6987 Transphobie familiale | Se découvrir FtM…

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Se découvrir FtM...
Les questions, les réponses...
Perso | 31.03.2016 - 10 h 37 | 0 COMMENTAIRES
Aujourd’hui c’est le TDoV. 31.03.2016

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Aujourd’hui, c’est la journée internationale de la visibilité trans.
Aujourd’hui, malgré cette journée, personne ne parlera de nous aux infos.
Personne ne va parler de nous et il n’y aura pas de publicités marketing sur notre dos chez Auchan, Carrefour ou Leclerc.

Aujourd’hui, nous serons peut-être visibles sur Twitter, pas plus loin que la sphère militante.
Sur Yagg aussi, visibilité aidée par les quelques cis qui râleront dans mes commentaires pour dire qu’on parle encore de nous.
Sur Facebook, pas plus loin que dans le cercle d’ami.e.s et des translovers.
Sur d’autres réseaux sociaux peut-être, entre concerné.e.s, sur YouTube, peut-être et encore.

Aujourd’hui, en France, et sûrement ailleurs, en ce jour de visibilité trans nous allons rester invisibles.

Nous avons été invisibles pour le TDoR (journée du souvenirs trans, le 20 novembre dernier et chaque année en Novembre)

Nous sommes invisibles tout le temps, sauf…

Quand ça arrange les parents pour nous invalider
« Regarde ce trans qui s’est suicidé parce qu’il était pas une femme en fait »
Ou encore
« Regarde, elle est morte car elle était trans »

Quand c’est pour se moquer de nous
« J’ai vu cette vidéo buzz où un mec se réveille à côté d’une transsexuelle, il a trop flippé ! »

Quand c’est pour nous agresser, nous insulter, et pire encore
« Punaise, mais t’as vu l’travelo qui vient de passer ? Viens, on lui fait pas la peau ! »
« Hey, toi, t’es un homme ou une femme ? »
« T’es opérée ? Tu t’es faite couper la bite ? Pfrrrr »

Quand c’est pour nous fétichiser
« Tiens, je me ferais bien prendre par une transsexuelle ! »

Et les mecs trans ? Pas d’exemple avec les mecs trans ?
Non.
Premièrement, aux yeux des gens et de la société, nous sommes invisibles. Même s’il paraît que nous sommes de plus en plus connus.
Deuxièmement, nous ne sommes pas cette catégorie qui s’en prend le plus plein la gueule.
Chanceux ? Je sais pas. Et je ne sais pas pour combien de temps encore.

Aujourd’hui, c’est le TDoV et je parle de violence, de transphobie, d’invisibilité.
Parce qu’on en parle jamais.

Enfin, si en novembre de chaque année, où il y a un compte rendu de combien de personnes trans sont mortes assassinées depuis le début de l’année.
Pourtant, nous existons tous les jours.
La violence aussi.

Je parle aussi de cette violence qu’a vécu Damia.

Peu après le TDoV, l’an dernier.
Pour ce jour, elle avait posté une photo d’elle en sous-vêtement sexy sur Facebook.
C’est son corps, c’est son droit, c’est son espace. Personne ne doit la contredire ou lui faire des remarques.

Plus tard, environ 2-3 mois après, il y a eu un débat sur un site qui a publié un article transphobe. Damia est allée commenter, et un mec est venu commenter ceci :

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Damia a publié la screencapture sur son Facebook, en dénonçant sa transphobie.
Puis, une « amie », une fille de l’association où nous étions (donc dans la sphère lGb(t)) lui a posté ça :

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La violence de ses paroles est terrible.
Elle parle sans savoir ce que c’est qu’être trans.
Elle sous-entend que Damia n’est pas une vraie fille, parce que trans.
Mise à part son paternalisme, si Damia ne cherche pas de boulot, c’est par fainéantise.
Non.
Chercher du travail avec des papiers non-conformes à son identité, c’est se mettre en danger.
Certaines personnes le font, d’autres non.
Ce n’est pas une questions de courage ou volonté.
C’est individuel.
Ce que je dénonce ?
Tout.

L’invisibilité des personnes trans dans la société, au sein même des asso LGBT.
L’invisibilité physique et abstraite des personnes trans.
Quand on sait qu’elles sont là, on les ignore, on les efface, car elles sont « trop compliquées » et on ne cherche pas non plus à savoir comment faire.

