas à renifler (c’est pas classe mais c’est efficace).
Et pour n’importe quel binder.
J’ai fait ça et c’était bien.
Mais avant mon THS, quand je le portais la semaine, un lavage par semaine suffisait.

 

Ça fait mal ? Y a vraiment un sentiment d’oppression ?

Au début un peu le sentiment (comme la première fois avec un soutif mais sur toute la partie couverte) mais ça se distend après (ça dépend des binders)

 

Faire du sport avec ça pose problème ?

Le sport, pour le coup, si tu as peur tu peux prendre un Underworks.
Il faut faire attention à la déshydratation, peut-être, car le binder tient chaud.

 

J’ai une grosse poitrine et avec mon binder les deux seins se regroupent au milieu et si je regarde dans mon binder ils se touchent vraiment et tout, je sais pas si tu vois ce que je veux dire ? C’est normal ?

Ça me le faisais aussi… (j’avais une poitrine imposante également avant le THS)
Ce que je faisais, c’est passer la main pour les « remonter » (en haut sur le coté, vers les aisselles).

 

 

Les conseils/astuce :

– Pas plus de huit heures par jour (À éviter du moins) Et les premiers temps, à mettre 4h max si pas habitué.e.

– Bien écouter son corps.

– Maux de dos, difficultés à respirer, plus de boutons que d’habitude, autres = réduire le temps de port de 2h au moins. Ou changer de binder.

– Voir avec des ami.e.s s’ils ont plusieurs binders, qui seraient de marque.s différente.s du votre, demander si c’est possible de le tester, avant d’en acheter un. Ou de leur acheter s’il y en a dont iels ne se servent plus.

 

Commentaire :

J’ai pris un long, L, noir, ce qui me faisait un peu peur puisque Tom Alex m’avait dit que ça pourrait rouler et remonter Finalement c’est pas du tout le cas, et ça affine même mon ventre (en terme de largeur).

– Ami ayant récemment acheté chez DollHouse

 

 

 

Les sites :

Ces deux sites paraissent identiques, et DollHouse vend des Underworks

Binders F2M et Underworks

http://www.f2mbinders.com/

http://www.underworks.com/men/compression-shirts-29

(Vous trouverez comment mesurer et les tailles en sélectionnant un item)

http://www.dollhouse.fr/binder-poitrine-court-blanc.html

(Pour calculer sa taille, se référer aux deux sites ci-dessus)

 

Loveboat

http://www.lesloveboat.com/shop/index.php?cPath=77

(Et comment trouver sa/ses taille.s : http://www.lesloveboat.com/shop/sizechart.php )

 

 

T-Kingdom

http://www.t-kingdom.com/products.htm

(Tailles : http://www.t-kingdom.com/shopping/english/size.htm )

 

GC2B

http://www.gc2b.co/

(Tailles : http://www.gc2b.co/#!how-to-measure/c1p06  le lien mène sur comment mesurer, et il faut cliquer sur le carré rose « Size chart » et ça fait un visuel en inch et en cm)

 

 

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | 03.12.2015 - 15 h 40 | 6 COMMENTAIRES
Journal De Bord d’Un FtM Post-Op.

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Dans cet article, il est question de montrer un peu l’évolution concernant la mammectomie dont j’ai pu bénéficier, sous ces trois points :

– Physique : Comment je m’en sors peu à peu dans mon indépendance, quels gestes je peux faire ou pas encore en fonction du temps post-op.

– Psychologique : Comment je vis cette nouveauté au quotidien.

– Médical : Comment les cicatrices évoluent, la douleur, et les soins infirmiers (délivrés à partir de J +5 à domicile par deux infirmiers (un BEAU-GOSSE et une dame très SPEED)

****

Il y a un un paragraphe consacré aux questions que l’on m’a posé à la fin du compte rendu, avant les photos.

****

Points importants :

– Les évolutions que je décrirais sont individuelles. Cela donne une idée du temps de ré-adaptation/récupération du quotidien, mais cela peut varier d’une personne à une autre.