Aujourd’hui c’est le TDoV, pour les personnes trans hormonées, opérées ou non.
Pour les majeur.e.s.

On oublie trop souvent nos plus jeunes frangin.e.s de 4, 8, 10, 14, ou 16 ans qui sont obligé.e.s, pour celleux qui savent déjà, de ne rien dire, se cacher, s’enfouir dans un placard très étroit, pour se protéger.
On oublie nos ami.e.s qui ont choisi (ou non) de ne faire aucune opération et/ou de ne prendre aucun THS.
Qui sont invisibles car pas out, ou sans cesse invalidé.e.s (« pas de THS, pas trans »)
On oublie les personnes non-binaires qui se battent pour rester en-dehors des cases binaires.
On oublie ces personnes, enfants, adolescents, adultes, âgées, qui ne savent qui elles sont réellement faute de visibilité trans, faute de repères.
On oublie les personnes trans racisées, celles qui en bavent le plus.
Les personnes trans et handicapées.
Les personnes trans SDF.

Aujourd’hui c’est le TDoV
Aujourd’hui, soyez visibles si vous le pouvez, si vous le voulez.
Aujourd’hui, c’est le moment d’aider une personne à se découvrir, d’aider un personne à sortir de l’isolement.
Aujourd’hui, soyons fier.ère.s de qui nous sommes. D’être arrivé.e.s à combattre mal-être, médecins, transphobie et d’être là pour le clamer.

Soyons nous, et faites fermer leur gueule aux cis qui ont toutes l’année pour être visibles partout, tout le temps et râler contre nos existences.
Luttons contre la SoFECT qui se sert de nous pour se faire du fric et se permet de choisir si on est capable ou non, si on est assez trans ou non pour accéder à ce dont on a besoin.
Soyons solidaires, serrons-nous VRAIMENT les coudes pour nous aider, conseiller quand on le peut.
Oublions nos débats futiles qui nous divisent.
Il est temps de se réveiller et d’arrêter de se faire bouffer et marcher dessus.

Aujourd’hui c’est le TDoV, je suis là, bien vivant, j’existe et je ne suis pas seul.

 

 

 

Perso | THS - 1er à 6ème Mois | THS - 6ème Mois | THS - 7ème Mois | 13.08.2015 - 14 h 01 | 4 COMMENTAIRES
Une Demie Année De THS Terminée.

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Aujourd’hui, le 13 Août 2015, c’est sept mois tout rond après l’obtention de mon attestation.
Aujourd’hui 13 Août, c’est aussi 6 mois et une semaine de THS bouclé.

Le bilan ?

Je commence à y voir plus clair, et surtout je vois enfin ce que j’ai de mon ancienne expression de genre disparaître.
Pour les changements qui ont continué après le dernier bilan, voici les nouveautés.
Le visage a bien changé, il est plus carré, les pommettes ont disparu, et mon visage est perçu plus facilement comme masculin.
J’ai eu pas mal d’acné, surtout situé au niveau de la barbe, les épaules et le haut du dos (mon tatouage les a vu passer…)
Maintenant, ça s’est atténué, et j’ai beaucoup plus de poils de barbe, encore fins, mais je suis passé à un rasage quasi quotidien, donc on verra. (Ça pousse surtout à droite – oui, comme le FN)
(Et ça pique)
Et sur le reste du corps, je suis envahi de poils. Sur le ventre, bien visibles, le torse (ça commence), et j’en ai sur les pieds ! (Me reste plus qu’à chercher l’Anneau Unique)
La chute capillaire a diminué.
La peau est toujours très grasse, mais je vais voir si cela est dû à une mauvaise alimentation ou le THS.
Le dicklit n’a pas grandit depuis.
Je transpire énormément, je suis obligé de prendre deux douches par jour, et je ne parle pas de la période caniculaire, et je sens très vite la transpiration, et très fort.
La poitrine n’a pas changé.
Au niveau de la voix, je peux descendre encore plus bas qu’avant, et est plus rauque.
La dysphorie s’atténue, il y a juste la poitrine, mais une mammectomie est prévue, reste à savoir quand, car j’ai des difficultés à remplir mon pot commun. (J’ai un rendez-vous préopératoire le 23 septembre à Montauban)

En revanche, la dysmorphophobie est bien présente, surtout depuis ma grande prise de poids.

J’étais à 60kg au tout début de mon THS, à présent je suis à +20kg (80kg, donc) et c’est très difficile à accepter, je vais donc faire le nécessaire pour perdre du poids.
J’ai commencé tout juste, reste plus qu’à continuer.
Je sais qu’à Bergerac ça sera plus simple (appartement plus spacieux, plus d’espace pour me défouler, faire du vélo, bien-être dû au retour au sud, ma sœur qui va m’aider, etc.)

Damia et moi allons donc vivre dans ce qui nous fait le plus de bien, le Sud
Je me sens revivre depuis la décision de partir.

Avec la famille :

Mamou continue de m’appeler, parfois, elle est un peu casse-bonbon, elle exige de moi que

  • Je ne sois pas gros, c’est moche (pour une dernière rencontre, on repassera…)
  • Je sois bien habillé, le confort on s’en fout, il faut « bien marquer »
  • Je sois sociable (j’ai juste une phobie sociale)
  • Je sois heureux (ça, c’est en cours)
  • Je travaille (or, je sais que je peux pas, j’essaie de faire reconnaître une incapacité à travailler)

 

Et dans la situation où je suis, c’est un peu compliqué de lui faire comprendre, alors j’essaie de trouver des excuses pour ne pas qu’on se voit une dernière fois, car avec l’apparence que j’ai, je lui donnerait raison sur le fait que je ne sais pas me prendre en main, et que le problème, c’est peut-être pas la transidentité (bah non, c’est pas un problème, c’est moi. Mon identité.)

Aussi, elle me dit d’envoyer des message à génitrice. Je lui en ai envoyé deux, auxquels elle n’a pas encore répondu, donc elle ne devait pas être si pressé que ça d’avoir de mes nouvelles…

Perso | 19.07.2015 - 17 h 14 | 1 COMMENTAIRES
Un Test Transphobe Pour Savoir Si T’es Transphobe

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Il y a pas dix minutes, je viens d’ouvrir la page de Yagg, en parcourant les rubriques, nouveautés et oh ! je vois un article qui contient un test pour savoir si on est transphobe !

Alors je me lance, afin de voir un peu ce que le test dit !

Voici le lien : TEST

 

Et je vais donc commenter les questions ici

 

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La première question « Pour vous, qu’est ce qu’une femme trans ? »

La question, ça va, pas trop mal formulée, simple.

Les réponse en revanche, j’en ai trouvé aucune qui correspond à la définition de « femme trans » !
Pourquoi ?

Mise à part les deux premières qui sont totalement fausses, les deux dernières ne sont pas mieux
les deux dernières ne sont pas terribles non plus

Une personne trans n’est pas forcément opérée, une personne trans ne se définit pas toujours comme trans
Je pense à des ami.e.s et moi-même qui nous identifions homme/femme (pour ne parler que des binaires) avant « trans », et certaines personnes refusent l’étiquette « trans », aussi.

 

Question 2 :

Étonnamment, j’arrive à trouver une réponse qui correspond bien.

 

Question 3 :

Pareil que pour la précédente, on peut trouver une réponse adéquate

 

 

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Question 4 :

Elle m’a passablement énervé. La réponse est dirigée, on voit directement laquelle « il faut répondre » en dépit de ce que penser la personne qui répond à ce test. Même ignorant, vous saurez forcément quoi répondre.

 

Question 5, 6, 7 et 8 :

Elles sont correctes, la 5 reste facilement identifiable, mais les 6, 7 et 8 laissent place à la réflexion, enfin !

 

Question 9 :

« Les trans » —-> Nope. On est pas des trans. Nous sommes des êtres humains et n’aimons pas être réduits à l’état de « trans ».
Les réponses sont beaucoup dirigées.

 

Question 10 :

Je note l’effort de vouloir montrer la non-binarité. En revanche, les réponses, ce n’est pas du tout ça.
Une personne non-binaire n’est pas « une personne ni homme ni femme » mais une personne qui peut s’identifier comme n’appartenant à aucun genre (agenre), à plusieurs genres, comme étant non-binaire et rien d’autres, fluides, etc. Il y a autant de non-binarité que de personne non-binaire, et les réduire à « ni homme ni femme » est assez transphobe, enbyphobe (enby = N-B = non-binaire)

 

11 12 13

Question 11 :

La question est un peu chaotiquement formulée, mais on comprend où ça veut en venir.