– Des photos seront en toute fin de l’article, réduites car pouvant heurter la sensibilité de certain.e.s. Il suffit de cliquer sur la photo pour avoir un aperçu format original.
Il s’agit de photos de mon torse en train de cicatriser, j’insiste sur le fait de ne pas se forcer à regarder.

– Il est toujours possible de poser des questions ici (en commentaire ou message privé), anonyme ou non (précisez). Je mettrais à jour l’article si besoin.

– Parfois, certains points me semblent évident, mais ne le sont pas forcément pour vous. Il suffit de me le dire, en me précisant ce que vous souhaiteriez savoir.

– J’encourage les personnes qui entament une transition hormonale et-ou chirurgicale (Mt* ou Ft*) à essayer de décrire ou raconter précisément le séjour et les ressentis au jour le jour. En effet, un ami FtM m’avait donné quelques conseils pour le pré-opératoire et le post-opératoire, cela dit, je suis inquiet de nature et j’aurais apprécié trouver un site ou quelqu’un qui me raconte le séjour, l’opération et les semaines post-op avec plus de détails.

– Ce qui serait idéal, ce serait de m’aider à compléter l’article. Je cherche donc une autre personne ayant bénéficié d’une mastectomie totale par le Dr Coustal, (double incision). Idéalement j’aimerais obtenir des témoignages très complets sur les résultats d’autres chirurgiens, et la péri-aréolaire du Dr Coustal. 2 pour chaque types de chirurgies et chaque chirurgiens (pour avoir plus de diversités dans les ressentis)

****

Je me suis fait opéré le mardi 3 novembre 2015 par le Dr Coustal à Montauban.

La description de mon séjour se trouve dans ces deux articles :

Partie 1 : pré-opératoire

Partie 2 : Jour-J et post-opératoire

****

 

Mardi 3 Novembre, Jour – 0 : (l’opération s’est déroulée vers 14h, et je suis rentré dans ma chambre à 18h, les impressions décrites ci-dessous sont donc pour la seule soirée et nuit du 3 Novembre)

Physique : Je ne peux quasi pas bouger les bras sans que ça tire. Ce n’est pas de la douleur, mais plutôt un inconfort. (Je suis sous anti-douleur). Pour prendre mon portable ou mon ordinateur, on est obligé de me le poser en face. Je ne peux pas m’accouder sur la table quand je mange ou tape à l’ordinateur. Pour dormir, je découvre une nouvelle position, dormir sur le dos. J’ai très peu dormi.

Médical : C’est tout récent, il n’y a rien à préciser de spécial. Je n’ai aucune douleur car sous anti-douleur via perfusion. La glace aide beaucoup aussi.

Psychologique : Je ne réalise pas du tout. Je vois que c’est plat, mais j’ai le boléro qui compresse le torse. Les œdèmes au niveau des pectoraux n’étaient pas là pour me rassurer.

 

(suite…)

Perso | 21.11.2015 - 11 h 25 | 1 COMMENTAIRES
Le Jeu Maudit Des Différences.

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Voilà maintenant un an et demi que je suis conscient de mon identité de genre non-cis.

En mai 2014, je prenais clairement conscience de mon identité de genre. À partir de ce moment j’ai pu apprendre pas mal de choses sur la société. Les oppressions, le système dominé/dominant.

Je préviens maintenant que si quelque chose vous semble mal-dit, incomplet ou je ne sais quoi, il faut m’en faire part.

Je vais parler de la différence que j’ai pu ressentir durant trois périodes importantes dans ma vie.

– La première concerne toutes ses années, de ma naissance jusqu’à mai 2014. Quand j’étais sociabilisé comme fille ET que je me conformais à ce genre en pensant l’être.

– La seconde concerne la petite période d’un an, à partir de mai 2014 où je savais être un mec mais que j’étais encore sociabilisé en tant que fille. Ça recouvre la période où je n’avais encore rien commencé jusqu’à ce que les hormones modifient mon apparence et me permettent d’être sociabilisé au masculin, c’est-à-dire jusqu’à juillet 2015.

– La troisième période est entamée depuis peu, elle commence en août 2015 et se finira lors de mon décès (normalement, pas de suite), où je suis sociabilisé au masculin.