Les réponses sont pour ma part toutes fausses. Celle qui semble être la bonne réponse est dirigées, une fois de plus, et ça laisse un sentiment de « peut-être »

 

Question 12 :

Rien à dire sur cette question et les réponses.

 

Question 13 :

Je ne vois pas en quoi le fait de connaître une personne trans dans notre entourage à un quelconque rapport avec la transphobie.
Qui vous dit que vous avez un ou plusieurs ami.e.s trans sans que vous le sachiez ?Ce n’est pas écrit sur le front, et iels vont pas le crier sur tous les toits !

 

14 15 16

Question 14 :

Très maladroitement posée, la question, mais ça dénonce au moins ce qu’on aimerait voir disparaître, comme questions à notre égard.
Demander le prénom et pronom, c’est la meilleure réponse parmi ce qui nous est proposé. Mais sinon « Bonjour, comment ça va ? » me semble très très correct pour une première approche.

 

Question 15 :

Rien à dire en particulier. C’est cool d’inclure les pronoms neutres. La question est quand même dirigée, mais ça passe, pour le coup.

 

Question 16 :

Pour moi, la question est très intéressante
Mais AUCUNE réponse n’est correcte. Même si la personne est okay pour qu’on en parle, qui dit qu’elle n’a pas eu de pression ou qu’elle n’a pas osé dire non ?
Tout ramener aux organes génitaux, la transformation est encore du freak-show, et honnêtement, il y a des sujets bien plus intéressantes sur la transidentité que l’opération de réassignation sexuelle ou les transformations physiques, l’ancien prénom, une ancienne photo, etc.

 

17 18 19

Question 17 et 18 :

On est d’accord.

 

Question 19 :

C’est beaucoup plus compliqué que ça. Entre ce qu’on dit et ce qu’on fait, la différence est énorme. De plus le cheminement pour arriver à une éventuelle acceptation est parfois long. Très long…

 

20 21 22

Question 20 :

Euh, vachement, vachement dirigé là. « Comprenez vous que l’on puisse détester les personnes trans? »
Évidemment on va répondre oui et passer pour un gros transphobe.

 

Question 21 :

Je n’ai pas entendu parler de ceci, mais ça me semble évident, car une femme trans c’est une femme. Pourquoi essayer de la distinguer d’une femme cis ? Et la partie de la question « devait deviner qui est une femme et qui est une femme trans ? » autrement dit une femme trans et une femme « normale » ?

Vous ne trouvez pas cette question transphobe ?

 

Question 22 (DERNIÈRE ENFIN) :

Bon, on finit plutôt bien le test. C’est rare que les gens arrivent à faire la différence.
Dommage que la question soit dirigée.

 

 

CONCLUSION

Ce test, bien que la bonne volonté était là, me semble d’une inutilité affligeante.
Pour savoir si quelqu’un est transphobe, il suffit juste de l’entendre parler sur le sujet.
De plus, il existe de la transphobie intériorisée, c’est-à-dire chez les personnes trans elles-même !
Aussi, c’est bien d’avoir visibiliser les non-binaires, mais qu’en est-il des mecs trans ?
Je n’en ai même pas entendu parler !

Ce test est bourré de fautes, n’importe quelle personne transphobe peut aussi tromper le test en répondant par des questions qui lui semble logique et non de son avis.

Je ne vois as pourquoi ce test figure dans la page d’accueil de Yagg puisque celui-ci est pour moi un test transphobe plus qu’un test qui dénonce.

 

 

 

Coming-Out | Perso | THS - 1er Mois | 23.02.2015 - 19 h 47 | 3 COMMENTAIRES
Interview

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Damia et moi avons été interviewés par la radio Sainte Afrique et nous vous partageons le téléchargement du fichier sur demande :)

Bisous :)

 

Ça parle de transphobie surtout

Perso | THS - 1er Mois | 13.02.2015 - 20 h 08 | 2 COMMENTAIRES
Mieux Dans Sa Tête, Meilleur Avec Les Autres.

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Depuis une semaine, je prends note des effets de la testostérone sur mon organisme, mon état psychologique.

Et depuis une semaine également, j’essaie de reprendre contact avec des anciens ami.e.s.

Non sans difficultés.

J’en avais trois à contacter.

L’un est totalement pour qu’on se revoit (je ne sais pas s’il est au courant pour ma transition).

La seconde mélo-dramatise cette reprise de contact, et s’est montrée très transphobe dès que je lui ai expliqué ma situation.

Elle pense que je suis venu reprendre contact avec elle dans un but malsain. De la détruire.
Bref, je laisse tomber.

Finalement, après son dernier mail, je me rends compte qu’elle préfère souffrir de la solitude et de ses lamentations plutôt que de retrouver la personne qui était là pour elle.

Il ne me reste plus qu’à recontacter une personne.
Le message a été envoyé. J’espère qu’elle le lira rapidement et que ça se passera bien.

Pour ce qui est de mes études, je recommencerai mes concours IRTESS (pour être soit éducateur spécialisé, soit assistant social, soit éducateur de jeunes enfants) et les concours aide-soignant (pour être… aide soignant)

Donc à la fac, je fais uniquement acte de présence au TD, et examen, mais c’est tout. Ce n’est pas fait pour moi. C’est très intéressant, mais c’est pas ma façon de me projeter.

Ce week-end, je rentre chez mes parents. Mon père ça va, ma mère beaucoup moins, et ma grand-mère… Pas de nouvelles…
J’ai constaté que mon emplacement dans la salle de bain a été remplacé par diverses affaires, que ma chambre est vide (cf image à la une), que mes affaires restantes sont dans la pièce « fourre-tout ».

Je n’ai plus ma place chez eux.

C’est dur.

Maintenant, les quelques effets constaté depuis le 5 février !

Psychologiquement, j’ai été énervé seulement le mercredi matin, soit six jours après la prise de mes hormones.
Le plus drôle, c’est que je suis aussi extrêmement fatigué, alors ce jour là, je me suis endormi assis sur la table en m’énervant contre Damia. La pauvre. Maintenant on en rit, mais la pauvre…

Physiologiquement : Je suis extrêmement fatigué. Vraiment. J’ai jamais autant lutté pour me lever le matin… Sans anxiolytiques je m’endors, maintenant, hein…

J’ai de grosses fringales aussi. É-NOR-ME

Physiquement : Aucun changement visible.
Apparemment, le dicklit commencerait à pousser là.

Ma voix, je vais dans le grave plus facilement, mais c’est tout.

Et quand je marche ne serait-ce qu’un peu trop rapidement, j’ai les chevilles ou les mollets qui brûlent. Comme si je finissais un marathon de 10h, alors que je sors à peine de chez moi. (au point que je tombe car mes jambes n’arrivaient plus à se lever et avancer…)

Sinon, je remarque aussi (si en ce moment tu es en train de manger, pose ton repas calmement et tout se passera bien).

(C’est bon?)

Je remarque donc une odeur vaginale différente. Plus forte et plus désagréable.

J’ai des pertes lubrifiantes plus fortes qu’habituellement. (c’est l’tsunami dans mon slip)

Je n’ai pas encore eu mes règles comme c’était prévu, vu que la dernière pilule que j’ai pris était le 4 février. La testostérone fait son petit effet (mais pour combien de temps?).

Sinon, tout le reste, -odeur corporel, transpiration, prise/perte de poids, poils, etc. – rien.

Mais je suis tout jeune là aussi, faut attendre.

Voici pour ma première semaine de THS, je ferais une vidéo pour la seconde piqûre, afin que les petits nouveaux qui doivent la faire eux-même voient bien comment ça se passe.

Faudra attendre le 7 Mars pour la prochaine, vous tiendrez ?

Sinon, vous pouvez toujours allez ici c’est expliqué en images, en attendant :)

Coming-Out | Perso | 05.02.2015 - 00 h 17 | 1 COMMENTAIRES
Paris, Le Deal.

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Aujourd’hui, j’ai déboursé 80€ pour aller à Paris. Et Damia aussi.

Comment pouvons-nous nous permettre de dépenser autant en période de parcours sans ALD et avec des ressources compliquées ?

C’est pas si compliqué.

Mon père n’a qu’un souhait. Que je retourne voir un psy. Qui connaît le sujet des trans.