 

Première période : Enfance jusqu’à mai 2014 (20 ans)

Durant cette période où j’étais et pensais être une femme/fille, je n’avais pas conscience de l’aspect systémique de la misogynie et du sexisme. C’était tout intériorisé, ainsi que les injonctions.

Je me contentais d’obéir quand je n’avais pas le choix, bien que ça pouvait m’énerver ou me fatiguer.

En ce qui concerne l’apparence, déjà, et le comportement, un peu.

Enfant, il faut dire qu’on me demandait surtout de ne pas me salir. Ne pas traîner par-terre, tandis que mes petits camarades AMAB* pouvaient le faire sous les yeux de leurs parents, indifférents.

Il fallait que je sois propre, que je sente bon, que je ne ne fasse pas de grimace, ce n’est pas joli pour une fille. Il faut se tenir droit, une fille bossue ce n’est pas joli. Et le meilleur : « souris, tu seras plus jolie. »

En classe, on nous reprochait à mes camarades AFAB** et moi de ne pas être calme. Tandis que les AMAB on le leur disait une fois, grand maximum. Histoire qu’iels ne dérangent pas le cours.

À l’adolescence, à partir de l’entrée au collège, les premières injonctions sociale arrivent. Elles ne viennent pas de mes parents (pas encore) mais de l’environnement, le collège surtout.

Les AMAB ne veulent pas de moi, je suis une fille. Les AFAB ne veulent pas de moi, car je ne me maquille pas, je ne suis pas assez féminin, mes vêtements sont pour les bébés. Je suis très candide à l’époque, et ça se ressentait à travers mon apparence et expression vestimentaire de « petite fille »

Quand nous sortions avec mes parents, il y avait toujours quelque chose à dire.

« Souris un peu, montre que tu es heureuse » « tiens-toi droite » « Tu aurais pu t’épiler les sourcils » « Ne mets pas ce pantalon, tu vois bien qu’il n’est plus d’actualité »

Pourtant, le pire étaient les compliments…

« Que tu es jolie » quand je porte un vêtement qui fait trop fille, trop apprêtée, qui ne me plaît pas.

« Tu ressembles à un bonbon » pour dire que je suis mignonne.

« Ah, ben tu ressembles enfin à quelque chose ! »

Toutes ses phrases montraient que ma famille avait un total contrôle de mon propre corps.

Si je grossis, c’est mal. Si je maigris c’est bien.

Dernièrement, un.e AFAB disait que sa grand-mère l’avait félicité.e pour sa récente perte de poids. Iel avait fait une dépression qui lui avait retiré la volonté de manger et sûrement tout sensations de faim.

On oublie totalement ce qu’il se passe derrière, car l’essentiel pour la société et l’environnement, c’est qu’iel ait maigri.

Dans la rue, seul, quand je marchais pour aller au collège, il arrivait qu’une voiture klaxonne. Je regardais, et c’était un homme, ou plusieurs, soit qui regardai(en)t comme s’il(s) découvrai(en)t pour la première fois une personne d’apparence féminine, ou alors s’excitai(en)t dans la voiture.

Ça me flattait à l’époque, puisque personne ne me trouvait désirable.

Maintenant je me dis simplement : « J’avais juste 12 ans, punaise »

Au lycée, vu que je ne m’habillais que de façon neutre, mes parents étaient lourds avec ça.

« Pourquoi tu n’es pas plus coquette ? » « Coiffe-toi, on dirait Marie La Folle ».

Au lycée, on m’évitait. J’étais le bouche trou.

On m’empêche de sortir comme je veux, quand je veux.
Si je veux faire du vélo, il faut que je donne un coup de fil tous les quart d’heure pour signifier que je suis toujours en vie ou que tout va bien.

Si je veux me promener, pas seul. Pas là où c’est désert.

On m’apprend à avoir peur de sortir, peur de l’extérieur, peur des hommes (personnes perçues au masculin)

Puis à la fac, j’ai pu souffler, car je n’avais pas spécialement envie d’obéir aux injonctions des parents. Mais j’avais envie d’être désirable, car je voulais trouver quelqu’un, sincèrement. Mais que la personne puisse m’aimer pour qui je suis, et non pour l’image que je reflète. Dur.