Je dois donc me refaire valider. Et j’aime pas ça. Demain, je vais voir un endocrinologue et j’ai pas besoin d’une seconde attestation, de rater ENCORE des cours pour ça.

Et aussi : C’est épuisant de toujours avoir à toujours se justifier, se légitimiser, raconter des passages tel que la puberté à ENCORE une personne qui est là pour juger si t’es bien toi.

C’est fatigant. Donc demain, je vais chez cet endocrinologue, en espérant avoir une ordonnance.

Quand j’ai eu mon père au téléphone, je lui ai dit que ça coûterait 80€ à moi et à « une amie », que c’est épuisant et INUTILE.

Et je lui ai fait une comparaison :

Quand on a un accident de voiture.

Mon père est propriétaire d’une voiture.
Je suis la voiture. Nous avons un accident.
Nous-même constatons que le pare-choc avant de la voiture est bousillé. Ça se voit. C’est un constat. Il tiendra pas le choc.
Le garagiste serait l’endocrinologue et les concessionnaires auto seraient les psychiatres. Il nous faudrait juste aller chez le garagiste pour réparer et voilà.
Mais non. Il faut valider chez un premier concessionnaire auto que le pare choc est en mauvais état. Puis après,papa te dit que finalement, c’est un charlatan. Il l’a vu en une seule fois. Alors il va payer des trajets avec un pare-choc qui tient de moins en moins. C’est dangereux. Pour aller voir d’autres concessionnaires auto. Qui mettront peut-être six séances pour s’en rendre compte et te donner ce certificat pour aller chez le garagiste. Et là, oui, papa peut éventuellement croire que le pare-choc est cassé alors qu’il est de plus en plus bousillé.

C’est la même chose psychologiquement. La. Même. Chose.

Lundi j’irais donc à Paris faire ce fichu rendez-vous-perte-de-temps-considérable.

Le seul avantage ? J’y verrai un ami.

C’est tout. Heureusement qu’il sera là, sinon, ça m’aurait VRAIMENT foutu les boules d’y aller JUSTE pour une psychiatre, dont je ne sais même pas si elle délivrera la fameuse attestation.

Je serais le PLUS masculin possible. Mais malheureusement, le corps a ses limites et ce ne sera que « du travestissement masculin ».

Je ferais mon possible pour la convaincre. Pour qu’on me foute la paix avec ça.

Je vous tiens au courant demain pour l’endocrinologue.

Coming-Out | Perso | 30.01.2015 - 14 h 12 | 0 COMMENTAIRES
Les 7 Etapes Du Deuil Dans Un Contexte Trans.

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Depuis mes deux récents articles (ici et ici), je constate quelque chose d’assez flagrant.

Les étapes du deuil. De ma mère.

Je me suis renseigné, et je suis tombé sur ce site : ICI

  1. Le choc : Pourquoi, comment… Plein de questions.
  2. Le déni : Non, ce n’est pas possible.
  3. La colère et le marchandage : Pourquoi ? Tu n’as pas honte ? Tu as pensé à ça ? À nous ?
  4. La tristesse : Ce n’est pas juste, pourquoi elle m’a fait ça à moi, qu’est ce que je vais devenir ?
  5. La résignation : C’est la vie…
  6. L’acceptation : J’y pense, mais ça va.
  7. La reconstruction

 

Je constate donc que suite au Coming-Out avec mes parents (surtout ma mère) il y a eu certaines étapes qui se sont déroulées.

Mardi :

Elle me téléphone, elle est choquée.

 

Mercredi :

Elle me re-téléphone, elle est extrêmement en colère.

 

Jeudi :

Elle dit elle-même être dans le déni et qu’elle ne peut pas accepter
ET AUSSI elle est dans le marchandage car elle me dit « un look garçon-manqué ne te suffit pas ? »

Aujourd’hui nous sommes vendredi, si elle téléphone, je saurais un peu plus où elle en est mais hier, jeudi, je lui ai dit de me contacter uniquement samedi pour me dire quand ils arriveraient.

 Vendredi :

Aucune nouvelle, car comme je le lui ai demandé, elle n’a pas téléphoné et attendu samedi.

 

Samedi :

 

Je vous laisse le soin de lire cet article : Revenir De Loin.