Quand j’essaie de parler, on m’interrompt. Et quand j’arrive à parler, c’est une fois que tout le monde a parlé (j’étais souvent en présence d’AMAB) mais on ne m’écoute pas ou peu.

Mes propos n’invitent pas à une conversation.

Je rencontre Damia, et un mois plus tard, nous sommes déjà à la seconde période.

Avec Damia, je commence à m’intéresser au féminisme et je prends conscience des privilèges, oppressions.

Des différences blanc.he.s/racisé.e.s ; trans/cis ; homo-bi-pan/hétéro ; romantique/aromantique ; allosexuel.le.s/asexuel.e.s ; valides/invalides ; etc.

Et aussi hommes/femmes.

Le sexisme, la misogynie.

Et puis une nuit, à 2h du matin, en rentrant seul, (et je ne vous préciserez pas comment j’étais habillé, car cela n’a strictement rien à voir) je suis victime d’une agression.

Il n’y a personne d’autres que moi que cet individu qui m’aura fait comprendre en un seul geste tout ce que Damia m’apprenait.

À ce moment-là, je prends conscience que mon corps m’appartient, et qu’il n’est pas question que les autres continuent à me juger sur mon apparence.

 

Seconde période : mai 2014 (20 ans) jusqu’à juillet 2015 (21 ans) – Et il y a deux catégories :

  • La première où je n’ai rien entamé comme parcours (mai 2014 à décembre 2015)
  • La seconde où j’ai commencé mais encore perçu au féminin (janvier 2015 à juillet 2015)

 

Mai 2014 à décembre 2015 :

Je prends conscience de mon identité. Je veux être perçu comme homme mais je n’ai pas commencé de parcours.

Je sais qui je suis, mais seul.e.s celleux à qui je l’ai dit le savent.

Donc il faut ajouter la frustration à la colère d’être pris pour un bout de chair à baiser.

Je ne parle pas des « mademoiselle » qu’un.e gentil.le commerçant.e va me dire lorsque je rentre ou sors dans son commerce.

Mais des regards dans la rue.

Ces AMAB qui me regardent de façon répugnante. Je sais qu’ils regardent un homme. Mais eux regardent une femme. (ou un sex-toy, faut voir)

À ce moment là, ça devient intimidant et dysphorisant.

Sachant qui je suis, je refuse de me féminiser. J’arrête de m’épiler, je ne me conforme plus selon le genre qu’on m’assigne.

Oui on parle d’assignation à la naissance (AMAB, AFAB) mais ça ne s’arrête pas là. On pourrait parler de AM et AF (Assigned Male/Female) parce que ça continue tant qu’on est vivant.

Je refuse donc de continuer à me conformer selon le genre qu’on m’assigne encore.

Mes parents n’en ratent pas une.
« Depuis que tu es à la fac, tu te laisses aller » « Tu as grossi » « Tu ne prends plus soin de toi »

« Ton apparence laisse à désirer » etc.

Pour la place dans la société, c’est pareil qu’avant, sauf que j’aimerais être écouté.

Parce que oui, quand ça parle transidentité, je suis concerné, même si je n’ai pas commencé mon parcours.

 

Janvier 2015 à juillet 2015

Mon parcours est commencé, tout est en marche et là aussi ça bloque, car l’attestation et la première injection ne m’ont pas transformé instantanément en homme.

Je sais que la testostérone imprègne mon corps, je sais que je suis un homme, et les gens s’attachent encore l’apparence que je donne.

Personne ne prend la peine de demander « Avec quel pronoms souhaiteriez-vous être adressé ? »

Personne ne me demande avec quels accords et genre je veux qu’on s’adresse à moi.

Alors on choisit à ma place.

Quand je parle, je suis toujours aussi légitime qu’une chaussette dans un frigo, je n’ai pas ma place.

Je ne me sens pas à ma place avec les femmes, et les hommes me font comprendre que je ne suis pas des leurs.

Dans la rue, je suis encore ce bout de chair que les mecs veulent à tout prix regarder, même si je ne me sens pas du tout désirable, et encore moins fille.

Et je n’ose pas prendre ma voix qui a mué pour leur répondre « Tu veux que je m’occupe de toi ? »

Parce qu’ainsi, je ne ferais qu’encourager la transphobie envers les femmes trans.

 

Troisième période : Août 2015 à maintenant (21 et 22 ans et plus encore)

On commence à m’appeler monsieur, sans hésiter, on me laisse plus facilement parler, dans la rue, j’ai toujours mes réflexes et la peur, pourtant je suis ignoré, les personnes perçues au masculin sont indifférentes à ma présence.

On s’intéresse plus à moi qu’avant, des gens me font des réflexions sexistes comme si j’allais approuver (spoil : non)

Je prends conscience de mes privilèges d’homme.

Et bien que j’ai pu vivre au féminin pendant 21 ans, je me dois de laisser la parole aux femmes, aux personnes perçues comme femmes et vivant les oppressions qui s’y attachent, car je suis conscient d’en être débarrassé, et que je le veuille ou non, je jouis de ce privilège.

 

______________________________________________

* AMAB : Assigned Male At Birth, Assigné.e garçon à la naissance.

** AFAB : Assigned Female At Birth, Assigné.e fille à la naissance.

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS - 9ème mois | 05.11.2015 - 12 h 27 | 4 COMMENTAIRES
Mettre Les Choses À Plat. (Partie 2)

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Jour-J !

Malgré la prise du médicament à 21h, je me suis endormi vers 23h et réveillé à 4h.

J’ai sûrement somnolé car l’infirmière est arrivée à 7h30 sans que le temps m’eût parut long.

Elle prend ma tension, température aux oreilles, et cherche une veine dans mon bras droit.

Finalement elle piquera pas, ayant trop de difficulté à piquer.

Elle dit que je peux prendre ma douche, et pose un gobelet sur ma table mobile et me dit que je le prendrais quand le brancardier viendra.

Je lui demande s’il est possible de me laver les dents, car le matin, à jeun, c’est limite.

Mon opération est prévue entre 12h et 14h.

8h00, je me lave les dents, prends ma douche désinfectante et m’habille avec la blouse d’opération et le slip fait pour.

Et j’attends qu’on me mette le cathéter.

10h environ, on me pose le cathéter, ça fait mal, on me le pose sur la main, car rien de possible ailleurs.

Suite, l’infirmière me donne un médicament à boire pour quand le brancardier viendra et me dit de ne pas oublier la oublier la blouse.

Vers 13h35, après une longue attente, je suis amené au bloc opératoire.

Les infirmière qui se sont occupées de moi m’expliquaient bien ce qu’il allait se passer

Je suis rassuré, et moins stressé.

On m’injecte le produit pour m’endormir, je trouve marrant la sensation, et je m’endors.

Je rêve un peu durant le sommeil artificiel, et je lutte pour me réveiller, c’est difficile, mais j’y parviens en disant des choses qui n’ont ni queue ni tête et faisant du chantage à l’infirmier (oui, je ne lui dis pas si j’ai mal, s’il me dit pas que je suis plat)

À 16h45 je suis donc réveillé, à 18h je retourne dans ma chambre.

Ce fût long car il n’y avait qu’un seul médecin en salle de réveil pour 5 ou 6 patients.

Du coup, je lui posais mes questions quand il venait s’occuper de moi.

Il m’a mis des anti-douleurs, j’avais mal à 3/10 en me réveillant, et il a attendu un quart d’heure pour voir si ça passait ou non, et je lui ai dit que c’était toujours à 3/10, pas plus.

Je raconte tout cela de mémoire pour le jour-j, car j’avais trop peu de mobilité, et écrire n’était pas confortable, et un peu douloureux.

Je ne peux que manger 2h après mon retour en chambre, et je ne peux pas me lever seul la première fois, ni avant le repas.

Un infirmière m’apporte donc une bassine pour uriner.

On me donne de la glace, pour mettre sur le torse, ça soulage, je suis surpris que ça soulage autant.