Elle est dans la tristesse. Plus de colère. Plus de chantage/marchandage.
Mais énorme tristesse.

 

 

En ce moment, nous sommes en fin août, et il y a du changement, de la résignation, très peu d’acceptation
Le masculin est difficile, mais pour le prénom, nous avons fait un deal : Alex.

Ça se passe bien

 

Je continuerais donc de mettre cet article à jour au fur et à mesure.

Je ne m’attends pas à de l’acceptation/soutien.

Mais j’ai espoir.

 

Coming-Out | Perso | 27.01.2015 - 21 h 01 | 3 COMMENTAIRES
Le Coming-Out Est Fait.

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Aujourd’hui, la lettre, disponible ici est arrivée chez moi.
Cinq anxiolytiques plus tard, je suis à l’appartement, fixé devant le téléphone. Avec Damia.

18h16, le téléphone sonne. Voici la conversation téléphonique de 37 minutes, disponible ici : (cela ouvrira un lecteur audio, donc clic droit, « enregistrer sous » et ouvrir avec votre lecteur favori)

(TW Elle parle de « normalité » par rapport à la société, cissexisme, transphobie, suicide, dépression, rejet)

 

—-> ICI <—-

 

Puis une demie heure après, elle rappelle.

C’est plus violent, cette fois. Elle entre dans la phase de marchandage.
« Et la sécu ? Tu n’as pas de sécu ! »
 » Et la mutuelle ? »

« Il faut que tu ailles voir un autre psychiatre car en une seule fois, c’est vraiment un charlatan ».

 

Et je vous en passe.

Mais je les attends encore.

Coming-Out | Perso | Pré-THS | 19.01.2015 - 00 h 41 | 0 COMMENTAIRES
Ma Lettre De Coming-Out Pour Mes Parents.

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Comme je l’ai expliqué dans l’article précédent, je souhaite faire un courrier que j’enverrais à mes parents.

Je la publierais plus tard, après qu’elle soit lue et après avoir eu une réponse de mes parents. (quelque chose qui me confirme qu’ils l’ont bien reçue, comme une agression téléphonique de la part de ma mère, ou je ne sais pas quoi d’autre…)

Donc dans cet article, je vous explique les grandes lignes du contenu de cette lettre en attendant la publication de celle-ci.

Je crois que mon passé dans une filière littéraire m’a grandement aidé.
En effet, j’ai fait cette lettre sous forme de dissertation.

Avec :

  • Une introduction parlant de mon comportement ces derniers mois, de mes souvenirs d’enfance, une première partie parlant moi de façon générale, une seconde partie parlant de Clara, une troisième partie parlant de Leelah et une conclusion.
  • La première partie, je fais part de mon ressenti, par rapport à mon corps, mon esprit, tout ça.
    C’est difficile, c’est une mise à nu. Mais j’assume. Il faut qu’ils comprennent.
  • La seconde partie, je parle de Clara, de son histoire. De ses parents qui l’ont acceptée mais qui n’ont pas eu le temps d’en profiter.
  • La troisième partie, je parle de Leelah, où j’explique les conséquences d’un transphobie familiale/parentale. La destruction qu’elle peut provoquer chez l’enfant, qu’il/elle soit enfant, adolescent ou adulte. Jusque là, j’ai tourné les phrases sans genres. De façon à ce qu’aucun adjectif ne puisse s’accorder.
  • En conclusion, je les rassure, et parle de moi au masculin, de ma sociabilité en tant que Tom ou Tom-Alex.

 

 

Je poste cet article au cas-où un.e jeune trans/homo/bi/NB, etc. ne saurait comment expliquer à ses parents ou proches.
Mes explications peuvent servir d’exemple, de chemin à suivre, ou je ne sais quoi.

Cette lettre, je l’enverrais le samedi 7 février 2015 après mon rendez-vous du 5 février chez l’endocrinologue, si et seulement si j’ai une ordonnance et mon THS.
Sinon, ça attendra ces conditions.

Le but de la manœuvre est d’envoyer cette lettre dans mon propre village un samedi soir (après la levée), ainsi, mes parents la recevront le lundi soir quand je serais reparti sur Dijon depuis la veille.
Le but étant qu’ils la reçoivent en mon absence.

Et la suite, on verra bien…