On me la change toutes les trois heures, mais il faut pas hésiter à appeler si jamais j’en re-veux ou si ça se réchauffe trop vite.

20h40 je mange enfin, et à peine fini, je veux aller aux toilettes, j’appelle donc l’infirmière de garde qui me dit d’y aller doucement.

Je m’assois, ça tire un peu, mais c’est normal car la première fois que je me lève depuis l’opération.

Je me mets debout, accompagné du porte perfusion, et je vais aux WC.

Plus tard, je pourrais retourner au WC seulement avec Damia, car il y a un appareil à débrancher et rebrancher.

Je m’endors rapidement et je me réveillerais environ toutes les trois heures, c’est-à-dire quand vient l’infirmière de garde pour savoir si tout va bien.

Je lui dis que la glace m’encombre et que je souhaite en avoir que pour le réveil officiel, vers 6h30,

J+1

7h30.

J’avoue qu’il n’est pas évident de dormir, je n’ai qu’une seule position, sur le dos, alors je varie comme je peux avec les jambes.

Le lendemain matin, l’infirmière prend ma tension, la température, et me donne la glace.

Elle me demande pour la douleur, je suis à 2/10, j’arrive très bien à situer ma douleur, ce qui est très pratique pour le personnel médical, savoir exactement où je me situe.

Je demande s’il est possible de me retirer le cathéter, qui est gênant, elle ne sait as encore.

On verra bien.

Elle me demande s’il y a besoin d’aide pour la toilette. Je dis que je préfère que ça soit Damia qui me la fasse, et pour le gilet, elle me dit « Pour l’enlever, asseyez-vous car ça peut libérer de la tension d’un coup et donner des vertiges » Je lui dis que je ne suis pas prêt encore pour ça, elle me répond qu’il n’y a pas de problème, que demain, elle sera obligé de changer les pansements, donc j’ai encore 24h pour anticiper.

Toute la journée, je dormirais encore, car l’anesthésie nous laisse dans le brouillard assez longtemps après l’opération.

À 13h environ, le chirurgien arrive comme une tempête dans ma chambre, je dormais, il vérifie, tout va bien !

Je suis son troisième patient à ne pas avoir de drain, je ne sais pas trop pourquoi cette méthode et pas une autre, mais c’est sûrement trop technique.

Il dit que je peux sortir vendredi, mais n’ayant pas de moyen de transport avant samedi, nous le lui précisons : pas de problème !

Vers 15h, son épouse passe me voir, pour s’assurer que tout va bien, nous donne quelques consignes rassurantes et repart presque immédiatement.

Je note que j’ai plus de mobilité que la veille, et je peux me laver les mains sans avoir trop de difficulté.

Nous ne sommes que mercredi, et j’ai une petite appréhension pour le retour en voiture (avec les secousses).

Nous verrons bien.

16h, une armée d’infirmier.ères arrive, Mes anti-douleur sont terminés, et je le comprends car la machine avertis que c’est terminé avec une alarme, et une douleur là où est posé le cathéter. J’en conclue donc que au torse tout va bien.

On m’enlève le cathéter, on me prend la température et la tension et on me donne de la glace.

Tout ça en même temps !

Me voici devenu sans-fil, libre.

Je suis plus libre de mes mouvements, je n’ai pas mal au torse, tout va bien.

Rien à signaler jusqu’à cette nuit, où j’ai vraiment eu du mal à dormir.

Dafalgant et un autre médicament n’auront pas beaucoup d’effet.

J+2

Il faut que je bouge plus me dit-on, alors Damia me fait ma toilette et je marche un peu dans la chambre en attendant le chirurgien pour le changement de pansement.

Il arrive, je m’installe sur le lit.

Il enlève le boléro et le pansement. Je suis assez surpris de n’avoir mal qu’au milieu, entre les seins.
(oui, c’est toujours des seins que j’ai, même si c’est plat)

Le dessus des seins sont gonflés, ça fait encore des œdèmes, la cicatrices est plongée dans la chair.
Bref, je ne me suis pas attardé dessus. Le chirurgien ne m’oblige pas à regarder.
Il est satisfait, il nous explique un peu tout ce qu’il a fait, quelle cicatrice représente quoi, etc.

Ensuite, il nous dit de patienter, que quelqu’un va venir refaire un pansement neuf.

Nous attendons bien 10 minutes, je ne me sens pas bien avec les cicatrices ainsi, à l’air libre.

L’infirmier arrive, nettoie les plaies avec une douceur à peine croyable et remet un pansement neuf.

Il me ré-agrafe le boléro et je prend un peu de temps pour me remettre de tout ça.

Damia m’a ensuite lavé les cheveux et aidé à mettre un short.
Je ne peux pas mettre de T-shirt, alors je mettrais une veste.

Je pourrais me balader dehors s’il fait beau demain.

Perso | THS - 7ème à 12ème mois | THS - 9ème mois | 04.11.2015 - 17 h 33 | 0 COMMENTAIRES
Mettre Les Choses À Plat. (Partie 1)

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Pré-op :

Me voici actuellement à Montauban, accompagné de Damia, dans ma chambre de la clinique du Dr C. qui m’opérera demain.

Cette article est écrit au fur et à mesure des évènements. Certains faits évoluent, donc.

Je vais vous décrire mon séjour de façon à ce que les personnes qui subiront une mastectomie totale aient connaissance de ce qu’il se passera. (Cela peut varier d’un.e clinique/chirurgien.ne à un.e autre)

Nous avions rendez-vous pour l’anesthésiste le vendredi 30 octobre à 14h10, il faut le voir au plus proche de l’opération 3 jours avant celle-ci, au plus tard, un mois.

Me faisant opérer le 3 novembre, et habitant encore loin, j’ai choisi de rapprocher le plus possible le rendez-vous, pour ne pas avoir des frais de transport trop important.

L’anesthésiste qui s’occupera de me mettre dans les vapes est âgé, mais agréable, respecte mon identité.

Dans son bureau, il pose les questions habituelles d’un anesthésiste, autrement dit mes éventuels allergies, opérations passées, etc.

(Je lui ai parlé d’une petite inquiétude au niveau du cœur, il a fait un papier pour le cardiologue, et en fait j’ai rien, donc juste ouf)

Ensuite, nous sommes rentrés à l’hôtel. Et avons passé un week-end au calme.

Lundi, nous quittons l’hôtel à midi, et nous partons pour la clinique immédiatement.
Il est prévu que j’entre à 16h30, mais nous demandons à l’accueil, la chambre n’est pas prête.
Nous attendons sur des fauteuils forts confortables.

15h30, un infirmier vient nous chercher, nous présente notre chambre.
Je suis en chambre seule, c’est très spacieux.

Il y a mon lit, une table de chevet, un grand bureau et son siège, un fauteuil une table qui passe au dessus de ton lit (j’adore ces tables, il m’en faut chez moi).

Nous avons à disposition une salle de bain spacieuse quand même et une penderie pratique (mais pas suffisante pour toutes les robes de Damia)

L’infirmier nous laisse nous installer un moment en prévenant qu’il revient pour me raser la poitrine, et revient avec un lit pour Damia.

Repart et revient immédiatement après avec une petite tondeuse pour le rasage.

Il me rasera tout au-dessus du nombril (c’est-à-dire beaucoup), le torse, les seins, les aisselles et les bras (pas les avant-bras).

Pendant le rasage il remarque que je me gratte entre les seins et dessous chacun d’eux, j’ai de l’eczéma, ça fait deux mois que j’en avais sans savoir ce que c’était…

Il revient après me mettre une sorte de talc exprès pour soigner cela.

Et s’en va.

Donc, rasé, poudré, j’attends le chirurgien pour les marquages.

Un autre infirmier arrive, me demande si je suis bien [Nom, prénom légal] afin de vérifier quand même administrativement.

Voyant ma tête fort peu ravi il me dit, gêné « Enfin… Pour le moment »

Je précise que sur les listes, je suis Monsieur [Nom de famille, prénom légal] afin d’être genré correctement. À l’oral, je suis « Monsieur » et « il », d’où mon indifférence pour le détail administratif.

Il me fais signer quelques papiers, me demande le dossier de consentement du chirurgien, enfin, surtout de la paperasse, c’est pas long, c’est pas contraignant

Ensuite, il me raconte un peu, il dit qu’il saura vers 19h les plannings, donc l’heure à laquelle je serais opéré.

Donc je ne serait peut-être pas opéré l’après-midi comme prévu, mais le matin ? Je ne sais pas.

18h15, on m’apporte mon plateau repas, c’est pas trop mauvais, mais j’ai été vite calé (le stress?)

À 19h, un anesthésiste de garde vient vérifier si tout va bien, s’il y a des traitements en cours depuis le dernier rendez-vous. Il est resté une minute à tout casser.

À 19h30, le Dr C. nous attend à son cabinet, un.e patient.e et moi.

La jeune personne passe avant moi, et, lorsque c’est à mon tour, j’enlève ma veste et mon T-shirt (oui, j’avais une veste alors qu’il fait 25°C dans l’établissement, mais que voulez-vous, je complexe dur)

Il m’a fait les marquages, là où il y aura les téton, la taille des tétons, quelle partie va partir (bye bye!) etc.

Je serais opéré en début d’après-midi.

Je suis revenu, j’ai pris ma douche à la Bétadine, et hop, au lit.

Un infirmier est venu donner des draps à Damia pour son lit.

Il m’a dit que si je voulais un détendeur (médicament pour me détendre) il suffisait de demander, et que je ne devais plus rien consommer à partir de minuit.

Une infirmière de garde arrive à 20h40, elle propose un médicament pour m’aider à dormir, et me dit ce qu’il se passera demain.

On me posera un cathéter au bras, je vais devoir prendre ma seconde douche à la Bétadine et enfiler la tenue de combat.

 

Suite au prochain article.

Perso | THS - 7ème Mois | 24.09.2015 - 16 h 18 | 0 COMMENTAIRES
Au Sein De Bergerac

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De retour sur internet, me voici avec des nouveautés !

Le 12 Septembre, à 6h, nous avons quitté la Bourgogne pour rejoindre la Dordogne (Voyez la rime)
Après un long périple de sept heures, pauses non-comprises, nous arrivons à Bergerac à 15h environ.
Les parents de Damia nous accueillent, nous visitons l’appartement, il est spacieux.
Avec cuisine, salon, chambre et salle de bain séparées, et non tout dans la même pièce.
Nous déchargeons la remorque et la voiture, et c’est parti pour une partie du rangement ! (que nous terminerons le lendemain)

Ce qui est plus impressionnant, c’est que la taille de notre chambre + salle de bains fait la taille de notre ancien appartement.
Maintenant, nous avons un 38m² (avant, un 12m²) Le plafond haut, les pièces bien distinctes, un balcon et des fenêtre pour aérer et éclairer notre chez nous.
Nous avons tellement peu de choses que ça résonne encore dans l’appartement, mais nous remplirons cela au fur et à mesure.
Comme j’ai pu libérer l’espace qui m’entoure, je me suis mis à ma passion : la cuisine.
Je passe jusqu’à 7h à cuisiner par jour pour Damia et moi, c’est vraiment un bonheur.

Je ne posterais pas de photos de l’appartement sur le blog car les personnes les plus proches les ont déjà vues, et c’est suffisant pour moi.

Nouvelle toute fraîches d’hier : j’ai vu le Dr Coustal qui m’opèrera (mastectommie).
Je serais pris en charge le 2 novembre et opéré le 3 novembre !
Me voilà bien chanceux d’être opéré à 9 mois de THS et par un chirurgien qui a une bonne réputation et me respecte.
De plus, je porterais mon boléro post-opératoire en novembre, où les températures ne sont pas étouffantes, ce sera que mieux !

Je mettrais mon binder en vente après cela, afin de faire profiter un.e ami.e

Je reste à disposition pour des renseignements par rapport à Dijon, autrement dit lieu d’écoute pour le ado – jeunes adultes jusqu’à 25 ans, associations, professionnels de santé safe, etc. Il suffit pour cela de me demander par commentaire (en précisant si oui ou non je publie).

Je vous tiens au courant pour la suite :)